Mathilde Seigner

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Filmographie 11 films

Biographie

Mathilde Seigner est née le 17 janvier 1968 à Paris, en France. Comédienne au tempérament bien trempé, Mathilde Seigner s’est imposée dès les années 1990 comme l’une des voix les plus authentiques et spontanées du cinéma français.

Avec son franc-parler, sa voix grave et sa manière de jouer sans filtre, elle s’est construit une carrière à son image : sans chichis, sans calcul, avec beaucoup d’instinct. Elle fait partie de ces actrices qu’on reconnaît immédiatement, pas seulement pour leur physique ou leur voix, mais pour ce mélange de vulnérabilité assumée et de gouaille populaire qui rend chacun de ses rôles intensément vivant.

Formée au Cours Florent, Mathilde Seigner est la sœur de l’actrice Emmanuelle Seigner et la petite-fille du célèbre Louis Seigner, sociétaire de la Comédie-Française. Autant dire qu’elle a grandi dans un univers baigné par le théâtre et le cinéma, mais avec une volonté affirmée de tracer son propre chemin, loin des étiquettes ou des cases.

Une actrice révélée par des rôles de femme libre et entière

Mathilde Seigner connaît une ascension rapide dans les années 1990 grâce à une série de rôles où elle incarne des femmes franches, indépendantes, souvent un peu brutes de décoffrage, mais jamais caricaturales. Elle se fait remarquer dans Rosine (1994), puis dans Nettoyage à sec (1997) aux côtés de Miou-Miou et Charles Berling, un drame trouble où elle crève littéralement l’écran. Sa performance lui vaut le César du meilleur second rôle féminin, qui consacre son style direct et sans fard.

Elle enchaîne ensuite les films à succès comme Vénus Beauté (Institut) (1999), Harry, un ami qui vous veut du bien (2000), ou Une hirondelle a fait le printemps (2001), où elle incarne une Parisienne qui plaque tout pour élever des chèvres dans le Vercors. Ce rôle, devenu emblématique, résume bien ce qu’elle dégage à l’écran : un mélange de rudesse, de sincérité et d’émotion contenue.

Qu’elle joue une flic, une mère dépassée, une copine à fleur de peau ou une amoureuse maladroite, Mathilde Seigner donne toujours l’impression d’être vraie. Elle ne joue pas, elle est. Et c’est cette présence organique, un peu à contre-courant du jeu classique, qui séduit aussi bien le grand public que certains réalisateurs exigeants.

Une trajectoire marquée par la popularité et la fidélité au cinéma grand public

À partir des années 2000, Mathilde Seigner devient une valeur sûre du cinéma populaire. Elle tourne dans des comédies, des drames sociaux, des films de genre, avec une aisance naturelle et un goût certain pour les personnages proches des gens. On la voit dans Camping (2006) aux côtés de Franck Dubosc, 3 amis (2007), Danse avec lui, Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires), ou encore La Liste de mes envies, adaptation du roman de Grégoire Delacourt.

Elle navigue entre comédies sentimentales et films à message, sans chercher à changer son image ni à lisser son style. Elle joue souvent des femmes de caractère, parfois à la limite de la rupture, en colère ou fatiguées, mais toujours humaines. Ce refus d’être "lisse" lui vaut une relation forte avec un certain public, qui voit en elle une actrice proche, sincère, presque familière.

Elle ne cherche pas à plaire à tout prix, et c’est peut-être pour ça qu’on l’apprécie. Même lorsqu’elle joue dans des productions plus légères, elle apporte un supplément d’âme, une forme de gravité discrète qui empêche ses personnages de tomber dans la facilité.

Un tempérament entier, parfois controversé

Mathilde Seigner ne s’est jamais cachée derrière son métier. Elle dit ce qu’elle pense, parfois trop vite, parfois trop fort. Elle s’est attirée quelques polémiques, que ce soit pour des prises de position spontanées ou des remarques en plateau. Mais ce côté brut de décoffrage fait partie de sa personnalité publique, qu’elle assume pleinement.

Elle incarne aussi un certain refus du conformisme. Elle ne court pas après les films d’auteur pour se faire valider par la critique, elle ne fait pas campagne pour des prix, et elle n’a jamais voulu jouer à la star. Elle vit dans un mélange assumé de simplicité et de franc-parler, ce qui, dans un milieu souvent très codé, lui confère une forme d’authenticité rare.

Une présence forte aussi à la télévision

Si le cinéma reste son terrain de jeu principal, Mathilde Seigner a également su s’imposer à la télévision, notamment dans des téléfilms dramatiques à forte audience. Elle y interprète souvent des femmes ordinaires confrontées à des situations extraordinaires, avec la même intensité que sur grand écran.

Sa participation à la série Sam (dans les premières saisons) lui a permis de toucher un nouveau public, en incarnant une professeure au franc-parler redoutable, très proche de ce qu’elle dégage dans la vraie vie. Le rôle lui allait comme un gant, avant qu’elle ne quitte la série, fidèle à sa tendance à ne jamais forcer quand elle ne s’y sent plus à sa place.

Une actrice libre, toujours debout

Mathilde Seigner n’a jamais cherché à se réinventer à tout prix. Elle évolue, bien sûr, mais sans jamais trahir ce qu’elle est. Elle continue de tourner régulièrement, choisissant ses projets en fonction de ce qu’ils racontent, pas de leur potentiel commercial ou critique. Elle n’a pas besoin d’être sur tous les plateaux pour exister, elle n’a pas besoin de se réinventer pour rester pertinente.

Elle fait partie de ces actrices qui dérangent un peu, qui ne cochent pas toutes les cases, mais qui marquent durablement le cinéma par leur sincérité. Et à une époque où l’image est souvent contrôlée au millimètre, Mathilde Seigner reste l’une des rares à garder cette part d’imprévisibilité, de vérité brute.

On peut ne pas être toujours d’accord avec elle, mais on ne peut pas ignorer sa trajectoire : celle d’une comédienne qui n’a jamais joué à être quelqu’un d’autre. Et c’est peut-être pour ça qu’elle reste, toujours, terriblement vivante à l’écran.

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