Leon Rippy
- Casting
Détails
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Leon Rippy est un acteur américain né le 30 octobre 1949 à Rock Hill, en Caroline du Sud. Son nom n’est peut-être pas sur toutes les lèvres, mais pour les amateurs de séries câblées et de cinéma de genre, Leon Rippy est une figure aussi familière qu’appréciée. Avec son visage buriné, sa voix traînante et sa manière si singulière d’habiter ses personnages, il s’est imposé comme un acteur de second plan indispensable, de ceux qui ne font pas de bruit… mais qu’on n’oublie jamais vraiment.
Un début de carrière atypique et sans plan de carrière
Avant de se lancer dans le cinéma, Leon Rippy mène une vie bien différente : il travaille dans le théâtre, fonde même sa propre compagnie, puis évolue quelque temps dans le milieu du cirque – oui, un détour peu courant dans un CV d’acteur hollywoodien. Ce parcours hétéroclite lui donne une certaine souplesse, une capacité à observer, et surtout à composer des personnages qui ne ressemblent à personne d’autre.
Il commence à apparaître à l’écran dans les années 80, souvent dans des films d’action ou des productions indépendantes. Il collabore à plusieurs reprises avec Roland Emmerich, dans Universal Soldier (1992), Stargate (1994), The Patriot (2000) et Eight Legged Freaks (2002). Dans ces productions, Leon Rippy n’est jamais au centre, mais toujours en orbite des grands événements, comme une boussole morale bancale mais crédible, ou un élément perturbateur qu’on n’avait pas vu venir.
Un acteur fétiche des séries à forte personnalité
Si Leon Rippy brille au cinéma, c’est surtout à la télévision qu’il trouve son terrain d’expression le plus riche. Il marque les esprits dans Deadwood, série culte de HBO, où il incarne Tom Nuttall, le tenancier du saloon. Dans cet univers brutal et poisseux, Leon Rippy joue un homme d’habitudes, observateur du chaos, parfois drôle malgré lui, souvent plus lucide qu’il ne le laisse paraître. Son jeu, tout en lenteur et en non-dits, correspond parfaitement à l’ambiance de la série.
On le retrouve également dans Saving Grace (2007–2010), où il incarne Earl, un ange à l’allure de vieux cow-boy, envoyé pour remettre une policière sur le droit chemin. Un rôle à la fois étrange, spirituel, et foncièrement humain. Là encore, Leon Rippy impose une présence peu conventionnelle, mêlant sagesse, bizarrerie et tendresse.
Il fait aussi des apparitions dans Leverage, The Blacklist, Under the Dome, Alcatraz, The Lone Ranger, Justified et NCIS. Des rôles variés, mais avec toujours ce petit décalage, ce grain de sable dans la mécanique, qui rend ses personnages plus intéressants qu’ils n’y paraissent de prime abord.
Une capacité à faire exister les marges
Leon Rippy, c’est un peu le spécialiste des figures marginales : celui qu’on ne regarde pas tout de suite, mais qui détient une vérité cachée, une faille, un passé trouble ou une sagesse inattendue. Il incarne souvent des personnages "de terrain" : tenanciers, ouvriers, marginaux, vétérans, figures rurales. Des rôles qu’on pourrait croire stéréotypés, mais qu’il parvient à rendre profonds et singuliers, grâce à un jeu tout en nuance.
Ce qui marque, c’est sa capacité à ne pas surjouer. Il ne cherche pas à briller, ni à forcer l’attention. Il laisse les scènes venir à lui, avec une forme de calme presque désarmant. C’est peut-être pour cela que ses performances résonnent longtemps après le générique.