Martin Starr
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 14 films |
Biographie
Martin Starr, de son nom complet Martin James Pflieger Schienle, est né le 30 juillet 1982 à Santa Monica, en Californie, aux États-Unis. Acteur au physique singulier et à l’humour pince-sans-rire, il est devenu une figure incontournable pour les amateurs de séries télé et de comédies indépendantes. Sa carrière s’est construite loin des projecteurs tapageurs d’Hollywood, mais avec une régularité et une finesse qui en font l’un des seconds rôles les plus mémorables de sa génération.
Martin Starr dans Freaks and Geeks : les débuts dans une série devenue culte
Le grand public découvre Martin Starr en 1999 dans Freaks and Geeks, une série créée par Paul Feig et produite par Judd Apatow. Il y incarne Bill Haverchuck, un adolescent nerd, maladroit et attendrissant, immédiatement attachant grâce à une performance tout en subtilité. Bien que la série n’ait duré qu’une saison, elle est aujourd’hui considérée comme une œuvre fondatrice, tant pour son ton que pour les carrières qu’elle a lancées (James Franco, Seth Rogen, Jason Segel... et bien sûr Martin Starr).
C’est dans cet univers d’ados marginaux et intelligents, à mi-chemin entre comédie douce-amère et chronique sociale, que Martin Starr pose les bases de son style : un mélange de sarcasme mou, de nonchalance comique et d’humanité discrète.
De Judd Apatow à la Silicon Valley : Martin Starr et la comédie intelligente
Après Freaks and Geeks, Martin Starr continue sa route avec régularité, souvent dans des rôles secondaires mais marquants. Il participe à l’univers cinématographique de Judd Apatow, avec des apparitions dans Knocked Up, Superbad, Walk Hard ou This Is 40. Il devient une pièce du puzzle comique des années 2000, ce noyau dur de comédiens associés à un humour plus sensible que vulgaire, souvent mélancolique sous les blagues.
Mais c’est surtout avec Silicon Valley (2014-2019) sur HBO que Martin Starr trouve un rôle à la hauteur de son registre : Gilfoyle, ingénieur sarcastique, nihiliste à tendance sataniste (mais pacifique), devenu culte pour sa diction monocorde et ses punchlines froides. Cette série sur les start-up de la tech californienne a permis à Martin Starr de toucher un nouveau public, plus large, tout en confirmant son statut de comédien geek par excellence.
Des apparitions régulières, du Marvel au cinéma indé
Bien qu’il soit rarement en tête d’affiche, Martin Starr se fait remarquer par sa constance et sa capacité à élever le niveau de n’importe quelle scène. On le retrouve dans des rôles souvent atypiques, qu’il s’agisse de comédies romantiques décalées, de séries confidentielles ou même de grosses productions.
C’est ainsi qu’il apparaît dans l’univers Marvel, dans le rôle d’un professeur de lycée dans Spider-Man: Homecoming, Far From Home et No Way Home. Une présence modeste, mais encore une fois mémorable, grâce à son flegme comique caractéristique.
En parallèle, il continue d’explorer le cinéma indépendant, jouant dans des films comme Adventureland, Operator ou Honey Boy, où son jeu sobre fait mouche sans jamais chercher à en faire trop.
Martin Starr : une trajectoire atypique et attachante dans l’univers hollywoodien
Contrairement à beaucoup d’acteurs de sa génération, Martin Starr n’a jamais couru après les premiers rôles ou les blockbusters tapageurs. Il semble plutôt choisir des projets à taille humaine, où l’écriture prime, où les personnages sont faillibles, parfois marginaux, mais profondément humains.
Son apparente distance avec le système hollywoodien ne l’empêche pas d’être hautement respecté dans le milieu, justement pour cette constance et cette capacité à faire exister un personnage avec trois mots et un regard. Il n’a peut-être pas le nom le plus célèbre de sa génération, mais il est le genre d’acteur dont on se souvient toujours, même si on oublie parfois son nom.
Alors si vous croisez dans une série un personnage à lunettes, impassible, cynique mais attachant… il y a de fortes chances que ce soit Martin Starr. Et vous pouvez être sûr que la scène, elle, vaudra le détour.