Marilyn Monroe
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- Production
Détails
| Autre nom | Norma Jeane Mortenson |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
| Récompenses | 2 nominations et 0 victoire |
Biographie
Marilyn Monroe, née le 1er juin 1926 à Los Angeles, en Californie, reste l’une des figures les plus emblématiques du cinéma hollywoodien du XXe siècle. Décédée prématurément le 5 août 1962 à l’âge de 36 ans, Marilyn Monroe incarne à la fois l’éclat aveuglant de la célébrité et les ombres plus sourdes d’une vie marquée par l’instabilité, les blessures personnelles et les pressions d’un système impitoyable.
Sa vie et sa carrière se confondent souvent dans l’imaginaire collectif, au point que le personnage public a parfois écrasé la femme derrière l’icône. Pourtant, derrière les robes blanches, les sourires légendaires et les clichés glamour, il y avait une actrice en quête de reconnaissance, une femme en lutte avec ses démons, et un symbole complexe de féminité, de pouvoir et de vulnérabilité.
Une jeunesse instable et une ascension fulgurante
Avant de devenir Marilyn Monroe, Norma Jeane vit une enfance marquée par l’instabilité. Fille de mère célibataire et souffrant de troubles psychiques, elle est placée dans plusieurs familles d’accueil et orphelinats. Ce parcours chaotique la rend rapidement indépendante, mais aussi méfiante envers les institutions qui l’ont souvent trahie.
Elle commence sa carrière comme mannequin, dans les années 1940, ce qui l’amène à signer un contrat avec la 20th Century Fox. C’est à cette époque que naît le pseudonyme Marilyn Monroe, mélange d’un prénom inspiré de Broadway et du nom de jeune fille de sa mère. Sa transformation est immédiate : cheveux blond platine, sourire travaillé, diction contrôlée. L’industrie façonne une image, et l’actrice va s’y conformer... tout en cherchant à la dépasser.
L’archétype de la blonde hollywoodienne, mais pas seulement
C’est dans les années 1950 que Marilyn Monroe devient une star mondiale, enchaînant les rôles dans des comédies devenues cultes comme Gentlemen Prefer Blondes (1953), How to Marry a Millionaire (1953), The Seven Year Itch (1955), ou encore Some Like It Hot (1959). Dans ces films, elle incarne souvent la "blonde naïve", objet de désir aussi attachant que maladroit.
Mais Marilyn Monroe n’était pas dupe de cette image, qu’elle trouvait aussi réductrice qu’étriquée. En coulisses, elle lit Dostoïevski, prend des cours à l’Actors Studio, s’entoure d’intellectuels, et cherche à élargir son registre. Elle rêve de rôles plus dramatiques, plus profonds, plus respectés. Ce besoin d’être prise au sérieux comme comédienne, et non comme simple icône sexuelle, traverse toute sa carrière.
Son interprétation dans Bus Stop (1956) ou The Misfits (1961, écrit pour elle par Arthur Miller, son mari à l’époque), montre une facette bien plus nuancée de son talent. Elle y incarne des femmes à vif, pleines de contradictions, loin du glamour caricatural. C’est là que son jeu devient plus poignant, presque troublant de sincérité.
Une vie personnelle exposée et fragilisée
Côté vie privée, Marilyn Monroe fascine autant qu’elle inquiète. Mariée trois fois — avec le joueur de baseball Joe DiMaggio, puis avec le dramaturge Arthur Miller, entre autres — elle ne parvient jamais à trouver un équilibre stable dans ses relations, souvent marquées par des attentes irréalistes et une forte pression médiatique.
Sa santé mentale vacille, sa dépendance aux médicaments augmente, et sa vie devient de plus en plus contrôlée par les studios, les médecins, et parfois... elle-même. Son image publique, sursexualisée à l’extrême, contraste de plus en plus avec son mal-être personnel. Elle souffre d’insomnies, d’anxiété, de dépression, et d’un sentiment permanent d’abandon.
Les dernières années de sa vie sont marquées par des tournages chaotiques, des relations tendues avec les producteurs, et un isolement croissant. Malgré cela, elle reste une figure centrale du système hollywoodien, que ce soit à travers ses succès commerciaux ou son pouvoir d’attraction toujours intact.
Une mort prématurée et une légende qui ne s’éteint pas
Marilyn Monroe est retrouvée morte chez elle à Los Angeles en août 1962, officiellement d’une overdose de barbituriques. La thèse du suicide est retenue, bien que de nombreuses zones d’ombre et théories alternatives persistent encore aujourd’hui. Le mystère autour de sa disparition a nourri le mythe, parfois jusqu’à l’absurde, éclipsant parfois l’actrice derrière le symbole.
Son image continue de hanter la culture populaire : posters, t-shirts, hommages dans la mode, la musique, le cinéma. Elle est à la fois une icône féminine, une victime du patriarcat hollywoodien, une figure tragique, et un phénomène marketing. Peu de figures publiques ont été autant récupérées, déformées, ou réinterprétées que Marilyn Monroe.
Une influence culturelle durable
Aujourd’hui encore, Marilyn Monroe reste une référence incontournable lorsqu’on parle de célébrité, de beauté, ou de condition féminine dans l’industrie du spectacle. Elle est citée par des générations d’artistes, de créateurs et de féministes, parfois en tant que symbole de soumission, parfois en tant qu’icône de résilience.
Sa tentative de reprendre le contrôle de son image, en créant sa propre société de production ou en s’attaquant à des rôles plus complexes, est souvent relue comme un geste d’émancipation dans un système qui ne lui permettait pas d’exister autrement qu’à travers le regard des hommes. À sa manière, elle a ouvert la voie à une réflexion sur la représentation des femmes à l’écran — même si elle n’a pas pu en voir les fruits de son vivant.
Figure profondément ambivalente, Marilyn Monroe est à la fois un symbole figé et une source de fascination vivante. Et plus le temps passe, plus sa légende continue de se réinventer, entre hommage sincère et miroir déformant d’une époque qui l’a adorée autant qu’elle l’a broyée.
Filmographie
9 sur 9 films