Leigh Whannell

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Filmographie 20 films

Biographie

Né le 17 janvier 1977 à Melbourne, Australie, Leigh Whannell est un scénariste, réalisateur, producteur et acteur australien, principalement connu pour être l’un des architectes du cinéma d’horreur moderne. Son nom reste indissociable de franchises comme Saw, Insidious et plus récemment du thriller acclamé The Invisible Man. Et s’il n’apparaît pas toujours sous les projecteurs, il n’en est pas moins l’un des cerveaux les plus créatifs (et légèrement tordus) du cinéma de genre contemporain.

Leigh Whannell : des débuts télévisés à l’écriture de Saw

Avant de retourner les estomacs des spectateurs du monde entier, Leigh Whannell faisait ses armes à la télévision australienne dans les années 90, notamment en tant que chroniqueur cinéma dans l’émission jeunesse Recovery. Il y développe une passion pour le cinéma d’horreur, qu’il partage avec James Wan, rencontré à la Victorian College of the Arts. C’est ensemble qu’ils vont écrire un court-métrage en 2003, qui deviendra le point de départ d’un véritable phénomène : Saw.

En 2004, Saw sort en salles, avec Leigh Whannell au scénario et dans l’un des rôles principaux. Le film, produit avec un budget microscopique, devient un succès mondial. En plus d’avoir inventé l’inoubliable Jigsaw, il a redéfini le thriller d’horreur pour une génération. À la fois tordu, malin et profondément anxiogène, Saw a marqué un tournant pour les studios, enclenchant une série de suites dont Whannell coécrira plusieurs épisodes.

L’univers Insidious : retour aux fantômes, avec une touche personnelle

Après avoir contribué à l’univers Dead Silence et coécrit Insidious (2010), Leigh Whannell commence à imprimer davantage sa patte dans le style de narration. Avec cette série de films réalisés en étroite collaboration avec James Wan, il explore les codes du surnaturel en les tordant légèrement. Ici, pas de tueur masqué, mais des entités, des peurs enfouies, des plans-séquences qui traînent un peu trop longtemps pour votre confort.

Leigh Whannell réalise lui-même Insidious: Chapter 3 (2015), signant un prequel plus intimiste, dans lequel il tient toujours le rôle du geek sympathique Specs. Cette fois, il passe pleinement derrière la caméra, avec un sens du rythme et de l’ambiance qui ne passera plus inaperçu.

Upgrade et The Invisible Man : la science-fiction qui serre la gorge

C’est en 2018 que Leigh Whannell surprend une fois encore avec Upgrade, un film de science-fiction à petit budget mais à haute ambition. Mêlant vengeance, transhumanisme et body horror, le film est salué pour sa réalisation inventive, notamment ses chorégraphies de combat assistées par caméra, devenues virales sur Internet. Une preuve qu’il sait faire beaucoup avec peu — et surtout, que la technique peut aussi servir l’angoisse.

Mais c’est avec The Invisible Man (2020) que Whannell touche un nouveau sommet critique. Relecture contemporaine du classique de H.G. Wells, le film s’éloigne du monstre pour se concentrer sur la violence psychologique, avec une Elisabeth Moss glaçante de justesse. Le film, produit par Blumhouse, fait un carton et confirme Leigh Whannell comme un auteur à part entière : un réalisateur capable de faire frémir tout en parlant (très bien) de contrôle, de paranoïa et d’emprise.

Leigh Whannell : une signature visuelle et narrative bien à lui

Le style de Leigh Whannell repose sur un équilibre délicat entre tension dramatique, idées de mise en scène inventives et scénarios souvent plus profonds qu’ils n’y paraissent. Il aime les personnages qui doutent, les réalités déformées, les récits où tout semble normal... jusqu’à ce que plus rien ne le soit. Il est aussi reconnu pour sa manière d’exploiter intelligemment les contraintes budgétaires, préférant la créativité à la surenchère d’effets spéciaux.

Et si son nom est encore moins connu du grand public que certains réalisateurs de genre, dans les coulisses, il fait clairement partie des incontournables.

Un avenir qui ne fait pas (trop) peur

Parmi les projets à venir, Leigh Whannell est souvent mentionné dans des rumeurs autour de remakes ou d’univers partagés (Universal Monsters, reboots Blumhouse…). Qu’il reste fidèle à ses productions de genre ou qu’il explore des formats plus grand public, il semble que sa capacité à transformer les récits les plus simples en cauchemars stylisés ait encore de beaux jours devant elle.

Leigh Whannell, artisan de l’ombre devenu figure du genre

Entre sa plume incisive, sa mise en scène ciselée et son amour assumé pour les codes du thriller et de l’horreur, Leigh Whannell s’est imposé comme l’un des noms les plus passionnants du cinéma contemporain. Il n’a pas besoin d’un monstre sous le lit ou d’un jumpscare toutes les deux minutes pour faire frémir. Il lui suffit d’une idée bien ficelée... et d’un silence un peu trop prolongé.

Filmographie

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