Magnus Krepper
- Casting
Détails
| Autre nom | Rolf Magnus Krepper |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Magnus Krepper est né le 10 janvier 1967 à Norrköping, en Suède. Acteur, danseur, chanteur et magicien, oui, tout ça à la fois, Magnus Krepper s’impose comme une figure marquante du cinéma et de la télévision scandinaves, avec des incursions notables dans des productions européennes et internationales. Sa filmographie, dense et variée, reflète un goût prononcé pour les rôles complexes, souvent sombres ou ambivalents, avec cette intensité toute nordique qui semble ne jamais forcer le trait.
Du cirque à l’écran : une trajectoire peu banale
Avant de devenir acteur, Magnus Krepper a suivi un parcours original : il est d’abord magicien professionnel. Il a même remporté en 1996 le championnat suédois de magie, une anecdote peu connue mais révélatrice de son approche physique et précise du jeu. Ce n’est qu’un peu plus tard qu’il se forme à l’art dramatique à la scène dramatique de Stockholm, et qu’il débute véritablement sa carrière d’acteur.
Très vite, il s’illustre au théâtre comme à la télévision, avec une capacité d’incarnation qui le rend crédible dans une palette de rôles impressionnante : policier usé, mari infidèle, père taiseux, militaire fragile, tueur à gages… chez Magnus Krepper, la banalité est toujours traversée par une tension, un trouble, quelque chose de non-dit.
Récompensé au cinéma, reconnu en télévision
En 2006, Magnus Krepper reçoit le Guldbagge Award (l’équivalent suédois des César) du meilleur acteur dans un second rôle pour sa performance dans Mun mot mun (Bouche à bouche), un drame social poignant. Cette reconnaissance lui permet de s’installer durablement dans le paysage cinématographique suédois.
Il devient un visage familier des amateurs de thrillers nordiques. Il apparaît notamment dans des séries comme Kommissarie Winter, mais aussi dans plusieurs adaptations des romans de Camilla Läckberg. Et surtout, il incarne Hans Faste dans la saga Millénium, basée sur les romans de Stieg Larsson, un rôle qui le rend identifiable bien au-delà des frontières scandinaves.
Une figure de l’ombre dans les coproductions européennes
Ce qui caractérise la trajectoire de Magnus Krepper, c’est aussi son omniprésence dans des coproductions européennes, souvent en arrière-plan, mais toujours avec une présence affirmée. Il apparaît dans A Cure for Wellness de Gore Verbinski, L’Affaire Farewell, The Bridge, ou encore Enquête sur un scandale d’État (Les Promesses).
On le retrouve aussi dans le très remarqué The Emigrants (2021), et dans Queen of Hearts, un film danois acclamé, où il campe un mari dont la femme entretient une relation ambiguë avec son beau-fils. Magnus Krepper y livre une performance silencieuse, tendue, à la fois vulnérable et inquiétante. Du pur Krepper, en somme.
Une intensité froide, mais jamais figée
L’un des atouts majeurs de Magnus Krepper, c’est sa capacité à dire beaucoup en peu de mots. Il incarne à merveille cette tradition nordique du jeu intérieur, du trouble contenu, du non-dit qui explose en silence. Même dans les rôles les plus durs, il conserve une forme d’humanité, parfois vacillante, qui donne de la profondeur à ses personnages.
Pas vraiment une star médiatique, il cultive une forme de discrétion qui va de pair avec la rigueur de ses choix artistiques. Il ne tourne pas pour se montrer, mais parce que le rôle, l’histoire ou le réalisateur l’intéressent. Et ça se sent.
Avec une filmographie en constante expansion, entre cinéma d’auteur, séries noires et productions internationales, Magnus Krepper est de ces acteurs que l’on reconnaît sans toujours connaître leur nom… mais dont la présence, magnétique et sobre, reste ancrée bien après la fin du générique.