Kelly Lynch
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Kelly Lynch est une actrice américaine, née le 31 janvier 1959 à Golden Valley, dans le Minnesota. Révélée à la fin des années 1980, elle s’est imposée par sa présence magnétique, à la fois sophistiquée et dangereuse, dans des films mêlant thriller, drame et sensualité trouble. Au fil des décennies, Kelly Lynch s’est construit une trajectoire singulière, naviguant entre productions hollywoodiennes, cinéma indépendant et séries télévisées, avec un goût assumé pour les rôles ambigus.
Des débuts comme mannequin à la révélation à l’écran
Avant de devenir actrice, Kelly Lynch commence sa carrière dans le mannequinat, travaillant notamment à New York pour l’agence Elite. Elle étudie le théâtre au Guthrie Theater de Minneapolis, avant de décrocher ses premiers petits rôles dans les années 1980. Elle apparaît brièvement dans des films comme Charlie’s Angels (version téléfilm), ou Bright Lights, Big City.
C’est en 1989 que le grand public la découvre véritablement dans le film Road House, où elle donne la réplique à Patrick Swayze. Elle y incarne "Doc" Clay, médecin au franc-parler et au charme discret, dans ce film devenu culte pour sa dimension "action & baston de bar". Ce rôle propulse Kelly Lynch dans la catégorie des actrices hollywoodiennes à suivre.
Une décennie marquée par les thrillers sensuels et les drames sombres
Les années 1990 sont une période faste pour Kelly Lynch, qui enchaîne les rôles dans des films où son charisme glacial et sa beauté un peu distante font merveille. Elle brille dans Drugstore Cowboy (1989) de Gus Van Sant, où elle incarne une junkie lucide face à Matt Dillon, un rôle qui lui vaut une nomination aux Independent Spirit Awards, et qui l’associe durablement au cinéma indépendant américain.
Elle apparaît ensuite dans des films comme Curly Sue (1991), Heaven’s Prisoners (1996), Mr. Magoo (1997), ou encore Virtuosity (1995), face à Denzel Washington et Russell Crowe. Dans ces rôles, elle oscille entre la femme fatale, la confidente énigmatique ou la mère un peu abîmée par la vie.
Elle cultive alors une image très éloignée des clichés hollywoodiens de l’époque : pas de glamour excessif, mais une intensité contenue, un sens du sous-texte, et une capacité à incarner des femmes autonomes, parfois froides, souvent blessées.
Un goût affirmé pour les projets indépendants et les personnages complexes
Au tournant des années 2000, Kelly Lynch s’éloigne des grosses productions et choisit des projets plus intimes, dans des rôles souvent secondaires mais marquants. On la voit notamment dans The Jacket (2005), The Visitation, ou encore Kaboom (2010) de Gregg Araki, où elle joue une mère survoltée dans un univers queer et post-apocalyptique.
Son goût pour les cinéastes indépendants et les récits marginaux la rapproche d’un certain courant du cinéma américain qui préfère les personnages cabossés aux héroïnes lisses. Elle continue de jouer dans des films à petit budget, avec un plaisir visible pour les rôles décalés ou troubles.
Une présence remarquée dans les séries télévisées
Kelly Lynch s’illustre aussi à la télévision, dans des séries comme The L Word, où elle incarne Ivan, un personnage androgyne et charismatique qui brouille les lignes de genre, rôle salué pour sa modernité et sa nuance. Elle apparaît aussi dans Magic City (2012–2013), une série dramatique se déroulant dans le Miami des années 1950, où elle incarne une matriarche d’hôtel à la fois élégante et redoutable.
Plus récemment, elle joue dans Mr. Mercedes, série adaptée de Stephen King, où elle tient un rôle régulier dans une ambiance de thriller psychologique. Là encore, elle démontre sa capacité à incarner des femmes complexes, souvent en retrait, mais déterminantes dans la narration.
Une actrice libre, en dehors des sentiers battus
Mariée au producteur et scénariste Mitch Glazer, Kelly Lynch est aussi connue pour sa discrétion médiatique. Elle privilégie la qualité des projets à la visibilité, et ne cherche ni à entretenir une image glamour, ni à occuper les talk-shows. Cette posture lui a permis de traverser plusieurs décennies sans s’épuiser, en préservant une aura à part, faite d’élégance distante et de choix audacieux.
Kelly Lynch reste une actrice marquée par son indépendance : pas tout à fait star, mais toujours magnétique, elle continue d’alterner séries, films d’auteur et rôles atypiques, loin du bruit, mais jamais sans éclat.