Kim Roi-ha

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Détails

Autre nom 김뢰하
Âge
Nationalité
Filmographie 5 films

Biographie

Né le 15 novembre 1965 à Seoul, en Corée du Sud, Kim Roi-ha (김뢰하) fait partie de ces acteurs que l’on a l’impression de connaître depuis toujours. Et pour cause : il est partout. Dans les thrillers, les drames, les films historiques, les séries télévisées… Il incarne cette génération d’acteurs de caractère qui donnent du relief aux récits, même lorsqu’ils ne tiennent pas le rôle principal. Avec une intensité brute et une expressivité parfois presque théâtrale, Kim Roi-ha est devenu un pilier discret mais incontournable du paysage audiovisuel sud-coréen.

Une formation classique et une carrière forgée dans la profondeur

Avant de se retrouver sous les projecteurs du cinéma, Kim Roi-ha suit une formation théâtrale rigoureuse. Il étudie à la Seoul Institute of the Arts, l’un des berceaux de nombreux comédiens sud-coréens de renom, puis affine son jeu sur les planches. Ce passage par le théâtre marque durablement son style d’interprétation, souvent intense, parfois un peu rugueux, mais toujours très physique.

Il débute sa carrière à l’écran dans les années 1990, en jouant d’abord des rôles secondaires dans des drames sociaux et policiers. Très vite, les réalisateurs repèrent en lui un acteur capable de porter des personnages complexes, souvent sombres, parfois ambigus, avec une sincérité saisissante. Kim Roi-ha n’a jamais eu besoin de forcer pour imposer sa présence : son regard suffit souvent à faire monter la tension.

Un acteur caméléon dans une filmographie impressionnante

Ce qui fait la force de Kim Roi-ha, c’est sa capacité à se fondre dans une large variété de personnages sans jamais perdre en crédibilité. Il a joué des policiers tenaces, des pères tourmentés, des agents gouvernementaux impitoyables, des chefs de clan violents… et parfois même des personnages un peu absurdes dans des comédies décalées.

Son rôle dans Memories of Murder (2003), de Bong Joon-ho, reste l’un de ses plus emblématiques. Il y interprète un policier au bord de l’implosion, dans un récit basé sur une affaire criminelle réelle. Sa performance, brute et tendue, contribue largement à l’atmosphère oppressante du film. Il réapparaît d’ailleurs dans d'autres films du même réalisateur, une preuve de la confiance que les cinéastes lui accordent.

Au fil des années, il enchaîne les collaborations avec des noms prestigieux du cinéma sud-coréen, que ce soit dans The King and the Clown, The Host, The Throne, ou plus récemment dans The Drug King et The Outlaws. À chaque fois, Kim Roi-ha parvient à imposer une profondeur au personnage, qu’il soit au cœur de l’action ou simplement en périphérie du récit.

Une présence constante à la télévision

En parallèle de sa carrière cinématographique, Kim Roi-ha a toujours maintenu une activité soutenue dans les dramas télévisés. On l’a vu dans des séries comme Mr. Sunshine, The Fiery Priest, ou encore Chief of Staff, où il joue souvent des figures d’autorité, des hommes politiques ou des figures paternelles marquées par les épreuves. Sa voix grave, son phrasé particulier et son intensité naturelle le rendent parfaitement crédible dans ces rôles durs mais humains.

Il fait partie de ces acteurs qu’on appelle quand on veut ancrer une scène, ajouter du poids à une intrigue ou simplement transmettre quelque chose de vrai. Pas besoin d’un long monologue pour qu’il impose une tension, un malaise ou au contraire, une forme de calme menaçant.

Une carrière sans fioritures mais d’une efficacité redoutable

Kim Roi-ha n’est pas du genre à occuper les tapis rouges ou les couvertures de magazines. Il avance dans sa carrière comme il joue ses rôles : sans bruit, sans faux-semblants, mais avec une force tranquille. Il n’a jamais cherché à devenir une vedette, et c’est probablement ce qui lui permet de durer. On l’appelle pour des projets exigeants, pour des personnages qui demandent une vraie densité, pas pour ajouter un nom à une affiche.

Son apparente austérité cache en réalité un acteur d’une grande finesse, capable de jouer la violence comme la tendresse, la fragilité comme la brutalité. Il peut être glaçant dans un rôle de tortionnaire, puis bouleversant dans celui d’un père endeuillé, le tout avec une honnêteté de jeu qui force le respect.

Filmographie

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