Manolo Solo
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 7 films |
| Récompenses | 4 nominations et 1 victoire |
Biographie
Manolo Solo, de son vrai nom Manuel Jesús Fernández Serrano, est né en 1964 à Algeciras, dans la province de Cadix (Espagne). Formé à Séville, où il grandit, il développe très tôt un amour pour le rock andalou, avant de se tourner vers le théâtre et le cinéma. À la scène, comme à l’écran, Manolo Solo incarne depuis plus de vingt ans des figures percutantes, souvent secondaires mais toujours profondément ancrées dans leurs émotions.
De la musique au jeu : un parcours multiple et organique
Dans sa jeunesse, il participe à plusieurs groupes de rock locaux (Los Relicarios, La Turmix…), combinant chant et basse, puis s’engage dans des études en Sciences de l’éducation à l’Université de Séville, parallèlement à une formation au Instituto de Teatro de Sevilla. Après ses débuts au théâtre en 1989, il fait ses premiers pas au cinéma avec Cuando todo esté en orden (Everything in Place, 2002), entamant une carrière caractérisée par une capacité à rendre chaque rôle crédible, même dans l’ombre.
Une présence marquante dans le cinéma espagnol contemporain
Spécialiste du second rôle puissant, Manolo Solo se fait remarquer dans des films à tonalité sociale ou policière tels que Le Labyrinthe de Pan (2006), Cellule 211, Marshland (La isla mínima, 2014), ou Biutiful (2010). Il confirme sa valeur dramatique dans The Fury of a Patient Man (Tarde para la ira, 2016), qui lui vaut le Goya du meilleur acteur dans un second rôle. Il enchaîne ensuite avec des performances saluées dans B, la película (rôle du juge Ruz) et El buen patrón (Le bon patron, 2021), pour lequel il reçoit à nouveau des nominations majeures.
Un style sur mesure : naturel, brut et calibré
Sa force à l’écran tient à une justesse émotionnelle sans ostentation : il incarne des personnages souvent entiers, parfois rongés, mais jamais caricaturaux. Qu’il joue un policier taciturne, un avocat idéaliste ou un contremaître dépassé, il choisit toujours un jeu de l’intérieur, où le regard ou le silence parlent autant que les répliques.
À la télévision comme au cinéma : la constance avant tout
Actif aussi bien sur grand écran que sur petit, Manolo Solo tient des rôles clés dans des séries telles que La peste, 30 monedas ou El ministerio del tiempo. Il conserve une cohérence rare, peu porté sur la médiatisation, privilégiant des choix de personnages épaissis, souvent en contraste entre autorité et fragilité.
Une fidélité andalouse assumée
Loin du star-system, Manolo Solo reste profondément ancré dans ses origines andalouses, souvent relancé dans des récits espagnols très liés aux réalités sociales et culturelles. Il a reçu des distinctions variées : Goya, prix Feroz, médailles du Círculo de Escritores Cinematográficos, autant de signes de reconnaissance d’un métier mené avec intégrité, constance et humilité.
Manolo Solo, c’est l’exemple d’un acteur qui transforme chaque petit rôle en moment de vérité. Un visage familier, certes discret… mais un comédien dont la présence discrète s’imprime longtemps après le générique de fin.