Marthe Keller

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Filmographie 4 films

Biographie

Marthe Keller, née le 28 janvier 1945 à Bâle, est une actrice et metteuse en scène suisse, dont le parcours navigue entre cinéma, théâtre, télévision et opéra. Formée à la danse avant de se tourner vers le jeu dramatique, Marthe Keller a su imposer une élégance naturelle à l’écran, sans jamais forcer le trait. Présente aussi bien dans le cinéma français, allemand qu’hollywoodien, elle incarne une forme de sophistication européenne qui traverse les époques sans jamais se figer.

Des débuts en Europe germanophone

Née dans une famille suisse alémanique, Marthe Keller étudie la danse à Bâle, mais une blessure l’oblige à changer de voie. Elle se forme alors au théâtre à Munich, où elle débute sur les planches au début des années 1960. Très vite, elle fait ses premières apparitions à la télévision allemande, où son jeu sobre et son accent français la distinguent immédiatement.

Ses premiers rôles au cinéma se trouvent dans des productions germaniques et franco-allemandes, où elle donne la réplique à des partenaires de renom. Elle tourne notamment avec Philippe de Broca (Le Diable par la queue, Les Caprices de Marie), et sa notoriété grandit progressivement dans le cinéma européen des années 1970.

Percée internationale à Hollywood

Le tournant majeur de sa carrière intervient avec sa participation au film Marathon Man (1976), où elle joue aux côtés de Dustin Hoffman et Laurence Olivier, dans un thriller paranoïaque devenu culte. Dans le rôle ambigu de l’amante de Hoffman, Marthe Keller gagne la reconnaissance internationale, et s’ouvre les portes du cinéma américain.

Elle enchaîne avec Black Sunday (1977), thriller signé John Frankenheimer, et partage ensuite l’affiche avec Al Pacino dans Bobby Deerfield (1977), un drame romantique sur fond de Formule 1. Si ce film ne connaît pas un grand succès critique, il renforce malgré tout son statut d’actrice européenne en vue à Hollywood. À noter : la rumeur d’une relation avec Al Pacino à cette époque a longtemps couru, alimentée par leur complicité à l’écran... mais jamais confirmée.

Une actrice éclectique, entre France, Allemagne et États-Unis

Tout au long des années 1980 et 1990, Marthe Keller poursuit une carrière dense, ponctuée de rôles dans des productions françaises comme Toute une vie (Claude Lelouch) ou Un type comme moi ne devrait jamais mourir (Michel Vianey), mais aussi dans des téléfilms et pièces de théâtre.

Sa filmographie témoigne d’un goût pour les rôles féminins complexes, souvent indépendants, parfois mélancoliques, toujours nuancés. Elle apparaît également dans des films d’auteur, des thrillers, et des productions plus confidentielles, démontrant une fidélité à l’art plus qu’aux projecteurs.

Une metteuse en scène respectée dans le monde lyrique

À partir des années 2000, Marthe Keller s’épanouit aussi dans un autre registre : la mise en scène d’opéra. Elle réalise notamment Dialogues des Carmélites de Poulenc au Festival de Salzburg, puis enchaîne avec des productions de Don Giovanni ou encore Lucia di Lammermoor à Berlin, Madrid, Zurich ou New York.

Là encore, elle aborde cette discipline avec retenue et élégance, privilégiant le travail sur l’acteur lyrique plutôt que la surenchère scénographique. Son approche, ancrée dans la psychologie des personnages, est saluée par la critique spécialisée.

Une présence continue sur les écrans

Au cinéma, Marthe Keller continue d’apparaître dans des productions contemporaines, avec une intensité toujours intacte. Elle est à l’affiche de Au galop (2012) de Louis-Do de Lencquesaing, Amnesia (2015) de Barbet Schroeder, tourné en Suisse, dans sa langue natale, et joue également dans Une jeunesse dorée (2019) d’Eva Ionesco.

Plus récemment, elle a été vue dans la série Capitaine Marleau, preuve que sa carrière reste active, et qu’elle continue d’inspirer de nouvelles générations de cinéastes. Elle apparaît aussi régulièrement dans des rôles de mères ou de femmes d’autorité, incarnant cette maturité à l’écran avec un mélange rare de distance et de chaleur.

Une élégance discrète et une fidélité à l'art

Marthe Keller incarne un certain classicisme européen, une manière d’être actrice sans chercher la lumière à tout prix. Peu présente dans les médias, elle reste fidèle à une conception artisanale du métier, dans laquelle la discrétion est une force. Son regard intense, sa diction précise, son charme sans affectation ont fait d’elle une figure respectée et toujours sollicitée, sans jamais céder à la tentation du vedettariat.

Sa trajectoire, entre cinéma, théâtre et opéra, prouve que l’élégance peut rimer avec longévité, et que l’on peut traverser plusieurs décennies de carrière sans bruit, mais avec style.

Filmographie

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