Kristen Stewart
- Casting
Détails
| Autre nom | Kristen Jaymes Stewart |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 27 films |
| Récompenses | 2 nominations et 1 victoire |
Biographie
Née le 9 avril 1990 à Los Angeles (Woodland Hills, Californie, États-Unis), est une actrice, réalisatrice et productrice américaine. Elle commence sa carrière très tôt dans l'industrie du cinéma, où ses parents travaillent dans les coulisses du métier. Dès l’enfance, elle gravit les échelons d’Hollywood avec une rapidité fulgurante, jusqu’à devenir une star planétaire grâce à la saga Twilight. Pourtant, loin de se contenter de cette étiquette, elle décide rapidement de casser cette image pour se réinventer en figure audacieuse du cinéma indépendant, avant de passer derrière la caméra avec la même liberté de ton.
Kristen Stewart incarne aujourd’hui une trajectoire rare : celle d’une artiste passée de l’adolescente ultra-médiatisée à une créatrice respectée, capable de porter des projets à la fois radicaux et universels. En filigrane, son parcours raconte aussi quelque chose de plus large sur les femmes dans l’industrie du cinéma, sur la représentation queer, et sur la manière de survivre à la célébrité sans s’y dissoudre.
Premiers pas discrets, révélations fulgurantes
Elle débute sa carrière à l’âge de 9 ans, d’abord dans des productions télévisées, puis au cinéma dans The Safety of Objects (2001). Mais c’est avec Panic Room (2002), où elle joue la fille de Jodie Foster, qu’elle attire réellement l’attention du public et de la critique. Elle enchaîne alors plusieurs rôles dans des drames familiaux ou des thrillers, toujours avec cette présence silencieuse, déjà marquée par une forme de distance instinctive face aux projecteurs.
Puis, en 2008, elle décroche le rôle de Bella Swan dans l’adaptation de la saga Twilight. Le succès est colossal. Le public adolescent se l’arrache, les médias la scrutent en permanence, et la franchise devient un phénomène culturel mondial. Mais cette popularité massive lui colle à la peau, au point de masquer, un temps, son potentiel de comédienne plus intime, plus nerveuse, plus intérieure.
Un virage vers le cinéma d’auteur et une écriture plus personnelle
Après la fin de Twilight en 2012, Kristen Stewart prend ses distances avec les blockbusters pour se tourner vers des films d’auteur, souvent étrangers, parfois exigeants, mais toujours portés par des rôles féminins profondément ancrés dans le réel. Elle collabore avec Olivier Assayas à deux reprises, dans Sils Maria (2014) et Personal Shopper (2016), deux films qui révèlent toute l’ampleur de son jeu, fait de silences, de tension retenue et d’émotions diffuses.
Elle devient alors la première actrice américaine depuis près de 30 ans à recevoir un César du meilleur second rôle, pour Sils Maria. Un symbole fort, qui marque un changement de perception critique. Elle enchaîne ensuite des projets comme Certain Women de Kelly Reichardt, Seberg ou Camp X-Ray, toujours dans cette veine de personnages solitaires, souvent observateurs du monde plus qu'acteurs de celui-ci.
Spencer : le rôle qui fait tout basculer… une seconde fois
En 2021, elle incarne la princesse Diana dans Spencer de Pablo Larraín. Un choix audacieux, et un rôle à haut risque, qui se transforme en consécration. Sa performance, tout en contrôle, fragilité et décalage, est saluée à l’unanimité. Elle reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice, prouvant qu’elle est capable de porter des biopics complexes sans perdre sa singularité.
Ce rôle marque un tournant : Kristen Stewart cesse alors d’être vue comme une ex-star adolescente en reconversion. Elle devient une actrice adulte, cérébrale, exigeante, dont les choix artistiques reflètent une quête de sens plutôt qu’un désir de lumière.
Derrière la caméra : réalisatrice à part entière
Depuis ses débuts, Kristen Stewart ne cache pas son envie de réaliser. Elle passe à l’acte en 2017 avec un court-métrage, Come Swim, puis développe pendant près de huit ans un projet très personnel : The Chronology of Water, adaptation du mémoire de Lidia Yuknavitch. Tourné en pellicule 16mm, le film aborde des thématiques intimes, l’identité queer, le trauma, la reconstruction, et est présenté à Cannes en 2025.
Dans ce projet, elle ne cherche pas à séduire, mais à exprimer un regard brut, immersif, parfois inconfortable, mais profondément honnête. Un premier long métrage qui confirme que derrière la figure médiatique, il y a une cinéaste en formation, portée par une vision très incarnée du cinéma.
Une figure queer affirmée, à la croisée des identités
Kristen Stewart n’a jamais fait de coming out spectaculaire. Elle a plutôt choisi d’assumer, dans le temps, une identité fluide, libre, refusant les étiquettes et préférant parler de ses relations de manière simple, humaine. Aujourd’hui, elle partage sa vie avec Dylan Meyer, scénariste et réalisatrice, avec qui elle s’est mariée en 2025.
Son engagement pour la visibilité LGBTQ+ se traduit moins par des discours que par des choix de rôles, des collaborations artistiques et une attitude publique faite de normalisation plutôt que de provocation. Elle refuse les cases, mais ne se cache jamais.
Kristen Stewart : une voix singulière dans le paysage cinématographique contemporain
Si certains l’ont longtemps réduite à un jeu froid ou à une star de franchise, Kristen Stewart a patiemment déconstruit ces préjugés pour devenir l’une des actrices les plus imprévisibles et respectées de sa génération. Son style minimaliste, son regard toujours un peu en décalage, son refus du spectaculaire au profit de l’intime, en font une présence rare et précieuse.
Elle construit une carrière à son image : sans compromission, sans bruit inutile, mais avec un souci constant de justesse et d’indépendance. Actrice, réalisatrice, militante discrète, Kristen Stewart est peut-être l’illustration parfaite de ce que peut être une artiste aujourd’hui : en mouvement, en questionnement, en création permanente.