Matthias Schoenaerts

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Filmographie 8 films

Biographie

Matthias Schoenaerts, né le 8 décembre 1977 à Anvers, en Belgique, est un acteur belge reconnu pour ses performances physiques, profondes et souvent marquées par une certaine animalité à fleur de peau.

Que ce soit dans des drames intimistes, des films de genre ou des fresques historiques, Matthias Schoenaerts s’impose par une présence magnétique, une capacité à se transformer pour ses rôles, et une finesse de jeu qui tranche avec son physique imposant. Bilingue dès l’enfance et élevé dans un milieu artistique, son père, Julien Schoenaerts, était un acteur respecté en Flandre, il a su très tôt qu’il voulait lui aussi monter sur scène ou passer devant la caméra. Il faut croire que le talent est resté dans la famille.

Des débuts prometteurs dans le cinéma flamand

La carrière de Matthias Schoenaerts commence dans son pays natal, où il apparaît pour la première fois à l’écran à l’adolescence, dans Daens (1992), film nommé aux Oscars. Mais c’est au début des années 2000 qu’il commence réellement à se faire un nom, grâce à des films flamands exigeants, souvent portés par une réalisation audacieuse et une exploration des zones grises de l’âme humaine.

Il collabore à plusieurs reprises avec le réalisateur Michaël R. Roskam, notamment pour Bullhead (Rundskop, 2011), le film qui change tout. Il y incarne un éleveur de bétail impliqué dans un trafic d’hormones, un rôle intense pour lequel il transforme radicalement son corps. Bullhead est sélectionné aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger, et propulse Matthias Schoenaerts sur la scène internationale. Un mélange de brutalité contenue et de sensibilité à fleur de peau qui deviendra sa signature.

Une carrière internationale aux choix toujours exigeants

Le succès de Bullhead ouvre rapidement les portes du cinéma français et anglophone. En 2012, il crève littéralement l’écran dans De rouille et d’os, aux côtés de Marion Cotillard, sous la direction de Jacques Audiard. Il y joue un marginal taciturne, père célibataire et dresseur de chiens, à la fois rude et profondément humain. Le film est un succès critique, et sa performance bouleverse. Il confirme alors ce que les cinéphiles belges savaient déjà : Matthias Schoenaerts est un acteur de chair, de silence et de tension intérieure.

On le retrouve ensuite dans une série de films d’époque et de drames contemporains : Far from the Madding Crowd avec Carey Mulligan, A Bigger Splash avec Tilda Swinton, Suite Française, The Danish Girl, ou encore Red Sparrow avec Jennifer Lawrence. Malgré cette incursion à Hollywood, il continue de privilégier les films d’auteur, où il peut explorer des personnages complexes, ambigus, souvent marqués par une forme de douleur ou de perte.

Une force tranquille, entre rage contenue et fragilité

Ce qui distingue Matthias Schoenaerts, c’est ce paradoxe permanent entre son physique de colosse et la vulnérabilité de ses personnages. Il excelle dans ces rôles où les mots sont rares, les regards lourds de sens, et les silences chargés d’émotion. Il peut jouer des hommes violents, cabossés, voire dangereux, sans jamais les réduire à des clichés. Il leur donne une âme, une faille, une tendresse inattendue.

Il avoue lui-même être attiré par les personnages brisés, ceux qui ne sont jamais totalement bons ni totalement mauvais. Une approche presque artisanale du jeu d’acteur, toujours au service de l’histoire, sans jamais voler la vedette ni surjouer.

Fidèle à l’Europe, loin du star-system

Malgré les appels de Hollywood, Matthias Schoenaerts reste fidèle à ses racines européennes. Il continue de tourner en Belgique, en France, aux Pays-Bas, et choisit ses projets avec une rare cohérence. Il semble peu intéressé par la célébrité ou les effets de mode, préférant l’authenticité à la visibilité.

Il est aussi actif dans les arts plastiques, passionné par la peinture et la photographie, qu’il pratique en parallèle du cinéma. Une manière peut-être de garder un lien plus intime avec la création, loin des projecteurs.

Et quand il accepte un film américain, c’est souvent pour jouer des rôles solides dans des récits à la tension palpable, comme dans The Mustang (2019), où il incarne un détenu en réhabilitation dans un programme de dressage de chevaux. Encore une fois, un homme en lutte avec lui-même, que Matthias Schoenaerts rend inoubliable sans en faire trop.

Filmographie

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