Lynn Lowry

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Biographie

Lynn Lowry, née le 15 octobre 1947 à East St. Louis, dans l’Illinois (États-Unis), est une actrice américaine surtout connue pour ses rôles dans des films d’horreur et de science-fiction à petit budget dans les années 1970. Bien qu’elle n’ait jamais vraiment été propulsée au rang de star hollywoodienne, Lynn Lowry a su marquer l’imaginaire collectif des amateurs de cinéma de genre. Avec son physique fragile, sa voix douce et son regard presque éthéré, elle incarne une forme de féminité ambivalente, oscillant entre innocence et menace latente.

Les débuts de Lynn Lowry : entre théâtre, télévision et cinéma indépendant

Avant de devenir une figure du cinéma d’horreur, Lynn Lowry suit des études d’art dramatique et fait ses premières armes sur scène. Comme beaucoup d’acteurs de sa génération, elle passe aussi par la télévision, où elle tient des rôles ponctuels dans des soap operas ou des téléfilms. Mais c’est bien dans le circuit indépendant qu’elle se fait remarquer, attirée par les projets marginaux, souvent radicaux, portés par des réalisateurs audacieux.

C’est en 1970 qu’elle commence à percer dans des films à petit budget, notamment I Drink Your Blood, une production ultra-bis typique de l’époque grindhouse, où elle joue une jeune femme prise dans une spirale de violence hallucinée. Ce genre de rôle, souvent physique, parfois dérangeant, devient peu à peu sa spécialité.

Collaboration avec des maîtres du genre : George A. Romero et David Cronenberg

Le nom de Lynn Lowry reste indissociable de deux réalisateurs phares du cinéma d’horreur : George A. Romero et David Cronenberg. En 1973, elle joue dans The Crazies de Romero, un film de science-fiction paranoïaque sur une petite ville touchée par un virus militaire qui rend ses habitants fous. Elle y incarne l’un des personnages les plus touchants, dans une ambiance de chaos lentement installé. Le film, d'abord passé inaperçu, gagnera avec le temps un statut culte, et Lynn Lowry y est souvent citée comme l’un de ses visages les plus marquants.

Trois ans plus tard, en 1976, elle retrouve une atmosphère tout aussi angoissante avec Shivers de David Cronenberg (aussi connu sous le titre Frissons). Ce film, premier long-métrage du cinéaste canadien, mêle horreur corporelle, sexualité et virus parasite, un terrain parfait pour l'étrangeté douce de Lynn Lowry. Son rôle de femme apparemment calme mais bientôt infectée illustre bien cette tension constante entre normalité apparente et dérèglement progressif du corps et de l’esprit, une constante dans l’univers de Cronenberg.

Une longue période de retrait suivie d’un retour inattendu

Après une série de rôles marquants dans les années 70, Lynn Lowry disparaît progressivement des radars. Elle s’éloigne du cinéma, se consacre à sa vie personnelle et s’installe à New York, où elle continue de travailler, parfois dans des pièces de théâtre, parfois loin du monde du spectacle. Pendant plusieurs décennies, elle ne tourne que très peu, ce qui contribue à nourrir son image d’actrice culte un peu fantomatique, que l’on associe à une époque précise du cinéma d’horreur américain.

Mais à partir des années 2000, Lynn Lowry effectue un retour progressif, principalement dans le circuit du cinéma indépendant et du film d’horreur underground. Elle devient une figure appréciée de festivals spécialisés, participe à des projets d’horreur rétro ou expérimentale, et renoue avec son public de fans fidèles. Elle apparaît aussi dans des remakes ou hommages à ses films passés, notamment le The Crazies de 2010, dans lequel elle fait une brève apparition en clin d’œil au film original.

Une actrice devenue icône pour les amateurs de cinéma bis

La carrière de Lynn Lowry ne se mesure pas en nombre de blockbusters ou de nominations prestigieuses, mais dans l’empreinte qu’elle a laissée dans un genre bien particulier. Elle fait partie de ces actrices qui n’ont jamais véritablement quitté l’underground, et qui, pour cette raison même, ont conservé une authenticité artistique difficile à trouver dans le circuit plus conventionnel.

Avec sa présence fragile et sa capacité à rendre crédibles les situations les plus absurdes ou extrêmes, Lynn Lowry incarne une forme de pureté troublante, presque irréelle. Elle est à la fois la victime, l’observatrice et parfois l’élément perturbateur, sans jamais tomber dans le cliché de la "scream queen" criarde. Son jeu, souvent intériorisé, subtil, fait d’elle une actrice à part, plus proche du théâtre expérimental que de l’horreur commerciale.

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