Lee Van Cleef
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Lee Van Cleef, né Clarence LeRoy Van Cleef Jr. le 9 janvier 1925 à Somerville (New Jersey, États‑Unis), est décédé le 16 décembre 1989 à Oxnard (Californie) à l’âge de 64 ans. Servant dans la marine américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, il reçut plusieurs médailles pour son engagement avant d’embrasser une carrière d’acteur, souvent caractérisé par une froideur menaçante, renforcée par son regard perçant, sa silhouette élancée et sa voix grave.
L’anti-héros du western spaghetti : vilain mais fascinant
Longtemps cantonné aux seconds rôles de bandit taciturne dans les westerns classiques américains des années 1950, Lee Van Cleef connaîtra une transformation majeure à partir de 1965 grâce au succès du western spaghetti. C’est Sergio Leone qui lui offre le rôle du colonel Mortimer dans Et pour quelques dollars de plus, réémergeant ainsi comme héros actif et garnissant films désormais cultes tels que Le Bon, la Brute et le Truand.
Sa carrière fut ensuite dominée par une série de rôles dans une vingtaine de westerns européens — Day of Anger, Sabata, Barquero, El Condor, entre autres — où il interprétait des anti-héros ou des villains souvent plus marquants que les protagonistes eux-mêmes.
Un acteur de caractère, étranger à la starification
Lee Van Cleef n'a jamais cherché la célébrité flamboyante : il préférait incarner des figures tranchantes, mystérieuses, parfois cruelles, toujours habitée d'une tension intérieure. Moyennant peu de dialogues, sa seule présence évoquait danger, savoir-faire et solitude assumée. Ainsi, chaque apparition, même mineure, portait un poids dramatique réel.
Il a porté ce style jusqu’à la fin de sa carrière, apparaissant dans des productions américaines telles que New York 1997 (Escape from New York) et d'autres films d'action ou de genre jusqu’à sa disparition en 1989 d’un infarctus, quelques mois seulement après son mentor Sergio Leone.
Lee Van Cleef : l’icône du "méchant" devenu star du cinéma
Son nom évoque aujourd’hui un archétype du western spaghetti : l’anti-héros glacial, précis, jamais spectaculaire mais toujours marquant. Il n’était pas gentil, il n’était pas héroïque, mais il était mémorable. Et dans cet équilibre instable entre danger et fascination, il a incarné une figure intemporelle du cinéma de caractère.
Un homme de l’ombre dont le regard valait mille mots.