Kim Gyu-ri
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 2 films |
Biographie
Kim Gyu-ri (김규리), née Kim Min-sun (김민선) le 16 août 1979 à Anyang, en Corée du Sud, est une actrice qui s’est imposée dès la fin des années 1990 comme une figure à la fois singulière et persistante du paysage cinématographique sud-coréen.
À travers des rôles tantôt risqués, tantôt plus traditionnels, Kim Gyu-ri a construit une carrière faite de choix personnels forts, oscillant entre grande visibilité et retrait volontaire. Elle n’a jamais cherché le battage, mais elle a souvent été là où on ne l’attendait pas.
D’abord connue sous son nom de naissance, Kim Min-sun, elle adopte le nom Kim Gyu-ri en 2009, marquant ainsi une rupture symbolique dans sa trajectoire. Un nouveau nom, pour une nouvelle étape.
Une entrée remarquée dans le cinéma coréen de la fin des années 90
Kim Gyu-ri débute sa carrière dans un contexte où le cinéma sud-coréen amorce une transformation profonde, avec une jeune génération de réalisateurs qui cherchent à sortir des cadres établis. Elle apparaît dans Memento Mori (1999), film culte du genre horreur psychologique, qui lui vaut une reconnaissance immédiate. Dans ce drame lycéen teinté de fantastique et de critique sociale, Kim Gyu-ri incarne une jeune fille complexe, en décalage avec son environnement, et offre une performance saluée pour sa maturité.
Ce film reste encore aujourd’hui une œuvre de référence, autant pour son ambiance dérangeante que pour la qualité de son interprétation. Pour une actrice alors débutante, ce n’était pas un choix confortable, mais déjà une preuve de caractère artistique.
Une filmographie marquée par des rôles de femmes libres, fortes ou tourmentées
Après ses débuts prometteurs, Kim Gyu-ri alterne les genres et les formats. Elle joue dans des films comme Whispering Corridors 2, Bunshinsaba, Poongsan ou encore Revivre, souvent dans des rôles où la frontière entre vulnérabilité et détermination est fine. Elle a cette capacité rare à porter des personnages qui refusent la simplification, souvent pris dans des situations ambigües, et à les rendre crédibles sans forcer le trait.
L’un de ses rôles les plus marquants reste celui de Shin Yun-bok dans Portrait of a Beauty (2008), un film historique audacieux où elle incarne une peintre travestie, dissimulant son identité dans une société qui ne laisse pas de place aux femmes artistes. Le film, à la fois sensuel et esthétique, repose beaucoup sur la finesse de son jeu, capable d’exprimer tension et passion avec retenue. Ce rôle confirme qu’elle est à l’aise dans les récits qui interrogent les normes, les genres et les rapports de pouvoir.
Une présence télévisuelle ponctuelle mais toujours convaincante
Bien que son activité se concentre principalement sur le cinéma, Kim Gyu-ri apparaît également à la télévision dans plusieurs dramas, comme Cunning Single Lady, The King's Face, ou encore Green Mothers’ Club. Dans ces rôles plus accessibles au grand public, elle montre une autre facette de son talent : plus légère parfois, mais toujours nuancée. Même dans des seconds rôles, elle apporte une épaisseur émotionnelle qui ne passe pas inaperçue.
Sa présence dans les dramas reste moins régulière que celle d’autres actrices de sa génération, mais cela reflète sans doute un choix délibéré : celui de privilégier des projets en accord avec ses aspirations, plutôt que de répondre à la seule logique de la visibilité.
Un changement de nom, reflet d’un repositionnement personnel et professionnel
En 2009, Kim Min-sun devient Kim Gyu-ri. Ce changement ne fait pas l’objet d’un récit tapageur dans la presse people, mais il coïncide avec une volonté claire de redéfinir sa place dans le métier. Certains y voient une manière de tourner la page d’une première carrière marquée par des films de genre et des rôles de jeune femme vulnérable. Ce nouveau nom s’accompagne d’un regain d’exigence dans ses choix de rôles, mais aussi d’une certaine prise de distance avec les codes de l’industrie.
Elle s’exprime aussi publiquement sur des sujets sociaux, notamment en défendant l’environnement, ou en prenant position lors de débats d’actualité. Cela contribue à façonner une image d’actrice engagée, même si ses prises de parole restent rares.