Kiko de la Rica

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Détails

Autre nom Francisco de la Rica
Âge
Nationalité
Filmographie 8 films

Biographie

Kiko de la Rica est un directeur de la photographie espagnol, né le 6 avril 1965 à Bilbao, Espagne. Il compte parmi les grandes signatures visuelles du cinéma espagnol contemporain, particulièrement associé aux œuvres de Julio Medem, Álex de la Iglesia et Pablo Berger.

Formation et débuts dans l’image

Né à Bilbao, Kiko de la Rica, de son nom complet Francisco “Kiko” de la Rica, se forme à la photographie avant d’entrer dans le secteur audiovisuel à la fin des années 1980. Ses premiers travaux concernent la publicité, la télévision et le court métrage, un terrain où il développe déjà une attention marquée à la texture de l’image et au travail de la lumière.

Ses débuts au long métrage remontent à 1995 avec Salto al vacío (Saut dans le vide) de Daniel Calparsoro. Cette première collaboration dans le cinéma de fiction l’inscrit rapidement parmi les chefs opérateurs remarqués du cinéma espagnol des années 1990.

Une signature visuelle dans le cinéma espagnol

La carrière de Kiko de la Rica prend une dimension nationale avec La comunidad (Mes chers voisins, 2000) d’Álex de la Iglesia, film qui lui vaut une première nomination au prix Goya de la meilleure photographie. Son travail y conjugue précision visuelle, tension dramatique et maîtrise des espaces clos.

L’année suivante, il signe l’image de Lucía y el sexo (Lucia et le Sexe, 2001) de Julio Medem, œuvre souvent citée parmi les jalons de sa filmographie. Le film se distingue notamment par son esthétique lumineuse et sensuelle, ainsi que par l’usage du numérique haute définition, alors encore peu répandu dans le cinéma espagnol. Cette photographie contribue largement à l’identité visuelle du film.

Collaborations majeures et reconnaissance internationale

Au fil des années 2000 et 2010, Kiko de la Rica travaille avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma espagnol. Il signe notamment la photographie de Torremolinos 73 (2003) de Pablo Berger, The Oxford Murders (Crimes à Oxford, 2008) d’Álex de la Iglesia et Balada triste de trompeta (Balada triste, 2010).

Cette période confirme une écriture visuelle capable de passer du réalisme à l’exubérance baroque. Chez Kiko de la Rica, la photographie accompagne souvent des univers cinématographiques très affirmés, sans jamais s’effacer derrière eux. Son travail sur les contrastes, les matières et les atmosphères participe directement à la construction du récit.

Blancanieves et le Goya

Le film le plus étroitement associé à son nom demeure Blancanieves (2012) de Pablo Berger. Tourné en noir et blanc, ce long métrage muet inspiré du conte de Blanche-Neige lui vaut le prix Goya de la meilleure photographie en 2013. Cette distinction constitue l’un des sommets de sa carrière.

La photographie de Blancanieves est particulièrement saluée pour sa richesse de contrastes, sa profondeur plastique et sa capacité à convoquer à la fois l’héritage du cinéma muet et une modernité formelle très maîtrisée. La même année, Kiko de la Rica reçoit également la Golden Camera 300 au Festival des frères Manaki.

Continuité de carrière

Par la suite, Kiko de la Rica poursuit une carrière soutenue avec Las brujas de Zugarramurdi (Les Sorcières de Zugarramurdi, 2013), Ma ma (2015), Kiki, l’amour en fête (2016), Abracadabra (2017) et Mediterráneo (2021).

Son œuvre occupe une place majeure dans le cinéma espagnol contemporain. Kiko de la Rica appartient à ces directeurs de la photographie dont le nom est devenu, pour les cinéphiles, une promesse de regard, de texture et de lumière, autrement dit de cinéma au sens le plus concret du terme.

Filmographie

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