Kim Basinger

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Détails

Autre nom Kimila Ann Basinger
Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 19 films
Récompenses 2 nominations et 1 victoire

Biographie

Kim Basinger est née le 8 décembre 1953 à Athens, en Géorgie, aux États-Unis. Actrice, mannequin, productrice, parfois chanteuse à ses heures, Kim Basinger a été l’une des grandes icônes féminines du cinéma américain des années 1980 et 1990. Connue pour sa beauté sculpturale, elle a pourtant su construire une carrière bien plus riche que son apparence le laissait présager, en interprétant des rôles complexes, souvent marqués par la sensualité, la mélancolie ou une forme de fragilité dissimulée.

Des podiums à Hollywood : un début dans la lumière

Avant le cinéma, Kim Basinger commence sa carrière comme mannequin, après avoir été repérée dans un concours de beauté. Elle signe avec la Ford Modeling Agency, ce qui la conduit à New York, où elle devient rapidement l’un des visages les plus en vue du mannequinat américain dans les années 70. Mais très vite, elle décide de quitter les studios photo pour suivre sa vraie ambition : le théâtre et le jeu d’acteur.

Elle débute à la télévision dans les années 1970, notamment dans des téléfilms et des séries, avant de percer au cinéma au début des années 80. Son physique de rêve, blond platine, yeux clairs et voix douce, en fait immédiatement une actrice très convoitée, souvent cantonnée au registre glamour… du moins dans un premier temps.

9½ Weeks et l’icône sulfureuse des années 80

Le film qui la propulse au rang de fantasme mondial, c’est évidemment 9½ Weeks (9 semaines ½, 1986), aux côtés de Mickey Rourke. Ce drame érotique, sulfureux et stylisé, raconte une relation obsessionnelle entre deux inconnus dans un New York sensuel et glacial. Kim Basinger y incarne Elizabeth, une femme qui perd pied dans un jeu de pouvoir sexuel.

Le film est un choc esthétique et émotionnel, et même s’il divise à sa sortie, il devient rapidement culte, et impose Kim Basinger comme l’une des figures les plus iconiques du désir au cinéma. Sa prestation, à la fois impudique et profondément vulnérable, révèle une actrice capable d’aller bien au-delà de son image de mannequin reconvertie.

Bond girl et montée en puissance

En 1983, elle entre dans l’univers de James Bond avec Never Say Never Again, aux côtés de Sean Connery. Elle y incarne Domino, une femme sous emprise qui se libère progressivement. Là encore, elle joue la sensualité contrariée, dans une version plus mature et dramatique que les Bond girls classiques.

Durant les années suivantes, elle enchaîne les succès variés, alternant films romantiques (Nadine), comédies (Blind Date avec Bruce Willis) et thrillers. Elle s’éloigne progressivement de son image de sex-symbol pour explorer des rôles plus troubles, plus nuancés, sans jamais perdre cette aura à part qui la distingue des autres actrices de sa génération.

L.A. Confidential : la consécration critique

En 1997, Kim Basinger trouve le rôle le plus salué de sa carrière dans L.A. Confidential, de Curtis Hanson, un film noir sophistiqué et magistralement mis en scène. Elle y incarne Lynn Bracken, une call-girl inspirée de Veronica Lake, perdue dans un Los Angeles corrompu et ultra masculin.

Sa performance, tout en finesse et en mystère, lui vaut l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Ce prix vient couronner une trajectoire atypique, celle d’une actrice trop souvent réduite à son physique, et qui prouve ici qu’elle peut tenir tête à un casting masculin dense, avec une autorité feutrée, une émotion contenue et une intelligence de jeu remarquable.

Une carrière en retrait mais jamais oubliée

Après son Oscar, Kim Basinger ralentit volontairement sa carrière. Elle continue à jouer, mais avec des choix plus espacés, parfois dans des films indépendants, parfois dans des productions grand public (8 Mile, aux côtés d’Eminem, dans un rôle de mère instable). Elle incarne souvent des femmes fragiles, blessées, mais jamais effacées. Sa présence suffit à créer un relief émotionnel là où d’autres surjoueraient.

Elle reste associée à une forme de cinéma sensuel, mélancolique, où l’on sent toujours chez ses personnages une tension intérieure, un combat contre une forme de solitude ou de douleur intime.

Filmographie

19 sur 19 films

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