Meg Foster
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Meg Foster est née le 10 mai 1948 à Reading, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Actrice de cinéma, de télévision et de théâtre, elle est surtout connue pour son regard d’un bleu quasi irréel, qui a longtemps fait d’elle une figure à la fois troublante et fascinante à l’écran. Si son nom n’est pas aussi célèbre que ceux des grandes stars hollywoodiennes, Meg Foster a marqué l’histoire du cinéma de genre, notamment dans les années 70 et 80, en incarnant des femmes à la fois puissantes, ambivalentes et parfois inquiétantes. Une présence singulière, à la frontière entre la muse et la menace, qui a séduit de nombreux réalisateurs en quête de visages inoubliables.
Des débuts classiques entre théâtre et télévision
Avant d’imposer sa présence hypnotique au cinéma, Meg Foster étudie l’art dramatique à la Neighborhood Playhouse School of the Theatre à New York. Elle commence sa carrière sur les planches, puis se fait remarquer à la télévision à la fin des années 1960, dans un grand nombre de séries populaires de l’époque. On la voit notamment dans Hawaii Five-O, Bonanza, Gunsmoke, Barnaby Jones, The Six Million Dollar Man, autant de programmes qui constituent alors le cœur du petit écran américain.
Dans ces séries, Meg Foster n’incarne jamais vraiment la jeune femme douce et soumise attendue. Sa beauté froide, son intensité naturelle et son regard presque surnaturel l’orientent vers des rôles souvent plus mystérieux, voire inquiétants. Elle impose ainsi une forme de féminité plus dure, plus énigmatique, qui contraste avec les standards de l’époque.
Le cinéma de genre comme terrain d’expression privilégié
C’est dans le cinéma de genre, et plus particulièrement dans la science-fiction et l’horreur, que Meg Foster trouve certains de ses rôles les plus marquants. Elle devient une figure culte pour les amateurs de films fantastiques, notamment grâce à sa participation à They Live (Invasion Los Angeles, 1988), le classique de John Carpenter, dans lequel elle incarne Holly Thompson, un personnage ambigu jusqu’à la dernière scène. Le film, qui mêle critique sociale, science-fiction dystopique et action, devient un classique instantané du genre, et son rôle y reste l’un de ses plus emblématiques.
Auparavant, on l’a vue dans The Osterman Weekend de Sam Peckinpah, ou encore Masters of the Universe (1987), adaptation live du dessin animé culte, où elle joue Evil-Lyn, une sorcière aussi charismatique qu’implacable. Ici encore, Meg Foster incarne une forme de puissance féminine peu représentée à l’époque : dominante, intelligente, sans besoin de séduction facile.
Ce type de rôles devient une constante dans sa carrière : elle est souvent associée à des personnages mystérieux, autoritaires, parfois maléfiques, mais jamais caricaturaux. Elle leur donne une forme de profondeur et de complexité qui dépasse le simple archétype.
Une carrière marquée par la télévision et le cinéma indépendant
Tout au long des années 90 et 2000, Meg Foster poursuit une carrière régulière, principalement à la télévision et dans le cinéma indépendant. Elle continue d’apparaître dans des séries (parfois cultes elles aussi) comme Xena: Warrior Princess, ER, Pretty Little Liars, ou encore The Originals. Ses rôles, plus modestes qu’à ses débuts, lui permettent toutefois de rester active et de maintenir le lien avec un public fidèle.
Elle participe également à plusieurs projets du réalisateur Rob Zombie, notamment dans Lords of Salem (2012) et 31 (2016). Fidèle à sa fascination pour les visages singuliers et les icônes marginales, Rob Zombie lui offre des rôles sombres et glaçants, dans des univers proches du cauchemar, où Meg Foster excelle. Elle y incarne des femmes âgées mais toujours menaçantes, habitées par une force quasi mystique, prolongeant ainsi l’aura étrange qu’elle a construite tout au long de sa carrière.
Une actrice culte et une icône visuelle
Même si elle n’a jamais été une star dans le sens traditionnel du terme, Meg Foster possède un statut culte auprès des fans de science-fiction, de fantasy et de films d’horreur. Son regard glaçant, souvent décrit comme presque inhumain, a contribué à façonner des personnages mémorables et à instaurer une forme de malaise magnétique à chacune de ses apparitions.
Elle représente une certaine idée du féminin surnaturel au cinéma : ni séductrice classique, ni héroïne lisse, mais plutôt une figure de pouvoir, ambivalente, troublante. Elle n’a pas eu besoin de multiplier les premiers rôles pour marquer durablement l’imaginaire collectif. Un simple plan sur son regard suffit souvent à installer l’atmosphère d’un film.