Lawrence Sher

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 13 films
Récompenses 2 nominations et 0 victoire

Biographie

Lawrence Sher, né le 4 février 1970 à Teaneck, dans le New Jersey, est un directeur de la photographie américain, également producteur et réalisateur. Il s’est imposé au fil des décennies comme une figure incontournable de l’image hollywoodienne, notamment grâce à sa collaboration fidèle avec le réalisateur Todd Phillips et son travail remarquable sur des films aussi divers que Garden State, Very Bad Trip ou Joker. Il représente cette nouvelle génération de chefs opérateurs capables d’allier précision technique, liberté créative et sens profond de la narration visuelle.

Issu d’une famille juive de la classe moyenne, Lawrence Sher n’a pas grandi dans un environnement de cinéma. Il étudie l’économie à la Wesleyan University, mais c’est un séjour à Paris, adolescent, qui déclenche sa fascination pour la photographie. Son appareil 35 mm en main, il commence à explorer la lumière naturelle, la composition et la narration par l’image. Très vite, c’est vers Los Angeles qu’il se dirige, bien décidé à faire carrière dans l'industrie cinématographique, avec un bagage artistique plus qu’académique.

De la comédie indépendante à la reconnaissance mondiale

Les débuts professionnels de Lawrence Sher sont modestes : il travaille sur des projets indépendants, apprend les rouages du métier en tant qu'assistant lumière, puis chef opérateur sur de petites productions. C’est en 2004 qu’il se fait remarquer avec Garden State de Zach Braff. La photographie douce, nostalgique et poétique du film attire l’attention de l’industrie, un savant mélange de réalisme et de rêverie visuelle.

Cette sensibilité esthétique, capable de renforcer le ton d’un film sans jamais l’écraser, lui ouvre les portes des comédies hollywoodiennes. Il collabore avec des réalisateurs comme Judd Apatow, Larry Charles, et surtout Todd Phillips, avec qui il enchaîne les projets : Old School, Starsky & Hutch, puis la trilogie The Hangover (Very Bad Trip) qui connaît un succès colossal au box-office mondial. Lawrence Sher parvient à y imposer une signature visuelle dynamique, fluide et élégante, même dans un registre où l’image est souvent reléguée au second plan.

L’éclat sombre de Joker

C’est avec Joker (2019) que Lawrence Sher atteint une reconnaissance internationale majeure. Le film, réalisé par Todd Phillips, propose une relecture sombre et psychologique du célèbre antagoniste de l’univers DC. La photographie y est essentielle : influencée par le cinéma des années 70 (Scorsese, Lumet), elle combine lumière naturelle, palettes couleurs désaturées et ambiance urbaine anxiogène.

Pour ce travail, Lawrence Sher reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure photographie, ainsi qu’au BAFTA et au prestigieux Golden Frog du festival Camerimage. Il est désormais reconnu comme un chef opérateur capable de passer avec aisance de la comédie potache au drame psychologique le plus tendu, sans jamais perdre son exigence visuelle.

Entre réalisation, transmission et continuité artistique

Depuis quelques années, Lawrence Sher élargit son champ d’action : il réalise Father Figures (2017), tout en continuant à collaborer en tant que producteur ou consultant visuel sur plusieurs projets. Il est également très engagé dans la formation des jeunes talents, donnant régulièrement des masterclasses et conférences sur le métier de directeur de la photographie. Il fait partie de cette génération de techniciens devenus artistes à part entière, conscients de leur rôle narratif autant que visuel.

Il continue aussi de travailler sur des projets de grande ampleur, notamment dans le cinéma d’action et de super-héros (Black Adam, Joker: Folie à Deux), tout en gardant un goût certain pour les productions à taille humaine où l’image se met au service de l’émotion brute.

À plus de cinquante ans, Lawrence Sher est aujourd’hui l’un des chefs opérateurs les plus respectés d’Hollywood, capable d’illuminer la comédie comme de plonger dans l’obscurité d’un monde intérieur. Une caméra entre les mains, il raconte sans bruit, mais avec une précision chirurgicale, les histoires qui s’impriment dans la mémoire visuelle du spectateur.

Filmographie

13 sur 13 films

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