Lucy Punch

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Filmographie 9 films

Biographie

Lucy Punch est née le 30 décembre 1977 à Hammersmith, dans l’ouest de Londres. Actrice britannique au style bien trempé, Lucy Punch s’est imposée comme une spécialiste des personnages hauts en couleur, souvent un peu snobs, décalés ou délicieusement insupportables. Que ce soit dans des comédies grinçantes, des drames déguisés en satire ou des séries au ton acide, elle excelle dans l’art de donner vie à des femmes qui ne laissent personne indifférent. Si son nom n’est pas toujours sur toutes les affiches, sa présence, elle, est impossible à ignorer.

Une formation classique et des débuts prometteurs

Formée au National Youth Theatre of Great Britain, Lucy Punch se passionne très tôt pour la comédie. Elle commence à jouer à la télévision dès la fin des années 90, avec des apparitions dans des séries britanniques comme Let Them Eat Cake ou Doc Martin, où elle affine déjà ce qui deviendra son style de prédilection : des personnages à la fois extravagants, élégants et très expressifs, toujours un peu à la marge du bon goût… mais avec une irrésistible énergie.

Elle fait aussi ses premiers pas sur les planches du théâtre anglais, ce qui renforce sa capacité à porter des dialogues longs, parfois absurdes, souvent très écrits. Cette base scénique lui donne un sens du rythme comique précieux, qu’elle exploitera pleinement dans ses rôles les plus marquants.

Une percée au cinéma entre satire et second degré

Le cinéma ne tarde pas à s’intéresser à Lucy Punch, d’abord dans des productions anglaises, puis de plus en plus internationales. Elle se fait remarquer dans Being Julia (2004) avec Annette Bening, puis dans Hot Fuzz (2007), comédie policière délirante signée Edgar Wright, où elle apparaît dans un petit rôle, mais au milieu d’une distribution culte.

Mais c’est dans You Will Meet a Tall Dark Stranger (2010), de Woody Allen, qu’elle obtient l’un de ses premiers rôles significatifs aux yeux du public mondial. Elle y incarne Charmaine, une call-girl un peu brutale et très directe, qui devient la nouvelle compagne d’un personnage joué par Anthony Hopkins. Un rôle parfaitement calibré pour son registre : décalé, provocant, mais toujours sur le fil du burlesque et du vrai. Le film la propulse comme actrice comique de premier plan, capable d’apporter une touche de folie dans les univers les plus feutrés.

Des rôles comiques mémorables et toujours un peu dérangeants

Lucy Punch excelle dans les rôles de femmes exubérantes, souvent en rivalité avec des héroïnes plus lisses. Dans Bad Teacher (2011), elle joue la collègue très (trop) investie face à Cameron Diaz, dans une guerre de styles et de pédagogie aussi hilarante que cynique. Elle transforme ce personnage de "femme parfaite" en incarnation irrésistible de l’enfer sur deux jambes, avec un mélange de naïveté apparente et de contrôle obsessionnel.

Dans Dinner for Schmucks (2010), adaptation américaine de Le Dîner de cons, elle incarne une ex-petite amie très très envahissante, confirmant sa capacité à voler la vedette même dans un rôle secondaire. Son sens de la comédie physique, son art de l’exagération sans vulgarité et sa diction impeccable la rendent tout simplement inoubliable.

Elle prête également sa voix et son exubérance à des rôles animés et poursuit en parallèle une carrière télévisée dense, aussi bien au Royaume-Uni qu’aux États-Unis.

Une figure récurrente dans les séries télé

À la télévision, Lucy Punch a multiplié les projets très variés. Elle tient un rôle récurrent dans Ben and Kate, une sitcom américaine où elle joue une colocataire extravagante et très expressive, typique de sa galerie de personnages. Mais c’est surtout dans A Series of Unfortunate Events (2017–2019), adaptation des romans de Lemony Snicket, qu’elle brille à nouveau : elle y incarne Esmé Squalor, une femme snob au summum de la superficialité, dans un univers visuellement foisonnant. Là encore, son jeu flamboyant et millimétré colle parfaitement à cet univers à mi-chemin entre le gothique et la parodie.

Plus récemment, on la retrouve dans Motherland, une série britannique au vitriol sur la parentalité moderne. Elle y incarne Amanda, l’archétype de la mère ultra-parfaite et passive-agressive, sorte de démon en talons aiguilles déguisé en modèle d’équilibre. Une performance tout en tension douce, où elle donne corps à ce que l'on adore détester dans certaines figures de pouvoir social féminin.

Un art du décalage maîtrisé

Ce qui fait la force de Lucy Punch, c’est son art du décalage permanent. Elle sait incarner des femmes qui, en surface, semblent maîtriser leur image, mais qui débordent en permanence du cadre : trop intenses, trop sophistiquées, trop honnêtes, trop tout. Elle joue souvent des rôles qui flirtent avec la caricature, mais qu’elle parvient à rendre crédibles, voire attachants, par des microdétails de jeu, des regards, des silences à contre-temps.

Elle n’a jamais cherché à jouer les héroïnes lisses ou consensuelles, préférant les personnages qui bousculent, qui imposent une énergie, qui surprennent. En cela, elle s’inscrit dans une lignée d’actrices comiques britanniques à l’humour sec, un peu cruel, mais toujours intelligent.

Filmographie

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