Leopoldo Trieste
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Leopoldo Trieste est un acteur, réalisateur, scénariste et dramaturge italien, né le 3 mai 1917 à Reggio de Calabre, Italie, et mort le 25 janvier 2003 à Rome, Italie.
Leopoldo Trieste, de l’écriture dramatique au cinéma
Leopoldo Trieste commence son parcours public par le théâtre et l’écriture. Il est l’auteur de plusieurs pièces, dont La frontiera, créée au Teatro Quirino en 1945, et Febbre di vivere, ensuite adaptée au cinéma sous le titre Febbre di vivere, réalisé par Claudio Gora. Cette première activité d’auteur précède une carrière d’acteur très abondante, mais reste un élément central de son identité artistique.
Avant de devenir un visage familier du cinéma italien, Leopoldo Trieste travaille comme scénariste. Il collabore notamment à Gioventù perduta de Pietro Germi et à Il cielo è rosso de Claudio Gora. Cette entrée par l’écriture lui donne une place particulière parmi les acteurs italiens de sa génération, à la fois interprète, dramaturge et artisan de scénarios.
Leopoldo Trieste et Federico Fellini
La carrière d’acteur de Leopoldo Trieste est fortement associée à Federico Fellini. Il apparaît dans Lo sceicco bianco, sorti en 1952, où il interprète Ivan Cavalli, jeune mari en voyage de noces à Rome. Ce rôle marque l’un des premiers grands repères de sa filmographie.
En 1953, Leopoldo Trieste joue Leopoldo, aspirant dramaturge, dans I vitelloni. Le film, centré sur un groupe de jeunes hommes dans une ville de province, compte parmi les œuvres importantes des débuts de Fellini. Le personnage de Leopoldo Trieste, rêveur de théâtre et de reconnaissance, offre un écho assez savoureux à sa propre activité d’auteur, sans qu’il soit nécessaire de forcer le parallèle au-delà du générique.
Rôles de caractère dans le cinéma italien
Après ses films avec Fellini, Leopoldo Trieste devient un acteur de caractère très demandé. Il apparaît dans Un giorno da leoni de Nanni Loy, puis dans plusieurs films de Pietro Germi, dont Divorzio all’italiana et Sedotta e abbandonata. Ces titres l’inscrivent dans une période majeure de la comédie italienne, où le rire accompagne souvent l’observation sociale et les tensions familiales.
Pour Sedotta e abbandonata, sorti en 1964, Leopoldo Trieste reçoit le Nastro d’argento du meilleur acteur dans un second rôle. Son jeu, souvent précis, ironique ou légèrement inquiet, lui permet d’occuper des rôles secondaires avec une présence immédiatement identifiable, dans un cinéma où les personnages périphériques ont parfois autant d’épaisseur que les héros officiels.
Réalisation et scénarios de Leopoldo Trieste
Leopoldo Trieste réalise deux longs métrages, Città di notte, sorti en 1958, et Il peccato degli anni verdi, sorti en 1960. Il en signe également le scénario, prolongeant ainsi son activité d’auteur au sein de la mise en scène cinématographique.
Cette partie de son parcours reste plus brève que sa carrière d’acteur. Leopoldo Trieste demeure surtout reconnu pour ses rôles devant la caméra, mais ses films comme réalisateur témoignent d’un rapport complet au cinéma, allant de l’écriture dramatique au scénario, puis à l’interprétation et à la direction.
Leopoldo Trieste dans les productions internationales
La filmographie de Leopoldo Trieste comprend plusieurs productions internationales. En 1974, il interprète Roberto, le propriétaire lié à l’intrigue de New York, dans The Godfather Part II de Francis Ford Coppola. Ce rôle donne à son nom une visibilité durable auprès du public anglophone.
Il apparaît aussi dans The Name of the Rose, réalisé par Jean-Jacques Annaud et sorti en 1986, ainsi que dans Cinema Paradiso, réalisé par Giuseppe Tornatore et sorti en 1988. Ces films prolongent sa présence dans des œuvres largement diffusées hors d’Italie, tout en conservant son identité d’acteur issu du cinéma italien d’après-guerre.
Dernières années et reconnaissance de Leopoldo Trieste
Dans les années 1980 et 1990, Leopoldo Trieste continue d’apparaître au cinéma et à la télévision. Il joue notamment dans Enrico IV de Marco Bellocchio, qui lui vaut un nouveau Nastro d’argento du meilleur acteur dans un second rôle, puis dans L’uomo delle stelle de Giuseppe Tornatore, pour lequel il reçoit un David di Donatello et un autre Nastro d’argento.
Leopoldo Trieste reste associé à Lo sceicco bianco, I vitelloni, Divorzio all’italiana, Sedotta e abbandonata, The Godfather Part II, The Name of the Rose et Cinema Paradiso. Son parcours réunit théâtre, écriture, réalisation et interprétation, avec une présence de second rôle devenue l’une des signatures discrètes mais durables du cinéma italien du XXe siècle.