Lee Byung-hun
- Casting
Détails
| Autre nom | 이병헌 |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 18 films |
Biographie
Lee Byung-hun, né le 12 juillet 1970 à Seongnam, dans la province de Gyeonggi, en Corée du Sud, est sans conteste l’un des acteurs les plus respectés et polyvalents du cinéma coréen. Sa carrière, qui s’étend sur plus de trois décennies, reflète une rare capacité à passer de la télévision locale aux grandes productions hollywoodiennes, sans jamais perdre en crédibilité. Une sorte de caméléon de luxe, mais toujours avec ce regard intense qui semble lire l’âme du personnage (et un peu la vôtre aussi, parfois).
Un début en douceur à la télévision sud-coréenne
Avant d’imposer son nom sur les affiches de thrillers sombres et de blockbusters explosifs, Lee Byung-hun s’est d’abord illustré dans les séries télévisées sud-coréennes des années 90. Il apparaît notamment dans Asphalt Man (1995) ou encore Beautiful My Lady (1997), des dramas où il affine son jeu et construit peu à peu son image d’acteur sérieux et engagé.
Dès cette époque, il se distingue par une présence à l’écran puissante, mais sans en faire trop : pas besoin de rouler des mécaniques quand un simple regard suffit à faire passer dix émotions.
Le grand écran : là où tout s’accélère
Le tournant décisif arrive dans les années 2000 avec des rôles marquants dans des films qui deviendront cultes. Il brille dans Joint Security Area de Park Chan-wook (2000), un thriller politique tendu où il impose son talent dans un registre dramatique profond. C’est ensuite dans A Bittersweet Life (2005), réalisé par Kim Jee-woon, que Lee Byung-hun devient l’icône du film noir coréen. Il y incarne un homme de main élégant et taciturne, coincé entre loyauté et conscience morale. Le film est acclamé pour sa mise en scène stylisée, et lui, pour sa performance glaciale, mais intense.
On le retrouve également dans The Good, the Bad, the Weird (2008), un western coréen totalement décalé où il incarne un « méchant » aussi élégant que dangereux. Et dans I Saw the Devil (2010), il plonge dans l’horreur psychologique avec un rôle glaçant de justicier prêt à tout, face à un tueur en série. Ici encore, il joue sur des nuances émotionnelles extrêmes, sans jamais sombrer dans le caricatural.
Hollywood : un Sud-Coréen qui parle anglais (et bastonne)
À partir de 2009, Lee Byung-hun fait partie du cercle restreint des acteurs coréens à avoir percé à Hollywood. Il débute dans G.I. Joe: The Rise of Cobra, où il incarne Storm Shadow, un ninja vengeur aussi stylé qu’impitoyable. Il reprendra ce rôle dans G.I. Joe: Retaliation en 2013, puis dans d’autres blockbusters comme Red 2 ou Terminator Genisys.
Même si ces rôles sont parfois plus physiques que profonds, il y apporte toujours une élégance et un magnétisme qui tranchent avec les archétypes habituels des films d’action. Et soyons honnêtes, voir un acteur coréen parler anglais avec autant d’aisance, dans un rôle musclé mais jamais creux, ça reste suffisamment rare pour être salué.
Lee Byung-hun : du thriller nerveux à la fresque historique
De retour en Corée, Lee Byung-hun continue de surprendre par ses choix de rôles. Il alterne les films à grand spectacle et les drames plus subtils. Il joue dans Inside Men (2015), une critique politique acerbe où il incarne un ancien gangster devenu justicier à sa manière. Le film est un immense succès et confirme son statut d’acteur de premier plan dans le cinéma coréen contemporain.
On le retrouve aussi dans The Man Standing Next (2020), inspiré de faits réels autour de l’assassinat du président sud-coréen Park Chung-hee, où il livre une performance saisissante dans un registre feutré et tendu, tout en retenue.
Et pour ceux qui en doutaient encore, il montre qu’il peut briller aussi sur petit écran, en incarnant un rôle clé dans la série Mr. Sunshine, une fresque historique ambitieuse qui a marqué les esprits à sa sortie sur Netflix.
Un acteur respecté, admiré, et toujours en évolution
Aujourd’hui, Lee Byung-hun est considéré comme une légende vivante du cinéma coréen, et l’un des rares à avoir construit une double carrière réussie, à la fois en Corée du Sud et à l’international. Sa filmographie impressionne autant par sa diversité que par la constance de son engagement.
Il incarne souvent des personnages complexes, ambigus, à mille lieues des héros sans défaut. Et c’est sans doute ce qui rend Lee Byung-hun si captivant : cette capacité à faire coexister lumière et obscurité dans un même rôle.
Alors, même si ses rôles de ninja hollywoodien ou de mafieux coréen sont impressionnants, c’est surtout sa profondeur d’acteur qui fait la différence. Et franchement, peu de comédiens peuvent dire qu’ils sont aussi crédibles en costume trois pièces qu’en kimono d’assassin.