Max Landis
- Casting
- Écriture
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Max Landis est né le 3 août 1985 à Beverly Hills, en Californie, aux États-Unis. Fils du réalisateur John Landis, connu pour des classiques comme The Blues Brothers ou Un prince à New York, et de la costumière Deborah Nadoolman Landis, Max Landis a grandi dans l’industrie du cinéma.
Enfant de Hollywood au sens littéral, il n’en reste pas moins une figure singulière, à la fois créatif prolifique, scénariste inclassable, et personnalité controversée, voire clivante, à mesure que les années passent.
Son style, marqué par une écriture très rythmée, des dialogues rapides et un ton oscillant entre cynisme et pop culture, a souvent divisé. Certains le considèrent comme un scénariste surdoué, d’autres comme un provocateur brouillon. Quoi qu’il en soit, Max Landis n’a jamais laissé indifférent.
Une ascension rapide avec Chronicle
C’est en 2012 que Max Landis se fait véritablement remarquer avec Chronicle, un film de super-héros à très petit budget réalisé par Josh Trank. Le scénario revisite le mythe du pouvoir avec un réalisme sombre : trois adolescents développent des capacités télékinétiques, et l’un d’eux bascule peu à peu dans la violence. Le ton est psychologique, ambigu, et très contemporain.
Le film rencontre un succès critique et commercial inattendu, et propulse Max Landis parmi les nouveaux talents du scénario hollywoodien. L’idée forte, la structure maîtrisée, et la capacité à injecter des thématiques sombres dans un format de divertissement attirent l’attention des studios.
Mais très vite, le nom de Max Landis devient aussi synonyme de personnalité excessive : omniprésent sur les réseaux sociaux, souvent virulent dans ses prises de parole, il commence à polariser l’opinion bien au-delà de ses scripts.
Une série de projets à l’ambition variable
Après Chronicle, Max Landis enchaîne les projets… avec des fortunes diverses. Il signe les scénarios de American Ultra (2015), avec Jesse Eisenberg et Kristen Stewart, sorte de mélange entre comédie romantique et film d’action sous influence cannabis, puis Victor Frankenstein, relecture modernisée du mythe, avec James McAvoy et Daniel Radcliffe. Malgré des castings solides, ces films peinent à convaincre le public ou la critique.
Il travaille également sur Bright (2017), production Netflix réalisée par David Ayer, avec Will Smith, qui mêle univers urbain et créatures fantastiques. Le concept est ambitieux : une société contemporaine où orcs, elfes et humains cohabitent tant bien que mal, dans une allégorie assez directe des tensions raciales. Le film est violemment critiqué, notamment pour son exécution brouillonne et ses maladresses narratives. Là encore, la patte Max Landis se reconnaît : un concept fort, une envie de détourner les codes du blockbuster, mais un résultat inégal.
Un style identifiable : verbeux, hyperactif, référencé
Ce qui revient souvent dans les critiques des œuvres de Max Landis, c’est la densité verbale, le rythme très rapide des dialogues, la tendance à faire parler les personnages comme des avatars du scénariste lui-même. Il injecte souvent sa propre vision du monde dans ses scripts : un mélange d’ironie, de désillusion, de culture geek assumée et de provocations à peine voilées.
Certains y voient une voix singulière, marquée par une énergie créative réelle. D’autres pointent une absence de maturité dans l’écriture, et une volonté de choquer plus que de construire. Dans tous les cas, Max Landis semble avoir du mal à s’effacer derrière ses histoires, il en devient presque toujours le centre, même lorsqu’il reste hors champ.
Activités parallèles : YouTube, essais, critiques du système
Parallèlement à ses scénarios, Max Landis est aussi connu pour sa présence médiatique très marquée, notamment sur YouTube, où il a publié plusieurs vidéos devenues virales, comme Wrestling Isn't Wrestling, un essai narratif passionné sur le catch, ou The Death and Return of Superman, relecture humoristique d’un arc célèbre de DC Comics.
Ces contenus témoignent d’une culture pop encyclopédique, d’un vrai sens du récit, et d’une capacité à captiver. Ils illustrent aussi ce qui a longtemps fait la force de Max Landis : sa capacité à parler directement à un public jeune, geek, critique, qui aime que l’on joue avec les codes.
Mais cette surmédiatisation a aussi son revers.
Une personnalité controversée et des accusations graves
En 2019, plusieurs femmes accusent Max Landis de comportements abusifs, allant de la manipulation émotionnelle à l’agression sexuelle. Ces témoignages, relayés dans la presse américaine, viennent s’ajouter à une réputation déjà bien entamée par des années de comportements jugés arrogants, instables ou toxiques.
Les conséquences sont immédiates : projets annulés, collaborations interrompues, disparition progressive du paysage hollywoodien. Max Landis ne répondra pas publiquement aux accusations de manière détaillée, mais il devient persona non grata dans l’industrie. Depuis, il a quasiment disparu du circuit grand public, même s’il continue de travailler de façon plus confidentielle, notamment sur des scripts non produits.
Max Landis : talent dérangeant ou imposture surexposée ?
Le parcours de Max Landis est emblématique d’un Hollywood post-2010, où la créativité brute peut côtoyer l’impulsivité médiatique, et où la réputation personnelle est indissociable de la carrière professionnelle. Il est à la fois le produit d’un système, fils de, et son symptôme dérangeant, figure d’une génération qui a grandi avec l’illusion de la toute-puissance créative.
Scénariste capable de concepts puissants, conteur au style identifiable, il reste une figure ambivalente, dont le nom évoque autant des idées brillantes que des polémiques destructrices. Aujourd’hui, sa carrière semble suspendue, en attente d’un éventuel retour ou d’un retrait définitif.
Filmographie
4 sur 4 films