McG
- Réalisation
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
McG, de son vrai nom Joseph McGinty Nichol, est né le 9 août 1968 à Kalamazoo, dans l’État du Michigan (États-Unis). Réalisateur, producteur et ancien vidéaste musical, il est surtout connu pour avoir imposé un style visuel ultra dynamique dans les années 2000, souvent associé à une certaine idée du divertissement pop, clinquant et assumé. Le pseudonyme "McG" vient d’un surnom d’enfance, utilisé pour éviter la confusion avec son oncle, qui portait le même nom.
Les clips musicaux, première étape d’un style survolté
Avant de débarquer à Hollywood, McG se fait un nom dans les années 90 en tant que réalisateur de vidéoclips. Il collabore avec des artistes comme Smash Mouth, Sugar Ray ou encore The Offspring, et impose rapidement une esthétique ultra rythmée, saturée de couleurs et de mouvements de caméra acrobatiques.
Ces clips, souvent iconiques dans leur genre, vont définir ce qui deviendra la marque de fabrique de McG : montage effréné, musique omniprésente, et un goût pour la mise en scène outrancière. Des qualités qui séduisent les studios de cinéma en quête d’un nouveau souffle pour séduire le jeune public du début des années 2000.
Charlie et ses drôles d’anges : la percée de McG au cinéma
Le grand public découvre McG au cinéma en 2000 avec la sortie de Charlie’s Angels (Charlie et ses drôles de dames), adaptation haute en couleur de la série culte des années 70. Porté par Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu, le film est un concentré de fun, de gadgets, de kung-fu décomplexé et de pop culture clin d’œil.
Le succès est immédiat. McG impose son style visuel flashy, avec une approche très "MTV" du cinéma d’action. Le film a droit à une suite en 2003, Charlie’s Angels: Full Throttle, encore plus stylisée (et parfois franchement absurde), mais toujours fidèle à son ton délibérément cartoonesque.
À cette époque, McG devient l’incarnation d’un certain cinéma "cool" et spectaculaire, qui plaît ou agace, mais qui ne laisse pas indifférent. Sa mise en scène, souvent critiquée pour son excès, est aussi saluée pour son énergie visuelle et sa maîtrise du rythme.
Terminator Renaissance : un pari risqué pour McG
En 2009, McG change de registre avec Terminator Salvation (Terminator Renaissance), quatrième opus de la célèbre franchise initiée par James Cameron. Il y dirige Christian Bale et Sam Worthington, dans un univers post-apocalyptique plus sombre et sérieux que ses films précédents.
Ce tournant plus dramatique divise. Si certains saluent l’ambition visuelle et la tentative de redonner du souffle à la saga, d’autres reprochent au film un manque d’âme et une direction confuse. McG ne réussit pas à convaincre complètement, même si l’on reconnaît son effort pour sortir de sa zone de confort.
L’expérience laisse un goût mitigé, mais prouve que le réalisateur n’est pas seulement attaché à la légèreté pop.
Un producteur prolifique à la télévision
Moins connu du grand public pour cet aspect, McG est aussi un producteur très actif à la télévision. Il est derrière plusieurs séries à succès comme The O.C., Chuck, Supernatural, ou encore Lethal Weapon. Dans ces productions, on retrouve souvent son goût pour l’action rythmée, les personnages hauts en couleur et les intrigues efficaces, parfois un brin mélodramatiques.
Il fonde sa propre société de production, Wonderland Sound and Vision, qui devient un acteur majeur dans le développement de séries destinées à un large public.
McG sur Netflix : une seconde vie digitale
Ces dernières années, McG se réinvente sur les plateformes de streaming, en particulier sur Netflix. Il signe notamment la comédie horrifique The Babysitter en 2017, suivie de sa suite The Babysitter: Killer Queen. Ces films, volontairement délirants et stylisés, confirment son goût pour les récits pop et le second degré assumé.
McG y retrouve une certaine liberté créative, loin des contraintes des studios traditionnels, et s’adresse directement à un public jeune, adepte de références méta et de codes visuels exubérants. Le format Netflix semble taillé pour lui : des films courts, efficaces, visuellement percutants, et pensés pour le binge-watching.
Un style reconnaissable, mais parfois polarisant
Ce qui fait la force (et parfois la faiblesse) de McG, c’est cette énergie constante, ce refus de la demi-mesure, cette caméra en mouvement permanent. Pour certains, il incarne un cinéma commercial sans fond. Pour d'autres, il est l’un des rares à oser un divertissement 100 % assumé, sans prétention mais avec une véritable identité visuelle.
Ses films ne visent pas les Oscars, mais ils savent capter l’attention et assumer leur nature de pur spectacle. McG ne fait pas dans la subtilité, il fait dans le pop, et il le fait avec une certaine cohérence depuis plus de deux décennies.
McG : un artisan du divertissement calibré et sans complexe
Qu’on l’adore ou qu’on le raille, McG est un acteur durable du paysage hollywoodien. Il n’a peut-être jamais été considéré comme un auteur au sens noble du terme, mais il maîtrise les codes du divertissement populaire, qu’il décline du grand écran aux séries TV avec une constance remarquable.
Et même si son style peut parfois donner le tournis, il n’a jamais renié son goût pour l’excès, la musique forte, les ralentis inutiles mais jouissifs, et les personnages plus grands que nature. Avec McG, le spectacle est garanti, pour peu qu’on accepte de laisser le réalisme à la porte.
Filmographie
9 sur 9 films