Mars
- Casting
Détails
| Autres noms | 張衛健 Cheung Wing-fat |
|---|---|
| Âge |
|
Nationalité |
| Filmographie | 19 films |
Biographie
Mars est né le 28 février 1954 à Hong Kong. Figure discrète mais incontournable du cinéma d’arts martiaux, Mars n’est peut-être pas un nom grand public hors d’Asie, mais pour les amateurs de kung-fu et de cinéma d’action hongkongais, il fait partie des piliers, de ceux qui ont forgé le genre... littéralement à coups de cascades.
Son surnom un peu intergalactique n’a rien de cosmique : c’est Jackie Chan lui-même qui lui donne ce nom de scène dans les années 70, en référence à sa vivacité au combat et à son caractère bien trempé. Et depuis, Mars reste fidèle à ce pseudonyme presque mythologique, comme une marque d'artisan sur chaque production dans laquelle il intervient.
Formé à la dure dans la tradition de l’opéra de Pékin
Comme de nombreux acteurs-cascadeurs de sa génération, Mars est formé dans l’une des écoles traditionnelles de l’opéra de Pékin, célèbre pour son exigence physique et sa discipline militaire. Enfant, il y côtoie d'autres futurs grands noms comme Jackie Chan, Sammo Hung et Yuen Biao. Ces jeunes élèves deviendront quelques années plus tard les visages d’un cinéma d’action entièrement renouvelé par leur style acrobatique, rapide, presque chorégraphique.
À l’opéra, Mars apprend les arts martiaux, le jeu d’acteur stylisé, mais aussi la danse, la souplesse, le timing — toutes des compétences qui formeront la base de son style de cascadeur à l’écran.
Une loyauté inébranlable au cinéma de Jackie Chan
S’il fallait associer Mars à un nom, ce serait sans hésiter Jackie Chan. Depuis les années 70, Mars fait partie intégrante de la "Jackie Chan Stunt Team", un groupe de cascadeurs ultra-entraînés, soudés, et souvent malmenés sur les plateaux de tournage.
On le retrouve dans un nombre impressionnant de films signés ou interprétés par Jackie Chan : Project A, Police Story, Armour of God, Dragons Forever, The Young Master, Wheels on Meals, et bien d’autres. Son visage apparaît souvent dans des rôles secondaires, parfois comiques, parfois musclés, mais presque toujours dans des scènes d’action marquantes.
Mars n’est pas une star au sens hollywoodien, mais un technicien de l’action, un homme de confiance, et un interprète précis. Il fait partie de ces rares figures du cinéma d’action hongkongais à allier fidélité professionnelle et longévité. Et ça, dans un métier aussi physique, ce n’est pas rien.
Un acteur au style distinctif, entre action et humour
Même s’il est surtout connu pour ses capacités de cascadeur, Mars développe aussi un style de jeu bien à lui. Petit, rapide, expressif, il incarne souvent des personnages comiques ou nerveux, voire un peu gaffeurs. Il apporte de la légèreté dans les scènes de groupe, un contrepoint aux héros plus stoïques.
Cette capacité à glisser dans l’humour tout en gardant une efficacité totale dans l’action en fait un acteur très apprécié sur les plateaux. Mars ne cherche pas la vedette, mais il sait capter l’attention quand il entre dans le cadre. Une mimique, une chute bien synchronisée, un regard paniqué juste avant un coup... il maîtrise les codes du slapstick façon kung-fu.
Une carrière entièrement dédiée à l’action
Si certains cascadeurs passent rapidement à la réalisation ou à des rôles principaux, Mars choisit une voie différente : il reste dans les coulisses, parfois chorégraphe de scènes d’action, parfois coordinateur, parfois simplement dans l’ombre, toujours présent. Il continue d’apparaître dans des productions jusqu’aux années 2000, et reste lié à la Jackie Chan Stunt Team, même si sa présence à l’écran s’est raréfiée avec le temps.
Sa contribution au cinéma d’action hongkongais est souvent sous-estimée en dehors de l’Asie, mais parmi les professionnels, son nom est synonyme de fiabilité, de technique et de précision. Il fait partie de ces figures dont la simple présence sur un plateau rassure : il sait comment faire une chute spectaculaire... et se relever pour la refaire, encore et encore.
Un artisan de l'ombre devenu figure culte
Aujourd’hui, Mars est souvent salué par les amateurs de cinéma d’action comme une légende silencieuse. Il n’a pas cherché la lumière, mais son empreinte est partout. Chaque coup de pied bien placé, chaque pirouette dans une scène de combat, chaque chute millimétrée porte sa patte, directement ou indirectement.
Il représente une époque du cinéma hongkongais où l’action se tournait pour de vrai, où les acteurs-cascadeurs risquaient leur peau pour une prise parfaite, et où l’esprit de troupe comptait plus que le nom en haut de l’affiche.
Si l’on regarde aujourd’hui un film de Jackie Chan des années 80 ou 90, il y a de grandes chances que Mars soit quelque part à l’image — en train de tomber d’un balcon, de courir sur un toit ou de prendre une gifle bien sentie — sans jamais voler la vedette, mais en la rendant possible.