Lung Fei

  • Casting

Détails

Autre nom 龍飛
Âge
Nationalité
Filmographie 3 films

Biographie

Lung Fei est né le 22 janvier 1945 à Taiwan. Acteur actif principalement durant les années 1970 et 1980, Lung Fei s’est taillé une place dans le monde foisonnant du cinéma d’arts martiaux asiatique, en particulier dans les productions taïwanaises et hongkongaises de série B, souvent marquées par leur énergie brute et leur inventivité visuelle... même quand les budgets étaient serrés. Si Lung Fei n’a pas le statut iconique d’un Bruce Lee ou d’un Jackie Chan, il appartient pourtant à cette génération d’acteurs de films de kung-fu, de vengeance rurale et de révolte populaire, qui ont défini tout un pan du cinéma de genre en Asie de l’Est.

Le méchant parfait : une gueule, un regard et un art du coup de pied vicieux

Ce qui distingue immédiatement Lung Fei, c’est son physique intimidant. Regard perçant, mâchoire serrée, mouvements secs : il est rapidement associé à des rôles d’antagoniste dans les films de kung-fu, où il campe des chefs de clan corrompus, des experts en arts martiaux sans scrupules, ou des hommes de main redoutables.

Dans un genre où les codes manichéens sont souvent très marqués (le héros est pur, le méchant est très méchant), Lung Fei devient un second couteau de luxe, toujours prêt à en découdre, et souvent battu dans un combat final spectaculaire après avoir fait transpirer le héros pendant 80 % du film. Une spécialité en soi.

Son jeu est physique, expressif, très ancré dans le style chorégraphié des années 70 : coups secs, postures exagérées, cris de combat au bon moment. Il maîtrise parfaitement ce que le public attendait de lui : faire peur, puis perdre avec panache.

Une carrière prolifique dans les circuits indépendants

Le cinéma d’arts martiaux des années 70 ne se limite pas aux productions de la Shaw Brothers ou à la Golden Harvest. À côté de ces grands studios, un nombre impressionnant de films sont tournés dans des conditions plus modestes, souvent en coproduction entre Taïwan et Hong Kong, avec des équipes techniques parfois improvisées mais une passion inépuisable pour les récits de sabre, de kung-fu ou de vengeances familiales.

Lung Fei apparaît dans des dizaines de ces films, souvent avec des titres évocateurs comme Shaolin Death Squads, Fist of the Double K, 18 Fatal Strikes, ou encore The Story of Drunken Tiger. Beaucoup de ces films sont aujourd’hui devenus cultes, non pas pour leur finesse, mais pour leur énergie brute, leur côté artisanat sauvage, et leur capacité à offrir du pur divertissement martial à bas coût.

Les rôles de Lung Fei sont rarement complexes, mais toujours efficaces. Il représente une certaine forme de stabilité dans l’univers chaotique du kung-fu de série B : quand il entre à l’écran, on sait que ça va mal tourner.

Un acteur discret, mais emblématique d’une époque

Peu d’interviews, pas de biographie officielle, très peu de traces sur sa vie personnelle : Lung Fei est de ces acteurs entièrement absorbés par leur travail, sans volonté de devenir une vedette hors écran. Il semble avoir disparu des radars du cinéma après les années 80, comme beaucoup de ses collègues de cette période effervescente.

Aujourd’hui, son nom circule surtout chez les amateurs de cinéma bis asiatique, chez les collectionneurs de VHS poussiéreuses ou dans les catalogues des plateformes de niche spécialisées en kung-fu vintage. Certains de ses films sont devenus cultes pour leur absurdité ou leur côté "so bad it’s good", d’autres pour leur sincérité brutale et leur efficacité visuelle.

Lung Fei, méchant culte du kung-fu old school

Lung Fei ne cherchait sans doute pas à révolutionner le cinéma, mais il a incarné à la perfection le méchant typique du kung-fu vintage, celui qu’on adore détester, celui dont l’arrogance sera punie par un coup de pied retourné en plein thorax lors de l’affrontement final.

Et c’est précisément cette cohérence, cette régularité, qui fait de Lung Fei une figure familière et rassurante pour tout fan de cinéma d’action asiatique des années 70–80. Un nom qui évoque une époque où les chorégraphies se faisaient à l’instinct, où le bon et le méchant étaient clairement identifiés, et où un acteur comme Lung Fei suffisait à annoncer une bonne dose de baston bien cadrée.

Filmographie

  • Ajouté le
  • Modifié le