Linda Blair
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 6 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Linda Blair, née le 22 janvier 1959 à St. Louis, dans le Missouri, fait partie de ces visages que l’on n’oublie pas. Et pour cause, difficile de dissocier son nom du film d’horreur culte L’Exorciste, qui a marqué l’histoire du cinéma autant qu’il a marqué sa vie. Nationalité américaine, cheveux bruns, regard intense, Linda Blair est devenue célèbre très jeune, et cela a eu des conséquences... pas toujours aussi spectaculaires que ses scènes de lévitation.
Le choc L’Exorciste : Linda Blair propulsée dans la légende
À seulement 14 ans, Linda Blair incarne Regan MacNeil, une adolescente possédée par un démon dans L’Exorciste (The Exorcist, 1973), réalisé par William Friedkin. Le film est un phénomène mondial, provoquant malaises, évanouissements et débats publics. Pour Linda Blair, c’est un rôle à la fois extraordinaire et terriblement exigeant. Elle subit un entraînement physique rigoureux, enchaîne les heures de maquillage et les scènes éprouvantes, le tout sous l’œil inquiet de ses parents et de l’équipe du film.
Sa performance est saluée par la critique. Elle reçoit un Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle, et une nomination à l’Oscar dans la même catégorie. Mais le succès a un prix. Linda Blair est immédiatement associée à son personnage et devient la cible de critiques, de menaces, et de rumeurs, certains spectateurs ne faisant plus la distinction entre l’actrice et la possédée. Une situation pour le moins... étrange.
Après l’horreur, une carrière plus discrète pour Linda Blair
Une fois passée l’euphorie (et la frayeur) de L’Exorciste, Linda Blair tente de faire sa place à Hollywood. Elle reprend brièvement son rôle dans L’Exorciste 2 : L’Hérétique (Exorcist II: The Heretic, 1977), un film largement critiqué, parfois qualifié de ratage artistique. Ensuite, elle s’oriente vers des productions plus modestes, souvent dans des rôles provocants ou dans des séries B, loin du prestige initial de son tout premier grand rôle.
Au fil des années 1980, Linda Blair devient un visage familier du cinéma d’exploitation, avec des titres comme Savage Streets ou Hell Night. Ces choix l’éloignent un peu plus du grand écran traditionnel, mais elle cultive un public fidèle dans le cercle des amateurs de films de genre. Elle apparaît également à la télévision, dans des séries, des téléfilms, et parfois en guest dans des émissions liées au paranormal (évidemment...).
Linda Blair et l’engagement : animaux, spiritualité et mode de vie
Si Linda Blair est restée relativement en retrait du grand show business, c’est aussi parce qu’elle a choisi de s’engager dans d’autres causes. Depuis les années 2000, elle est très active dans la défense des animaux, en particulier les chiens. Elle fonde la Linda Blair WorldHeart Foundation, qui œuvre pour le sauvetage et la réhabilitation d’animaux abandonnés ou maltraités.
Végétarienne de longue date, adepte du bien-être et de la spiritualité, Linda Blair se consacre également à la sensibilisation à la cause environnementale et à un mode de vie sain. Une trajectoire loin des projecteurs mais en accord avec une certaine recherche de paix intérieure, on comprend qu’après avoir été possédée à l’écran, elle ait cherché un peu de sérénité dans la vraie vie.
Une actrice devenue icône malgré elle
Le nom de Linda Blair reste indissociable de l’histoire du cinéma d’horreur. Malgré une carrière qui n’a pas suivi les chemins classiques d’Hollywood, elle conserve une place à part, grâce à un rôle devenu mythique. Régulièrement invitée dans des conventions, célébrée par les fans du genre, elle est aujourd’hui une figure culte, à la fois actrice, survivante de l’industrie et militante.
En fin de compte, Linda Blair est bien plus que "la fille de L’Exorciste". Elle est aussi la preuve qu’on peut naître icône à 14 ans et décider, par la suite, de tracer sa route à sa manière, loin des têtes qui tournent à 360°.