Margery Simkin
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Détails
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| Filmographie | 27 films |
Biographie
Margery Simkin est une directrice de casting américaine dont la carrière, riche de plusieurs décennies, a marqué aussi bien les films cultes des années 1980 et 1990 que les plus grosses productions de science-fiction du XXIe siècle. Si son visage ne vous dit rien, son travail, lui, est impossible à oublier : c’est elle qui a trouvé les visages de Top Gun, Erin Brockovich, Avatar, ou encore Being John Malkovich. Grâce à un flair inimitable et une compréhension fine de l’humain, Margery Simkin s’est imposée comme l’une des grandes artisanes de la distribution à Hollywood.
Des débuts marqués par le cinéma populaire
C’est dans les années 1980 que Margery Simkin commence à se faire un nom, en travaillant sur des films qui allaient devenir des classiques du cinéma américain grand public. Dès ses premiers projets, elle montre une capacité à comprendre l’ADN d’un film et à y associer des acteurs capables de porter cet univers, parfois contre toute attente.
Elle contribue notamment au casting de Top Gun (1986), en collaboration avec d'autres directeurs de casting, et participe ainsi à l’essor de Tom Cruise en tant qu’icône hollywoodienne. Son travail ne se limite pas aux têtes d'affiche : elle excelle aussi dans la sélection des seconds rôles, qui apportent texture et crédibilité à l’ensemble.
Une carrière jalonnée de projets audacieux
Ce qui distingue Margery Simkin, c’est sa polyvalence et sa curiosité artistique. Elle ne se limite pas aux blockbusters : elle travaille aussi bien sur des comédies barrées comme Being John Malkovich (1999), avec son univers unique et décalé, que sur des drames réalistes comme Erin Brockovich (2000), pour lequel le casting, mené par Julia Roberts, est soutenu par une distribution secondaire très humaine et précise.
Elle s’adapte à des réalisateurs au style très affirmé, comme Steven Soderbergh, Cameron Crowe, ou James Cameron, avec lesquels elle développe une relation de confiance à long terme. Ce lien lui permet d’anticiper les besoins artistiques, mais aussi d’accompagner les choix parfois risqués, notamment en misant sur des comédiens moins connus ou en proposant des contre-castings intelligents.
Avatar : le défi du casting en monde virtuel
L’un des points culminants de la carrière de Margery Simkin reste sans doute son travail sur Avatar (2009), de James Cameron, une superproduction technologique qui nécessitait des acteurs capables de jouer avec leur corps, leur voix, et leurs émotions… tout en sachant qu’ils seraient modélisés numériquement.
Ce casting était un défi hors normes : il ne s’agissait pas seulement de trouver des visages, mais des présences capables d’exister au-delà de leur apparence physique, dans un univers entièrement recréé en images de synthèse. Résultat : un casting mené avec rigueur et sensibilité, à l’image du duo Sam Worthington / Zoe Saldaña, qui porte l’histoire avec intensité et nuance.
Elle a également poursuivi cette collaboration sur Avatar: The Way of Water, confirmant sa capacité à s’adapter aux nouvelles technologies tout en maintenant un sens très aigu de l’humain dans le jeu.
Une approche humaine et respectée du métier
Margery Simkin est régulièrement saluée dans le milieu pour son professionnalisme, son écoute et sa capacité à dénicher des talents là où personne ne regarde. Elle n’est pas du genre à suivre les tendances ou à se contenter de listes d’agents : elle cherche la résonance entre l’acteur et le rôle, cette vérité intime qui donne vie au personnage.
Elle s’intéresse aussi au casting diversifié et inclusif, bien avant que cela ne devienne une exigence industrielle. Pour elle, la crédibilité d’un film passe par la richesse de sa distribution, et par la capacité à refléter le monde avec ses multiples facettes, sans jamais tomber dans la caricature.