Kim Sung-kyu
- Casting
Détails
| Autre nom | 김성규 |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Kim Sung-kyu, né le 6 janvier 1986 à Seongju, dans la province de Gyeongsang du Nord, est un acteur sud-coréen révélé par des rôles marquants dans des films noirs, thrillers et drames historiques. Discret dans les médias, mais redoutablement efficace à l’écran, Kim Sung-kyu s’est imposé comme un acteur de composition, capable de laisser une empreinte durable même dans des rôles secondaires.
Un premier impact avec The Outlaws
Le film qui propulse Kim Sung-kyu dans la lumière est The Outlaws (범죄도시, 2017), polar urbain ultra tendu inspiré de faits réels, dans lequel il incarne Yang-tae, l’un des membres du gang brutal dirigé par le personnage de Yoon Kye-sang. Le film, mené tambour battant par Ma Dong-seok, rencontre un succès colossal en Corée du Sud, et permet à Kim Sung-kyu de se faire remarquer grâce à une présence intense, nerveuse et parfaitement maîtrisée.
Il incarne ici un criminel glaçant, mais sans surjeu : un homme de main froid, presque méthodique, à mille lieues des clichés du gangster tapageur. Ce rôle lui vaut une nomination aux Baeksang Arts Awards dans la catégorie Meilleur nouvel acteur, une reconnaissance prestigieuse dans le paysage culturel sud-coréen.
Un soldat hanté dans Kingdom
Il revient sur le devant de la scène avec Kingdom (2019–2020), la série Netflix qui mêle drame politique historique et apocalypse zombie dans la Corée de la dynastie Joseon. Il y interprète Yeong-shin, un ancien soldat au passé trouble, taciturne et incroyablement loyal, dont les actions font parfois la différence entre la vie et la mort.
Le personnage de Yeong-shin est un favori des fans : mystérieux, blessé, résilient. Grâce à ce rôle, Kim Sung-kyu élargit son public à l'international, la série étant saluée autant pour sa mise en scène que pour ses performances d'acteurs. Il y gagne ses galons d’acteur de genre solide, capable de porter la tension dramatique tout en gardant une grande sobriété dans son jeu.
Un acteur qui privilégie la retenue
Ce qui distingue Kim Sung-kyu, c’est sa capacité à faire passer beaucoup avec peu. Il n’a pas besoin de grandes tirades ou de démonstrations émotionnelles pour rendre un personnage crédible. Sa force réside dans les regards, les silences, la posture, bref, dans tout ce qui se joue en dehors du texte.
On le retrouve dans des productions comme Tunnel (série), Perhaps Love, ou encore The Gangster, The Cop, The Devil, où il continue à explorer des rôles sombres, souvent en tension entre le devoir et la vengeance, la violence et l’humanité.
Ce penchant pour les rôles complexes, voire ambigus, en fait un acteur recherché dans les thrillers psychologiques et les drames où le héros n’est jamais totalement pur, ni le méchant totalement détestable.