Mark L. Lester
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Mark L. Lester est un réalisateur, scénariste et producteur américain, né le 26 novembre 1946 à Cleveland, dans l’Ohio (États-Unis). Connu pour ses films d’action nerveux, ses incursions dans le cinéma d’horreur et sa contribution aux grandes heures du cinéma de genre des années 1980, Mark L. Lester est un nom qui résonne auprès des amateurs de films cultes, d’explosions bien cadrées et de punchlines bien senties.
Des débuts dans le cinéma indépendant et la série B
Diplômé du American Film Institute, Mark L. Lester commence sa carrière dans les années 1970 avec des films à petit budget, souvent dans la veine de la série B. Il réalise notamment Steel Arena (1973), un drame centré sur des cascadeurs automobiles, qui annonce déjà une certaine obsession pour les cascades spectaculaires et les environnements marginaux.
Il enchaîne avec des productions souvent provocantes ou inspirées de l’actualité sociale, comme Truck Stop Women (1974) ou The Student Body (1976). Il navigue dans un cinéma d’exploitation sans complexes, flirtant parfois avec la satire, la comédie sexuelle ou le drame social, selon les opportunités et les budgets.
Mais c’est au tournant des années 80 que Mark L. Lester va prendre un virage décisif… et explosif.
Class of 1984 et Commando : la consécration du cinéma d’action
En 1982, il réalise Class of 1984, un film noir et violent qui explore la montée de la criminalité dans les lycées urbains américains. Mélange de drame social, de film de vengeance et de dystopie scolaire, l’œuvre choque autant qu’elle séduit. Elle devient culte chez les fans de cinéma extrême, et révèle un jeune Michael J. Fox dans un de ses premiers rôles au cinéma.
Mais c’est en 1985 que Mark L. Lester entre dans une autre dimension avec Commando, film d’action emblématique des années Reagan, porté par un Arnold Schwarzenegger au sommet de sa forme. Un homme seul, des dizaines d’ennemis, un arsenal militaire, et un tempo qui ne faiblit jamais : Commando est un condensé de ce que le cinéma d’action hollywoodien peut produire de plus direct, de plus excessif… et de plus efficace.
Le film est un succès commercial, souvent moqué pour son invraisemblance, mais régulièrement cité comme une référence du "action movie" à l’ancienne, où la logique s'efface au profit de la puissance physique et de la surenchère pyrotechnique.
Un réalisateur fidèle au genre… et aux fans
Après le succès de Commando, Mark L. Lester poursuit dans la même veine avec des films comme Armed and Dangerous (1986), une comédie policière avec John Candy et Eugene Levy, ou encore Firestarter (1984), adaptation d’un roman de Stephen King avec Drew Barrymore. Ce dernier mêle science-fiction, thriller et drame familial, dans une atmosphère sombre et paranoïaque typique des années 80.
Il réalise aussi Class of 1999 (1990), suite futuriste et encore plus délirante de Class of 1984, avec des enseignants robots devenus tueurs. Là encore, Mark L. Lester livre un cinéma décomplexé, où l’exagération est une vertu et où l’on peut savourer la série B dans ce qu’elle a de plus jubilatoire.
De l’indépendance à la production
À partir des années 1990, Mark L. Lester s’éloigne progressivement des gros studios et fonde sa propre société de production, American World Pictures, avec laquelle il produit et distribue des films indépendants, principalement dans les genres qu’il affectionne : action, science-fiction, horreur. Il continue aussi à réaliser des films, mais avec des budgets plus restreints, pour la télévision ou le marché vidéo.
Loin du star system, il garde un statut respecté dans les cercles du cinéma de genre, et continue d’être invité dans des festivals ou des rétrospectives dédiées à l’action vintage. Il a aussi réalisé quelques documentaires et participe à des interviews et making-of, où il partage sans prétention ses souvenirs de tournage et sa vision d’un cinéma populaire assumé.
Un réalisateur culte pour les amateurs de cinéma musclé
Mark L. Lester, c’est un peu l’anti-auteur hollywoodien : pas de métaphores élégantes ni de mise en scène minimaliste, mais des coups de feu, des explosions, des bastons et un bon vieux sens du spectacle. Ce qui ne veut pas dire qu’il manque de style. Au contraire, ses films ont une énergie brute, une efficacité narrative et une certaine ironie qui les rendent toujours regardables… et souvent très divertissants.
Il fait partie de cette génération de réalisateurs qui ont donné ses lettres de noblesse à la série B, en la traitant avec sérieux, sans jamais se prendre au sérieux. Ce n’est pas un grand nom du cinéma d’auteur, mais c’est une figure essentielle du cinéma d'action des années 80 et 90, à une époque où l’on pouvait sauver le monde avec une grenade et un bandana.
Filmographie
3 sur 3 films