Leigh Taylor-Young
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Leigh Taylor-Young est née le 25 janvier 1945 à Washington D.C. Elle est surtout connue pour ses rôles au cinéma et à la télévision dans les années 1960 à 1990, période au cours de laquelle elle s’est imposée par son allure éthérée, sa voix douce, et un jeu mêlant fragilité et mystère. Active aussi bien dans les soap operas, les films d’anticipation que les productions spirituelles plus confidentielles, Leigh Taylor-Young a mené une carrière à la fois ancrée dans Hollywood et marquée par une quête de sens plus personnelle.
Une percée remarquée dans Peyton Place
Leigh Taylor-Young commence sa carrière en fanfare avec un rôle dans la série télévisée à succès Peyton Place, en 1966. Elle y incarne Rachel Welles, un personnage troublé au passé douloureux, dont la vulnérabilité captive le public. Cette performance lui vaut rapidement une visibilité nationale et l’installe dans la lignée des jeunes actrices hollywoodiennes de l’époque, à la fois séduisantes et mystérieuses.
Ce rôle est aussi le point de départ d’une relation amoureuse avec Ryan O’Neal, son partenaire à l’écran, qu’elle épouse peu après. Le couple incarne alors une forme d’idéal hollywoodien, même si leur union reste relativement brève.
Soylent Green et le virage science-fiction
Au cinéma, Leigh Taylor-Young reste probablement la plus connue pour son rôle dans Soylent Green (1973), film de science-fiction dystopique culte, avec Charlton Heston. Elle y joue Shirl, une femme « fournie » avec l’appartement de luxe d’un homme assassiné, un concept glaçant propre à l’univers du film. Son personnage, à la fois complice et prisonnière d’un système inhumain, incarne l’ambiguïté morale d’une société déshumanisée.
Ce rôle ancre Leigh Taylor-Young dans l’imaginaire du cinéma de genre, même si elle ne poursuivra pas cette voie sur le long terme. Néanmoins, sa performance dans Soylent Green lui vaut une reconnaissance durable chez les amateurs de science-fiction engagée.
Une actrice récurrente dans les téléfilms et séries
Tout au long des années 1980 et 1990, Leigh Taylor-Young devient un visage familier du petit écran. Elle apparaît dans des dizaines d’épisodes de séries populaires, parfois en guest-star, parfois dans des rôles récurrents. Elle joue notamment dans Dallas, Life Goes On, Picket Fences, Murder, She Wrote, et dans de nombreux téléfilms, souvent dans des rôles de femmes élégantes, aux intentions troubles ou aux passés complexes.
Son travail dans Picket Fences, série dramatique de David E. Kelley, lui vaut un Emmy Award en 1994, pour son interprétation d’un personnage secondaire particulièrement marquant. Ce prix souligne ses talents d’actrice dramatique, souvent sous-estimés du grand public.
Une trajectoire marquée par la spiritualité
Au-delà de ses rôles à l’écran, Leigh Taylor-Young s’est progressivement tournée vers une quête spirituelle, qui influencera la suite de sa carrière. Elle devient une figure active dans le mouvement New Age et participe à des conférences sur la conscience, la méditation et la croissance personnelle. Elle s’investit également dans des productions audiovisuelles à vocation spirituelle ou philosophique, en marge de l’industrie hollywoodienne classique.
Ce virage n’a rien de marketing : il reflète une évolution intérieure sincère, que l’on ressent jusque dans ses dernières apparitions publiques, souvent empreintes d’une forme de paix assumée. Elle est aussi active dans des engagements humanitaires, notamment autour de l’éducation et du bien-être.