Kelli Garner
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Kelli Garner, née le 11 avril 1984 à Bakersfield, en Californie, est une actrice américaine dont la carrière s’est construite avec patience et subtilité, en marge des projecteurs tapageurs. Elle s’est illustrée aussi bien dans le cinéma indépendant que dans les productions hollywoodiennes, souvent dans des rôles qui oscillent entre innocence apparente et fragilité complexe. Si elle n’a jamais cherché à devenir une vedette mainstream, Kelli Garner s’est imposée comme une actrice de composition, capable de capter la lumière sans jamais l’accaparer.
Un premier rôle remarqué dans le cinéma indépendant
C’est avec Bully (2001), de Larry Clark, que Kelli Garner fait une entrée fracassante sur la scène cinématographique indépendante. Le film, sulfureux et controversé, plonge dans un fait divers sordide où des adolescents passent à l’acte meurtrier. Elle y incarne Heather, un personnage secondaire mais marquant, au sein d’un casting jeune et intense. Dès ses débuts, Kelli Garner affiche cette capacité à jouer dans l’ombre du malaise, avec une justesse désarmante.
Son style de jeu, loin des stéréotypes hollywoodiens, se distingue par une authenticité brute, une voix douce mais chargée d’émotion, et un naturel qui ne triche jamais.
Une parenthèse hollywoodienne entre aviation et musique
En 2004, elle change totalement de registre en apparaissant dans The Aviator de Martin Scorsese, où elle incarne Faith Domergue, actrice et compagne d’Howard Hughes, joué par Leonardo DiCaprio. Le rôle est bref, mais dans un film de cette ampleur, il suffit souvent de peu pour marquer. Ce passage chez Scorsese permet à Kelli Garner de se faire connaître d’un public plus large, sans pour autant renier ses racines indie.
Elle enchaîne avec des rôles variés, notamment dans Thumbsucker (2005), Lars and the Real Girl (2007) et Taking Woodstock (2009). Tous ces films ont un point commun : ce sont des récits en marge, portés par des personnages atypiques, sensibles, parfois mal à l’aise dans le monde. Et c’est justement ce terrain-là où Kelli Garner excelle : dans l’intimité des émotions bancales, dans les silences plus que dans les discours.
Télévision : d’icône pop à tragédie américaine
Côté télévision, Kelli Garner a su se réinventer. Elle tient des rôles principaux dans des séries comme Pan Am (2011), où elle incarne Kate Cameron, hôtesse de l’air dans les années 60, entre glamour et espionnage. La série, qui n’aura qu’une saison, reste aujourd’hui un objet rétro chic apprécié des amateurs de reconstitutions stylisées. Son interprétation y est saluée pour sa finesse et sa retenue, entre charme classique et complexité émotionnelle.
Mais c’est sans doute son rôle de Marilyn Monroe dans The Secret Life of Marilyn Monroe (2015), mini-série en deux parties, qui lui permet de briller dans une performance exigeante et risquée. Loin de la simple imitation, Kelli Garner propose une Marilyn vulnérable, humaine, abîmée, très loin du mythe figé. Elle y dévoile un registre intense, fait de contradictions et de blessures à peine refermées. Un rôle casse-gueule qu’elle aborde avec courage et justesse.
Une carrière choisie, loin du bruit
Depuis ses débuts, Kelli Garner semble avoir fait un choix clair : privilégier la qualité à la visibilité, les rôles sincères aux opportunités faciles. Cela explique une filmographie assez éclectique, parfois inégale, mais toujours intéressante. Elle alterne ainsi films indépendants, drames confidentiels, apparitions en séries et projets plus personnels.
Elle ne court pas après les blockbusters, ni après les titres à effet. Elle préfère sans doute les rôles imparfaits, les personnages fragiles ou à contre-courant, ceux qui demandent de creuser un peu pour exister.