Lars Ulrich
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Lars Ulrich, né le 26 décembre 1963 à Gentofte, au Danemark, est un batteur, cofondateur et moteur inépuisable du groupe Metallica, l’un des piliers du heavy metal mondial. Avec son jeu de batterie percussif et son sens aigu du business, Lars Ulrich a contribué à faire de Metallica non seulement un groupe culte, mais une véritable institution du rock moderne. Au-delà de la double pédale et des breaks de batterie, Lars Ulrich, c’est aussi une grande gueule, un stratège musical, un amateur d’art contemporain… et l’un des musiciens les plus clivants de sa génération. Mais que l’on soit fan ou non, son influence est incontestable.
Du tennis à la batterie : une trajectoire atypique
Fils du tennisman professionnel Torben Ulrich, Lars Ulrich grandit dans un environnement plutôt artistique et sportif. Très jeune, il quitte le Danemark pour Los Angeles, avec d’abord l’ambition de suivre les traces de son père sur les courts. Mais c’est finalement la batterie, et surtout la passion pour le hard rock britannique, qui vont prendre le dessus.
Grand admirateur de groupes comme Diamond Head, Motörhead ou Deep Purple, il se lance dans la musique sans passer par une école mais en apprenant à l’instinct. En 1981, il publie une annonce dans un journal de musiciens à la recherche de partenaires pour fonder un groupe. Un certain James Hetfield répond. Metallica est né.
Metallica : l’ascension vers le panthéon du metal
Le duo Ulrich–Hetfield devient rapidement le noyau dur de Metallica. Dès les débuts, Lars Ulrich s’impose comme le cerveau organisationnel du groupe : s’il ne compose pas toutes les lignes de guitare, c’est lui qui gère les tournées, les contrats, les producteurs… avec une ambition sans limite.
Au fil des années 1980, Metallica enchaîne les albums devenus mythiques : Kill ’Em All, Ride the Lightning, Master of Puppets, …And Justice for All. À la batterie, Lars Ulrich développe un jeu souvent critiqué pour sa technique brute, mais qui colle parfaitement au style thrash, sec, agressif, syncopé. Il privilégie l’impact au raffinement, la puissance à la virtuosité.
En 1991, Metallica (surnommé The Black Album) fait exploser le groupe sur la scène mondiale. Les titres Enter Sandman, Nothing Else Matters ou Sad But True deviennent des hymnes intergénérationnels. Lars Ulrich, fidèle à son image, ne se contente pas de jouer : il parle, il argumente, il négocie, bref, il s’impose comme une force motrice totale.
Le procès Napster et la controverse publique
Difficile d’évoquer Lars Ulrich sans parler de Napster, et du procès qui a durablement marqué son image. En 2000, alors que le téléchargement illégal explose, Metallica découvre que ses morceaux circulent librement sur la plateforme Napster. Lars Ulrich prend la tête de la contestation et attaque en justice le service, déclenchant une tempête médiatique.
Accusé de vouloir empêcher ses fans d’écouter sa musique, Lars Ulrich devient brièvement la bête noire d’une partie du public, à une époque où Internet est encore perçu comme un espace de liberté sans règles. Pourtant, avec le recul, son combat soulève des questions cruciales sur la rémunération des artistes à l’ère numérique. Visionnaire ou réactionnaire ? Chacun son camp, mais il faut reconnaître qu’il a eu… quelques années d’avance sur le débat.
Une personnalité entière, au service d’un groupe indestructible
Si Metallica est encore aujourd’hui l’un des rares groupes de metal à remplir des stades partout dans le monde, c’est en grande partie grâce à l’obstination de Lars Ulrich. Son rôle dépasse de loin celui du batteur classique. Il co-produit, choisit les ingénieurs son, monte les setlists, pense en permanence à la pérennité du groupe.
Musicalement, il a parfois été décrié, notamment pour des choix de mixage discutables (St. Anger, bonjour). Mais il ne recule jamais face aux critiques. Au contraire, il s’en nourrit, les retourne, les assume. Il sait qu’on ne peut pas traverser quatre décennies dans le metal sans se brûler un peu les doigts.
Et il faut lui reconnaître un flair certain pour l’innovation scénique, comme en témoigne le film-concert Through the Never, ou encore les collaborations improbables avec des orchestres classiques (S&M) ou même Lou Reed (Lulu… un projet aussi étrange que courageux).
Filmographie
5 sur 5 films