Lee Kyung-young

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Filmographie 7 films

Biographie

Lee Kyung-young est né le 12 décembre 1960 à Jeonju, en Corée du Sud. Acteur, réalisateur et scénariste, il est aujourd’hui l’un des visages les plus reconnaissables du cinéma sud-coréen, surtout dans des rôles de figures d’autorité, souvent ambivalentes, parfois corrompues, toujours puissantes. Avec son regard perçant, son élocution calme et tranchante, et un jeu tout en maîtrise, Lee Kyung-young s’est imposé comme une sorte de pilier discret mais essentiel, aussi bien dans les thrillers politiques que dans les drames historiques ou contemporains.

Débuts dans les années 1990, acteur-réalisateur prometteur

Lee Kyung-young fait ses débuts au cinéma à la fin des années 1980, avant de se faire remarquer dans les années 1990 grâce à son interprétation subtile et sa présence à l’écran. Il signe aussi plusieurs films comme réalisateur, dont The Gate of Destiny (1996), et reste un temps actif aussi derrière la caméra.

Mais c’est en tant qu’acteur qu’il s’impose durablement, d’abord dans des rôles sérieux et sobres, souvent dans des films d’auteur, avant d’élargir progressivement sa palette dans des genres plus variés, notamment le thriller et le drame judiciaire.

Un spécialiste des rôles d’élites froides et charismatiques

Au fil des années, Lee Kyung-young devient une sorte de visage institutionnel du pouvoir corrompu dans le cinéma coréen. Il est régulièrement casté pour incarner des PDG cyniques, ministres corrompus, procureurs manipulateurs, ou directeurs implacables. Ce type de rôle, qu’il pourrait jouer en pilote automatique, il le transcende par un jeu intérieur intense, une façon d’imposer le malaise ou la tension simplement en entrant dans une pièce.

Il incarne ce mélange de raffinement, de calcul et d’indifférence que le cinéma sud-coréen aime à projeter sur les élites politiques ou économiques dans ses récits critiques. Dans un thriller, quand Lee Kyung-young apparaît, on sait souvent que les ennuis arrivent… avec le sourire.

Une filmographie impressionnante, entre thrillers, drames et séries à succès

Impossible de faire une liste exhaustive de ses rôles tant Lee Kyung-young tourne beaucoup, aussi bien au cinéma qu’à la télévision. Il joue dans :

  1. The Terror Live (2013), où il est un politicien inflexible face à une crise terroriste en direct
  2. Inside Men (2015), l’un des thrillers politiques les plus marquants de la décennie
  3. The Drug King (2018), The King (2017), Steel Rain, Confession of Murder, et bien d’autres
  4. Decision to Leave (2022) de Park Chan-wook, où sa présence brève mais marquante participe à l’atmosphère tendue du récit

Côté télévision, il est également omniprésent, avec des rôles forts dans Hyena, Vincenzo, Again My Life, Big Bet, The Glory, Doctor Cha... Des séries où il interprète, encore et toujours, des hommes puissants au double visage, incarnant la façade brillante et le dessous trouble de la société coréenne contemporaine.

Une carrière marquée par une controverse

En 2002, Lee Kyung-young est reconnu coupable d'une affaire de mœurs impliquant une mineure, ce qui entraîne une mise à l'écart médiatique pendant plusieurs années. Sa carrière est fortement ralentie pendant un temps, et cette affaire continue d’être évoquée régulièrement dans les médias coréens, notamment à chaque nouveau projet public.

Malgré cela, il revient progressivement dans les années 2010, principalement dans des rôles sombres et autoritaires, où la part d’ambiguïté morale est assumée de manière plus ou moins symbolique selon les projets.

Une figure du cinéma coréen contemporain, entre puissance et ambivalence

Aujourd’hui, Lee Kyung-young est considéré comme l’un des meilleurs acteurs de second plan du cinéma sud-coréen, mais il serait plus juste de dire qu’il est un acteur principal dans les rôles secondaires. Il incarne des personnages qui portent le poids des institutions, des enjeux sociaux, de la corruption ou de l’ambition.

Sa longévité, son professionnalisme, et sa capacité à élever la tension dramatique avec un minimum d’effets en font un élément indispensable des récits sud-coréens, surtout ceux qui scrutent les rapports de pouvoir, de classe et de justice.

Filmographie

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