Lee Jung-jae
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Détails
| Autre nom | 이정재 |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Né le 15 décembre 1972 à Séoul, en Corée du Sud, Lee Jung-jae (이정재) est un acteur dont le nom est aujourd’hui intimement lié à la renommée internationale du cinéma coréen.
Il débute sa carrière comme mannequin dans les années 1990, avant de se tourner très rapidement vers la comédie, un virage qui allait changer le visage du divertissement coréen. Il fait partie de ces rares artistes qui ont su traverser les décennies sans jamais perdre leur pertinence, se réinventant sans renier ce qui les a rendus iconiques.
Avant d’être révélé au grand public, Lee Jung-jae étudie le design d’intérieur à l’université Dongguk. Ce détail peut paraître anecdotique, mais il illustre son regard précis, presque esthétique, sur tout ce qu’il touche, que ce soit à l’écran ou dans ses projets personnels. Et derrière le visage taillé pour les caméras, il y a un acteur qui a toujours su miser sur la profondeur des rôles plutôt que sur leur éclat de surface.
Des débuts télévisés à la gloire du grand écran
C’est à la télévision que Lee Jung-jae se fait d’abord remarquer, notamment dans la série Feelings (1994), avant de s’imposer avec Sandglass (1995), un drama devenu culte en Corée. Très vite, il passe au cinéma avec The Young Man, et surtout An Affair (1998), qui installe définitivement sa stature de premier rôle dramatique. À la fin des années 1990, il est déjà considéré comme l’un des acteurs les plus en vue de sa génération.
Mais Lee Jung-jae ne se contente pas d’être un beau visage : il cherche des rôles difficiles, riches, qui lui permettent de brouiller les lignes. Dans Il Mare (2000), romance fantastique plus tard adaptée à Hollywood (The Lake House), il révèle une sensibilité rare. Dans City of the Rising Sun, il partage l’écran avec Jung Woo-sung, une amitié professionnelle qui traversera toute sa carrière.
Une filmographie solide et constamment renouvelée
Des années 2000 à aujourd’hui, Lee Jung-jae se réinvente à travers des genres très différents : du thriller (The Housemaid, The Thieves, New World) au film d’action (Assassination, Operation Chromite), en passant par des drames plus politiques comme The Fortress. Ce qui frappe, c’est sa capacité à absorber un rôle, qu’il soit charismatique, violent ou totalement antipathique, sans jamais en perdre le contrôle.
Dans New World (2013), il campe un agent infiltré dans un syndicat du crime avec une tension psychologique parfaitement dosée. C’est aussi à partir de cette période que son jeu se fait plus contenu, plus froid parfois, mais toujours extrêmement expressif. Son association récurrente avec de grands réalisateurs coréens ne doit rien au hasard : Lee Jung-jae est devenu un acteur de confiance, capable de porter des films d’envergure sans jamais écraser le récit.
Le virage mondial avec Squid Game
Mais c’est en 2021 que tout bascule à une échelle planétaire avec Squid Game, la série Netflix phénomène. Dans le rôle de Seong Gi-hun, joueur désabusé embarqué dans un jeu de survie aussi cruel que captivant, Lee Jung-jae livre une performance à la fois tragique, humaine, et profondément touchante. Le contraste entre son statut d’acteur établi et ce personnage paumé, presque ridicule au départ, a séduit un public mondial.
Sa performance lui vaut le Primetime Emmy Award du meilleur acteur dans une série dramatique, une première pour un acteur asiatique dans cette catégorie. Il devient ainsi l’un des visages coréens les plus connus à l’international, tout en restant fidèle à son style : retenu, précis, dense.
Ce succès international ne l’a pas détourné de ses ambitions artistiques. En 2022, il réalise son premier long-métrage, Hunt, un thriller d’espionnage dans lequel il joue également. Un projet personnel qui témoigne de son envie de prendre la main sur ses récits, et de pousser plus loin son exploration du cinéma.
Un acteur devenu réalisateur, sans jamais perdre son identité
Avec Hunt, Lee Jung-jae franchit une étape. Il ne s’agit plus seulement de jouer, mais aussi de construire, de cadrer, de raconter à sa manière. Le film, accueilli avec enthousiasme à Cannes, confirme son statut non seulement de star, mais aussi d’auteur en devenir. Il ne cherche pas à surprendre par la forme, mais par l’intelligence de son traitement. Un cinéma d’hommes d’action, oui, mais avec une vraie vision stratégique en coulisse.
Et pourtant, malgré les années, les rôles, les prix et les échelles de production de plus en plus grandes, Lee Jung-jae reste remarquablement égal à lui-même. Pas d’excès médiatiques, peu de vie privée étalée. Il laisse ses rôles parler à sa place, avec une élégance sobre qui fait de lui un pilier du cinéma coréen contemporain.
Filmographie
3 sur 3 films