Luca Marinelli
- Casting
Détails
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Luca Marinelli est né le 22 octobre 1984 à Rome, en Italie. Issu d’une famille d’artistes, son père est doublure vocale dans le cinéma italien, il baigne dès l’enfance dans un univers où les voix, les corps et les personnages font partie du quotidien.
Très tôt attiré par le théâtre, Luca Marinelli se forme à l’Accademia Nazionale d'Arte Drammatica Silvio D'Amico, haut lieu de la formation théâtrale italienne. Il en sort armé d’une technique solide, d’une présence singulière, et d’un goût prononcé pour les rôles ambigus.
Depuis ses débuts, Luca Marinelli ne suit pas une trajectoire de star traditionnelle. Il ne cherche pas les grands rôles rassurants ou les blockbusters formatés. Il préfère l’instabilité, les personnages fêlés, les récits déroutants. Et c’est ce qui fait de lui l’un des visages les plus fascinants du cinéma italien contemporain, et de plus en plus, international.
Une révélation remarquée dans La solitudine dei numeri primi
Le public découvre vraiment Luca Marinelli en 2010 dans La solitudine dei numeri primi (La Solitude des nombres premiers), adaptation du roman de Paolo Giordano. Il y incarne Mattia, un jeune homme tourmenté, isolé, marqué par la culpabilité. Le rôle exige une intensité intérieure constante, peu de mots, beaucoup de silences. Et Luca Marinelli s’y révèle magnétique, capable de transmettre tout un monde émotionnel dans un simple regard. Une performance qui le propulse dans le cercle des jeunes acteurs à suivre.
Il enchaîne ensuite les rôles dans des productions italiennes indépendantes et audacieuses, comme Waves ou Tutti i santi giorni, où il explore les limites de la masculinité contemporaine. Il se spécialise dans ces personnages à la fois tendres et inquiets, souvent blessés, toujours complexes. Très vite, Luca Marinelli devient une figure du nouveau cinéma italien, aux côtés d’acteurs comme Elio Germano ou Alessandro Borghi, avec lesquels il partage un goût pour le risque et l’intensité.
Lo chiamavano Jeeg Robot et le détournement du super-héros
En 2015, Luca Marinelli explose véritablement avec Lo chiamavano Jeeg Robot, un film qui joue avec les codes du film de super-héros à l’italienne. Mais ce n’est pas lui le héros, il incarne Zingaro, le méchant, un gangster aussi grotesque que terrifiant, passionné de variétés italiennes et totalement imprévisible. Le personnage est un festival de folie, et Luca Marinelli s’y livre à une performance survoltée, théâtrale, presque opératique. Il décroche le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle, et entre définitivement dans la cour des grands.
Avec ce rôle, il montre qu’il peut tout jouer : le taiseux blessé, le fou furieux flamboyant, l’amoureux fragile ou l’antihéros déviant. Il ne se limite à aucun genre, ce qui lui ouvre rapidement les portes de projets plus vastes.
Un virage international avec Martin Eden et The Old Guard
Le film qui l’impose à l’international, c’est Martin Eden (2019), adaptation du roman de Jack London transposé dans une Italie fictive et atemporelle. Luca Marinelli y incarne le personnage-titre, un jeune homme autodidacte, passionné, épris de justice et dévoré par ses contradictions. Le rôle est monumental, et il le porte avec une intensité quasi tragique. Sa performance est saluée dans le monde entier, et il reçoit la Coupe Volpi du meilleur acteur à la Mostra de Venise.
Dans la foulée, il fait une incursion remarquée dans le cinéma américain avec The Old Guard sur Netflix, où il donne la réplique à Charlize Theron. Là encore, il ne choisit pas le chemin le plus simple : son personnage, Nicky, est un immortel profondément humain, engagé dans une relation amoureuse rare pour ce type de production, traitée avec douceur et gravité. Même dans un film d’action, Luca Marinelli refuse la superficialité.