Kim Tae-ri
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 2 films |
Biographie
Kim Tae-ri est née le 24 avril 1990 à Séoul, en Corée du Sud. Son nom en coréen est 김태리. Dès ses débuts, Kim Tae-ri s’est imposée comme une actrice à part, souvent choisie pour des rôles exigeants, parfois audacieux, mais toujours portés par une vraie cohérence artistique.
Si elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus fascinantes du cinéma et de la télévision sud-coréens, c’est parce qu’elle incarne avec justesse cette génération d’artistes capables de concilier ambition, sobriété et impact.
Elle ne vient pourtant pas d’une école d’acteurs médiatisée ni d’un réseau classique de stars de k-dramas. Avant de se faire un nom, Kim Tae-ri commence dans la publicité et le théâtre, un terrain d’apprentissage qui, visiblement, lui a appris à travailler en finesse plutôt qu’en force. Son jeu, fait de silences maîtrisés et de regards chargés, trouve rapidement sa place dans des récits complexes, loin des standards lisses du divertissement.
Une révélation mondiale avec Mademoiselle
C’est en 2016 que Kim Tae-ri fait une entrée fracassante dans le monde du cinéma avec le film Mademoiselle (The Handmaiden), réalisé par Park Chan-wook. Elle y incarne Sook-hee, une jeune servante prise dans une intrigue de manipulation et de désir au sein de la Corée coloniale des années 1930. Le film, sélectionné à Cannes, fait l’effet d’une détonation, et Kim Tae-ri y est tout simplement magnétique. Ce rôle, osé à tous points de vue, aurait pu enfermer d’autres actrices dans une image figée. Elle, au contraire, s’en sert comme d’un tremplin vers une carrière nuancée et éclectique.
Sa performance ne repose jamais sur la provocation. Elle joue avec une sincérité désarmante, en équilibre entre l’innocence apparente et une lucidité glaçante. Avec Mademoiselle, Kim Tae-ri s’impose instantanément comme une actrice capable de tenir tête à des pointures du cinéma sans perdre en authenticité. Rien d'artificiel dans son approche : elle vit le personnage plus qu’elle ne le joue.
Des choix de carrière à contre-courant
Après un démarrage aussi marquant, Kim Tae-ri aurait pu enchaîner les rôles de prestige ou de star bankable. Elle préfère prendre son temps. On la retrouve dans 1987: When the Day Comes, un drame politique intense sur les mouvements démocratiques en Corée du Sud, où elle interprète une étudiante militante. Encore une fois, elle choisit un projet dense, engagé, avec un rôle qui ne cherche pas à séduire mais à faire réfléchir.
Puis vient Little Forest, un film à l’apparence simple, presque bucolique, dans lequel Kim Tae-ri campe une jeune femme qui quitte la ville pour retrouver un mode de vie rural. Ce rôle minimaliste, loin des tensions urbaines ou des conflits flamboyants, révèle une autre facette de son jeu : la douceur, la contemplation, la lenteur assumée. Là encore, elle ne cherche pas l’effet, mais plutôt la sincérité.
Une ascension tranquille dans les dramas coréens
Après plusieurs années à se consacrer au grand écran, Kim Tae-ri fait une entrée remarquée dans le monde des séries télévisées. Dans Mr. Sunshine, elle incarne une aristocrate nationaliste à l’époque de l’occupation japonaise. Le rôle est intense, le contexte historique chargé, et la production grandiose. Kim Tae-ri y confirme qu’elle peut porter un projet de grande envergure sans jamais sacrifier la justesse émotionnelle de son interprétation.
Plus récemment, elle s’est illustrée dans Twenty-Five Twenty-One, un drama contemporain où elle joue une escrimeuse pleine d’énergie, à la fois joyeuse et mélancolique. Ce changement de registre pourrait surprendre, mais il montre toute l’étendue de son talent. Même dans un cadre plus léger, Kim Tae-ri garde cette profondeur de jeu qui la caractérise. Elle ne surjoue jamais, même dans les moments de comédie adolescente.
Une actrice discrète, mais essentielle
Ce qui frappe chez Kim Tae-ri, au-delà de ses performances, c’est son refus de céder à l’hyper-exposition. Elle ne court pas les plateaux de variété, n’envahit pas les réseaux sociaux et reste plutôt rare dans les médias. C’est un choix assumé, qui semble lié à sa volonté de faire primer le travail sur la notoriété. Dans un univers médiatique souvent saturé, cette retenue renforce même son aura.
Kim Tae-ri n’est pas une actrice de surface. Elle est de celles qu’on redécouvre à chaque rôle, car elle s’efface derrière ses personnages sans jamais devenir transparente. Une combinaison rare entre charisme naturel et humilité artistique, entre intensité dramatique et fraîcheur instinctive. À suivre, forcément. Mais sans se précipiter, à son rythme.