Matt King
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Matt King est un acteur, humoriste et scénariste britannique, né le 31 janvier 1968 à Watford. Bien connu au Royaume-Uni pour ses rôles dans des comédies décalées et des séries cultes, il s’est taillé une place à part dans le paysage audiovisuel britannique grâce à son style pince-sans-rire, ses personnages souvent paumés, et un goût assumé pour l’absurde ou le malaise comique.
Une trajectoire atypique : de la scène australienne aux plateaux britanniques
Avant de faire rire le public britannique, Matt King passe une bonne partie de sa jeunesse en Australie, où il s’installe dans les années 1980. C’est là-bas qu’il commence sa carrière de stand-up, avec des spectacles en anglais au ton déjà bien grinçant. Il affine son écriture, développe un personnage de scène un peu étrange, pas tout à fait fiable, et se fait un nom dans les cercles du stand-up australien.
Ce détour australien forge son style : une distanciation permanente, un goût pour les silences gênants, et une capacité à incarner des losers magnifiques ou des sociopathes ordinaires, toujours sur le fil du rire.
Super Hans, personnage culte de Peep Show
C’est en 2003 que Matt King devient vraiment célèbre au Royaume-Uni, en rejoignant le casting de la série Peep Show, une comédie à la première personne écrite par Jesse Armstrong et Sam Bain, qui suit les mésaventures sociales de deux colocataires maladroits, Mark et Jeremy.
Dans cette série, Matt King incarne Super Hans, musicien de l’extrême, accro aux drogues les plus improbables, adepte de théories bancales, et toujours à mi-chemin entre la folie douce et la lucidité punk. Personnage secondaire au départ, Super Hans devient vite un favori des fans, avec ses tirades absurdes, ses apparitions imprévisibles et son refus absolu de toute forme de normalité.
Le rôle est devenu iconique, au point que Matt King en a tiré des DJ sets sous le nom de son personnage dans la vraie vie, prolongeant ainsi l’ambiguïté entre acteur et figure culte.
Un acteur et scénariste prolifique dans la comédie britannique
En parallèle de Peep Show, Matt King écrit et coécrit plusieurs séries, notamment Whites, une sitcom diffusée sur BBC Two en 2010, où il partage l’écriture avec Oliver Lansley. Il y tient également un rôle secondaire. Il participe aussi à des projets comme Starlings sur Sky1, série familiale plus douce, qu’il co-crée avec Steve Edge.
À la télévision, on le retrouve dans de nombreux formats : Doctor Who, Skins, Bronson (au cinéma, face à Tom Hardy), ou encore Jekyll and Hyde. Il joue souvent des personnages borderline, en marge de la société, qu’il parvient à rendre touchants ou profondément inquiétants selon le contexte. Il excelle dans les rôles de types fatigués, déphasés, dont l’humour sert d’armure ou de fuite.
Un humour mordant, au service de la narration
Matt King appartient à cette tradition britannique d’humoristes qui savent ne pas chercher le rire à tout prix, mais qui construisent des personnages si décalés qu’ils en deviennent hilarants malgré eux. Il évite les punchlines faciles, préfère les situations inconfortables, les dialogues qui tournent en boucle, les silences pesants.
Il aime brouiller les pistes : entre ses rôles d’acteur, ses prestations live sous l’identité de Super Hans, ses projets d’écriture, il cultive une forme de disparition volontaire derrière ses créations. Ce n’est pas un comique de plateau télé, mais plutôt un faiseur d’univers décalés, souvent peuplés de personnages qu’on adore détester (ou qu’on déteste adorer).
Un visage familier aux multiples facettes
Aujourd’hui, Matt King continue d’alterner projets personnels, rôles dans des séries britanniques et apparitions dans des films indépendants. Son style n’a pas changé : toujours cet humour grinçant, ce jeu d’acteur minimaliste, cette voix traînante qui rend ses personnages à la fois drôles, inquiétants et profondément humains.
S’il n’est pas une star dans le sens classique, Matt King fait partie de ces acteurs qui laissent une empreinte durable, non pas à coups de projecteurs, mais grâce à un ton inimitable, une fidélité à une certaine forme d’humour britannique, et une galerie de personnages qu’on n’oublie jamais vraiment.