Ko Chang-seok
- Casting
Détails
| Autre nom | 고창석 |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 7 films |
Biographie
Ko Chang-seok est né le 13 octobre 1970 à Busan, en Corée du Sud. Acteur au physique atypique, à l'énergie débordante et au jeu profondément humain, Ko Chang-seok s’est imposé comme l’un des seconds rôles les plus incontournables du cinéma sud-coréen.
Que ce soit dans des drames poignants ou des comédies absurdes, il apporte toujours une dose de naturel et de relief, souvent dans des rôles de type « homme ordinaire poussé à bout » ou sidekick décalé.
Issu du monde du théâtre, Ko Chang-seok a commencé par jouer sur les planches avant de faire ses débuts au cinéma au tournant des années 2000. Son ascension n’a pas été fulgurante, mais plutôt progressive, à coups de rôles secondaires bien sentis, puis de performances plus visibles qui lui ont valu la reconnaissance du public comme des réalisateurs.
Un acteur au service des grands réalisateurs coréens
C’est notamment sa collaboration avec Yoon Jong-bin et Jang Hoon qui lui permet de sortir de l’anonymat. Dans Secret Reunion (Ui-hyeong, 2010), aux côtés de Song Kang-ho et Kang Dong-won, Ko Chang-seok crève littéralement l’écran avec une présence à la fois comique et attachante. Le film est un succès, et le public commence à retenir ce visage familier, au sourire tordu mais au regard étonnamment expressif.
Il enchaîne alors avec The Showdown, The Front Line ou encore Rough Play, où il incarne des personnages secondaires qui deviennent souvent des repères émotionnels ou comiques dans des récits tendus. Il joue également dans des œuvres plus populaires comme Miracle in Cell No. 7, où il campe l’un des prisonniers, figure fraternelle et touchante.
Ko Chang-seok est aussi l’un de ces rares acteurs capables d'osciller sans forcer entre cinéma d’auteur et pur divertissement, une flexibilité très prisée dans l’industrie sud-coréenne.
Un style de jeu très incarné, entre comédie physique et émotion brute
La force de Ko Chang-seok, c’est cette capacité à jouer le gars du peuple sans jamais caricaturer. Il y a chez lui un sens du timing comique très affûté, souvent basé sur l’attente, le silence ou la réaction, mais aussi une profondeur émotionnelle qui surprend lorsqu’il s’éloigne de la comédie.
Il peut être drôle, bourru, un peu maladroit, mais il peut aussi casser le ton d’un film par un regard fatigué ou une ligne de dialogue plus grave que prévu. C’est ce mélange de rugosité et de tendresse qui fait de lui un acteur difficile à oublier, même lorsqu’il apparaît peu à l’écran.
Physiquement, Ko Chang-seok n’a pas le profil du leading man lisse. Et c’est probablement ce qui a fait sa force : il incarne autre chose. Il donne une voix et un corps aux seconds rôles essentiels, ceux qui ancrent les récits dans une certaine réalité sociale, ceux qui font respirer les scènes et portent une partie de la charge émotionnelle, souvent sans en avoir l’air.