Kyle Gallner
- Casting
Détails
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Kyle Gallner est né le 22 octobre 1986 à West Chester, en Pennsylvanie, aux États-Unis. Acteur américain au regard perçant et au jeu tout en tension contenue, Kyle Gallner n’a jamais suivi les chemins les plus balisés d’Hollywood.
Dès ses débuts, il semble préférer les personnages fêlés, les récits troubles, les univers où le bien et le mal ne sont jamais tout à fait séparés. Il n’a pas le profil lisse du héros traditionnel, et c’est probablement ce qui fait sa force. Enfant discret mais curieux, il découvre le métier presque par hasard en accompagnant sa sœur à un casting. Résultat : c’est lui qui décroche un rôle, et qui entame une carrière précoce dans l’univers très codifié des séries télé. À l’écran, Kyle Gallner séduit d’emblée par un mélange rare : une vulnérabilité palpable et une intensité sourde qui le rendent immédiatement reconnaissable, même dans les seconds rôles.
Des débuts télé remarqués aux premiers pas dans le cinéma de genre
C’est à la télévision que Kyle Gallner commence à se faire un nom, en apparaissant dans des séries comme Veronica Mars, CSI: NY, ou encore Smallville, où il incarne Bart Allen, alias The Flash, dans une version adolescente et légèrement rebelle. Il ne s’impose pas comme une star instantanée, mais comme une présence singulière, qui attire l’œil même dans des formats très cadrés.
Rapidement, il s’oriente vers le cinéma indépendant et le film d’horreur, deux terrains de jeu où il peut explorer des personnages plus complexes. Il tourne notamment dans The Haunting in Connecticut (2009), où il interprète un adolescent atteint de cancer confronté à des phénomènes paranormaux. Le film ne révolutionne pas le genre, mais Kyle Gallner y livre une performance habitée, loin des stéréotypes habituels du teen horror.
Il enchaîne avec le remake de A Nightmare on Elm Street (2010), puis Jennifer’s Body aux côtés de Megan Fox, où il incarne un garçon sensible embarqué dans un cauchemar gothico-sanglant. Peu importe que le film divise : Kyle Gallner ne cherche pas l’unanimité. Il préfère les zones grises, les rôles ambivalents, les récits où la peur se mêle à la mélancolie.
Un visage récurrent du cinéma indépendant américain
En parallèle de ces incursions dans le cinéma de genre, Kyle Gallner se construit une solide réputation dans le circuit indépendant. Il choisit ses projets avec soin, sans céder aux sirènes des grosses franchises. On le retrouve dans des films comme Dear White People, Red State de Kevin Smith, ou encore The Cleanse, souvent dans des rôles qui exigent une vraie implication émotionnelle.
Son style de jeu reste à contre-courant des performances démonstratives. Chez Kyle Gallner, tout passe par les silences, les tensions du corps, les regards qui en disent plus que les dialogues. Il parvient à donner de la chair à des personnages souvent brisés, marginalisés ou simplement en lutte avec eux-mêmes. Et ce sans jamais tomber dans le pathos.
Il se fait aussi remarquer dans Dinner in America (2020), comédie punk et romantique, où il incarne un chanteur hardcore sous tension, aux antipodes des rôles classiques du "bad boy". Le film devient rapidement culte dans les festivals, et confirme ce que beaucoup savaient déjà : Kyle Gallner est bien plus qu’un second couteau.