Lennie James
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Lennie James est né le 11 octobre 1965 à Nottingham, en Angleterre. Acteur, scénariste et dramaturge britannique, il s’est imposé au fil des années comme une figure singulière du cinéma et de la télévision, aussi à l’aise dans les récits sociaux intimes que dans les grandes franchises internationales. Doté d’une intensité tranquille et d’un regard souvent chargé de tension, Lennie James incarne des personnages complexes, souvent marqués par la lutte, la survie ou la mémoire.
Une jeunesse marquée par le réel
La vie de Lennie James ne commence pas sous les projecteurs. Il perd sa mère très jeune, et passe une grande partie de son enfance dans un foyer d’accueil, avec son frère. Cette expérience, loin d’être anodine, va profondément marquer son regard sur le monde, mais aussi nourrir plus tard ses choix d’acteur et de scénariste. Il ne vient pas d’un milieu artistique, mais il découvre le théâtre presque par hasard, et décide d’en faire son chemin.
Il se forme à la Guildhall School of Music and Drama, l’une des écoles d’art dramatique les plus réputées du Royaume-Uni, où il croise notamment Ewan McGregor ou Dominic West. Son jeu se caractérise très vite par une sobriété expressive, une économie de gestes, mais une forte densité émotionnelle. Il n’en fait jamais trop, mais il dit beaucoup.
The Walking Dead : une popularité mondiale
Bien que sa carrière soit déjà bien entamée depuis les années 1990, c’est avec le personnage de Morgan Jones dans The Walking Dead que Lennie James atteint une notoriété mondiale. Présent dès le tout premier épisode de la série en 2010, il incarne un survivant hanté par la perte de son fils, entre lucidité et folie. Morgan, c’est le personnage qui revient toujours, jamais vraiment guéri, jamais totalement perdu non plus.
Lennie James apporte une humanité troublante à ce rôle. Il joue la douleur en silence, les blessures sans pathos. Lorsqu’il rejoint la série dérivée Fear the Walking Dead, il devient même l’un des piliers du récit, prouvant sa capacité à porter une histoire sur ses épaules. C’est une performance sur la durée, tout en retenue et en tension contenue, qui participe à faire de Morgan un personnage culte pour les fans de l’univers zombie.
Une carrière riche au cinéma et à la télévision britannique
Mais réduire Lennie James à l’apocalypse serait une erreur. Avant les zombies, il s’est illustré dans de nombreux drames sociaux, souvent dans des rôles engagés. On le retrouve dans Snatch (2000) de Guy Ritchie, dans un registre plus nerveux et stylisé, ou encore dans Sahara (2005), où il apporte une touche de sérieux dans un film d’aventure plus léger.
C’est toutefois à la télévision britannique qu’il brille le plus. Dans Line of Duty, thriller policier très apprécié du public britannique, il campe un inspecteur à la moralité ambivalente, pris dans un réseau de corruption. Mais c’est surtout avec Save Me, une série qu’il a lui-même créée, écrite et interprétée, qu’il montre l’étendue de son talent. Il y joue un père marginal qui se lance dans une quête désespérée pour retrouver sa fille disparue.
La série, saluée par la critique, est un drame urbain puissant, profondément ancré dans la réalité sociale britannique, avec des dialogues incisifs et une tension constante. Lennie James y révèle son talent d’auteur autant que d’acteur, avec un personnage cabossé, parfois moralement douteux, mais d’une humanité bouleversante.
Un acteur engagé, sans faux-semblants
Lennie James n’est pas du genre à chercher les projecteurs. Il parle peu de lui, mais quand il le fait, c’est avec honnêteté. Il évoque sans détour son enfance, son rapport à l’identité, à la masculinité, et à la représentation des minorités dans les médias. Il milite pour une écriture plus nuancée des personnages noirs, loin des clichés ou des rôles interchangeables.
Il choisit ses projets avec soin, souvent pour ce qu’ils racontent du monde réel. Que ce soit dans un décor post-apocalyptique ou dans une banlieue londonienne, Lennie James reste fidèle à une idée simple mais exigeante du métier : raconter des histoires qui comptent, et incarner des personnages qui ne se résument pas à une fonction narrative.