Matt Malloy
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 15 films |
Biographie
Matt Malloy, né le 12 janvier 1963 à Hamilton, dans l’État de New York, est un acteur américain reconnu pour son incroyable régularité dans des rôles de second plan mais toujours finement interprétés. Depuis la fin des années 1980, Matt Malloy s’est imposé comme une figure familière du cinéma indépendant, des séries cultes et des comédies politiques grinçantes. Une carrière bâtie dans l’ombre des premiers rôles, mais illuminée par une constance et une justesse rare.
De la scène à l’écran, un parcours taillé pour le jeu
Formé à la State University of New York at Purchase, l’un des viviers du cinéma et du théâtre américain, Matt Malloy se lance dans la comédie avec une formation solide et une ambition mesurée. C’est peut-être cette approche ancrée dans le collectif qui l’amène très vite à incarner des personnages secondaires essentiels, ceux qui donnent de l’épaisseur à une scène ou de la vérité à une situation.
Il débute dans Tanner '88, une série satirique de Robert Altman, où il pose les bases de ce qui deviendra sa marque de fabrique : un mélange d’ironie, de naturel et d’humanité un peu bancale. On sent déjà chez Matt Malloy cette capacité à être à la fois présent et en retrait, comique et troublant.
Une filmographie dense entre indépendance et grands studios
Le cinéma fait rapidement appel à lui, d’abord dans des productions confidentielles, puis dans des films qui deviennent emblématiques. Il tient l’un de ses rôles les plus puissants dans In the Company of Men (1997), une comédie noire dérangeante de Neil LaBute, où il campe avec une intensité subtile un homme pris dans une spirale de manipulation.
On le retrouve ensuite dans des films grand public où il joue souvent des personnages ordinaires mais essentiels : Armageddon, Changing Lanes, Election, Hitch, A.I. Intelligence artificielle. Il est de ceux qu’on ne cite pas toujours, mais qu’on reconnaît tout de suite. Et quelque part, ça lui va bien.
Ce que propose Matt Malloy, ce n’est pas l’éclat immédiat, c’est la véracité d’un personnage, aussi court soit son passage. Un patron d’agence, un juge, un technicien, un voisin... Peu importe le titre, c’est toujours juste.
Une télévision où il s’installe durablement
Côté télévision, Matt Malloy s’invite dans une longue liste de séries américaines, parfois pour un épisode, parfois pour plusieurs saisons. Il passe par Ally McBeal, Desperate Housewives, Six Feet Under, The Good Wife, Law & Order, The West Wing, The Resident ou encore NCIS. Une sorte de tour des séries les plus regardées des vingt dernières années. On y retrouve toujours ce même sens du détail, cette économie de moyens qui rend ses personnages à la fois crédibles et légèrement décalés.
Mais c’est sans doute dans la série Alpha House (2013–2014), produite par Amazon, que Matt Malloy obtient son rôle le plus développé : celui du sénateur Louis Laffer Jr., républicain candide et conservateur dans une satire politique mordante. Il y brille par sa capacité à incarner un personnage profondément humain, tout en représentant un certain ridicule de la vie publique américaine. Une performance savoureuse, drôle et parfaitement dosée.