Kiefer Sutherland

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Filmographie 18 films

Biographie

Kiefer Sutherland, de son nom complet Kiefer William Frederick Dempsey George Rufus Sutherland (oui, vraiment), est né le 21 décembre 1966 à Londres, au Royaume-Uni, de nationalité canadienne. Fils du célèbre acteur Donald Sutherland et de l’actrice Shirley Douglas, il grandit au cœur du monde du spectacle tout en construisant sa propre identité artistique, bien distincte.

Entre cinéma indépendant, blockbusters et séries cultes, Kiefer Sutherland s’impose comme un acteur à l’intensité brute, souvent associé à des rôles tourmentés, durs, voire borderline, mais toujours profondément humains.

Avec sa voix rauque, son regard constamment en alerte, et une présence magnétique, il s’est fait une place à part, loin des stéréotypes de la star hollywoodienne classique. Et ce, sans jamais vraiment chercher à séduire.

Un départ sur les chapeaux de roue dans le cinéma des années 80

La carrière de Kiefer Sutherland commence fort, dès son adolescence. Il apparaît dans Stand by Me (1986), dans le rôle du jeune voyou Ace Merrill, un antagoniste glaçant à la mèche rebelle. Il y impose déjà ce style sec et menaçant qui deviendra une de ses marques de fabrique. Peu après, il enchaîne avec The Lost Boys (1987), film culte de vampires teenagers où il campe un leader de bande gothico-malsain — visiblement, la figure du mauvais garçon lui colle bien.

Les années 80 et 90 le voient naviguer entre cinéma indépendant, drames psychologiques et thrillers musclés. On le retrouve dans Flatliners, Young Guns, A Few Good Men, Dark City… autant de films où il explore des personnages ambivalents, souvent au bord de la rupture, avec une intensité palpable. Il y a chez lui une noirceur contenue, un mélange de vulnérabilité et de dureté qui le rend crédible dans des rôles extrêmes.

Jack Bauer, la série qui a changé la donne

Le grand tournant de sa carrière intervient en 2001, lorsqu’il devient Jack Bauer, agent antiterroriste dans la série 24. C’est peu dire que ce rôle va marquer les esprits : la série elle-même est un ovni télévisuel, structurée autour d’un concept en temps réel, avec chaque saison se déroulant sur 24 heures.

Jack Bauer n’est pas un héros lisse. Il torture, ment, sacrifie, désobéit… mais toujours au nom d’un idéal qu’il semble lui-même ne plus réussir à porter. Kiefer Sutherland injecte dans ce personnage un mélange rare de fatigue, de colère et de désespoir, qui le rend profondément humain. Pas étonnant que ce rôle lui vaille un Golden Globe, un Emmy Award, et une reconnaissance planétaire. Il devient à la fois l'incarnation du héros post-11 septembre et celle d’une Amérique en perte de repères moraux.

Le succès de 24 est tel que la série s’étendra sur plusieurs saisons, téléfilms, reboot, et que Kiefer Sutherland restera pour beaucoup à jamais associé à la figure de Jack Bauer. Ce n’est pas qu’une étiquette, c’est une performance fondatrice d’un genre à part entière dans la télévision moderne.

Une voix, une guitare, un autre visage

En parallèle de sa carrière d’acteur, Kiefer Sutherland cultive une autre passion : la musique country-rock. Depuis les années 2010, il sort plusieurs albums solo, qu’il écrit et interprète lui-même. Sa voix grave et abîmée s’y prête parfaitement, et ses textes évoquent souvent les thèmes du pardon, du regret, du temps qui passe. Ce n’est pas un simple hobby, mais une vraie facette de sa personnalité, qui attire un public fidèle et curieux de voir un autre Kiefer : plus vulnérable, plus apaisé, peut-être aussi plus proche de lui-même.

Il tourne régulièrement aux États-Unis et au Canada, guitare en main, dans des petites salles ou des festivals, loin de l’image glamour de la télévision. Et comme souvent avec lui, c’est la sincérité qui l’emporte sur la mise en scène.

Politique, thriller et retour à l’écran

Après 24, Kiefer Sutherland revient en tête d’affiche avec la série Designated Survivor (2016–2019), où il incarne Tom Kirkman, un politicien propulsé président des États-Unis après un attentat. Un rôle très différent de Jack Bauer, plus posé, plus moraliste, mais qui continue d’explorer les enjeux de pouvoir, de crise et d'identité américaine.

Il continue également à faire des apparitions marquantes dans des films et séries, toujours fidèle à ce mélange de tension, de sobriété et d’énergie contenue. Il n’a jamais cherché à s’éloigner des rôles dramatiques ou sombres, mais il y ajoute au fil du temps une maturité nouvelle, une forme de gravité qui semble venir naturellement avec l’âge.

Une vie personnelle marquée par les excès, mais toujours tournée vers la création

La trajectoire de Kiefer Sutherland n’a pas été linéaire. Connu pour avoir eu une jeunesse mouvementée, avec plusieurs démêlés liés à l’alcool et une réputation de "fêtard notoire" dans les années 90 et 2000, il a aussi connu des périodes plus calmes, plus introspectives. Là encore, il n’a jamais vraiment caché ses failles, ni tenté de polir son image. Il préfère assumer.

Et c’est sans doute cette capacité à se montrer imparfait, à habiter des rôles ambigus, à ne jamais trop s’éloigner de la réalité humaine, qui rend Kiefer Sutherland si captivant à l’écran. Il ne joue pas des héros, il joue des hommes usés par leurs choix. Et il le fait sans fioritures, sans grands gestes — juste avec une voix, un regard, et cette fatigue bien particulière de ceux qui ont trop vécu en trop peu de temps.

Filmographie

18 sur 18 films

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