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Film Index

Kazuyoshi Okuyama

Production

Nationalité
 Japon
Naissance
4 décembre 1953
Âge
72 ans
Autre nom
奥山和由
Filmographie
4 films

Biographie

Kazuyoshi Okuyama, né le 4 décembre 1953 à Tokyo, au Japon, est un producteur de cinéma, réalisateur et scénariste japonais. Moins connu à l'international que les réalisateurs qu’il a aidé à révéler ou soutenir, Kazuyoshi Okuyama est pourtant une figure centrale du renouveau du cinéma japonais dans les années 1990, notamment pour son rôle au sein du studio Shochiku, l’un des plus anciens et respectés du pays. Avec un regard à la fois commercial et artistique, il s’est illustré par des choix audacieux, parfois polémiques, mais toujours cohérents avec une volonté claire : faire évoluer le cinéma japonais, lui faire retrouver un souffle moderne et l’ouvrir à des formes plus contemporaines, sans sacrifier la culture locale ni la dimension esthétique.

Une carrière bâtie dans les coulisses des grands studios

Avant de se faire un nom en tant que producteur indépendant, Kazuyoshi Okuyama évolue au sein de Shochiku, où il gravit les échelons jusqu’à devenir l’un des piliers de la production. Il y acquiert une solide réputation de producteur engagé, capable de défendre des projets atypiques ou considérés comme "risqués" par les standards des studios japonais traditionnels.

Dans les années 1990, il joue un rôle clé dans le retour de Shohei Imamura, notamment avec L’Anguille (Unagi), qui remporte la Palme d’Or à Cannes en 1997, un événement majeur pour le cinéma japonais à l’époque. Kazuyoshi Okuyama est également impliqué dans la production de films de Takeshi Kitano, dont Sonatine (1993), qui contribue à la reconnaissance internationale du réalisateur.

Ces choix, peu consensuels au départ, s’avèrent payants à long terme : ils redonnent une visibilité mondiale au cinéma japonais, à une époque où celui-ci souffre d’un certain repli sur lui-même.

Une vision moderne du rôle de producteur

Ce qui distingue Kazuyoshi Okuyama, c’est son approche du métier de producteur. Il ne se contente pas de valider des budgets ou de gérer des plannings : il s’implique artistiquement, accompagne les cinéastes, prend parfois le risque de les soutenir contre les logiques commerciales. Cela lui a valu des tensions au sein même de Shochiku, jusqu’à son départ du studio à la fin des années 1990.

Il fonde alors sa propre structure de production, et entame une nouvelle phase de sa carrière, plus indépendante, où il explore aussi la réalisation. Il passe derrière la caméra avec des films comme Shisha no gakuensai (2000), une œuvre étrange et personnelle qui n’a pas rencontré un grand succès, mais qui témoigne d’une ambition artistique sincère.

Un acteur du changement dans un cinéma parfois conservateur

Le cinéma japonais, en particulier celui des grands studios comme Shochiku ou Toho, a longtemps été perçu comme conservateur dans sa structure et ses choix artistiques. Kazuyoshi Okuyama, en bousculant ces habitudes, a contribué à faire émerger une nouvelle génération de cinéastes et à réconcilier la critique internationale avec la production nippone contemporaine.

Son goût pour les sujets dérangeants, les récits ambigus, les récits de société parfois violents ou introspectifs, reflète aussi une volonté de traiter le Japon tel qu’il est, et non tel qu’il voudrait être vu. En cela, il a souvent privilégié des récits sombres, réalistes, loin des comédies formatées ou des drames consensuels.

Filmographie

  • R100
    Tout public

    Un homme, qui prend soin de son fils depuis que sa femme est plongée dans le coma, entre dans un immeuble des plus banals. Il décide alors de devenir membre d’un club privé, après avoir pris connaissance des prestations proposées et du fait que l’adhésion n’est valable qu’une seule année et ne peut être annulée que sous certaines conditions. En tant que nouveau membre, un monde de plaisirs s’offre alors à lui. Il en apprécie tout particulièrement l’intrusion dans son quotidien de femmes dominatrices. Jusqu’au jour où celles-ci s’approchent d’un peu trop près de sa famille, laquelle ne se doute de rien, et où, avec un courage rarement affiché dans sa petite vie de vendeur de literie, il va alors tenter d’annuler son adhésion au club.

    2013 1h43 Co-producteur

  • Sonatine, mélodie mortelle
    Tout public

    Murakawa, le bras droit du chef yakuza Kitakima est appelé d'urgence afin venir en aide au clan Anan en guerre contre un clan rival. Murakawa qui était sur le point de prendre sa retraite perd plusieurs hommes après un attentat à la bombe et une fusillade. Pour se protéger, il se réfugie sur Okinawa avec quelques hommes dans une maison au bord de la mer, le temps que les choses se calment. Dans les premiers temps, ils s'ennuient et tentent de se divertir par plusieurs moyens, mais rapidement sous l'impulsion de leur chef, ces anciens yakuzas vont apprendre à s'occuper et à vivre simplement. Murakawa quant à lui, homme fatigué et désabusé, va réapprendre à profiter du moment présent grâce à cette pause improvisée. Il ignore pourtant que pendant ce temps là, son chef est en train d’opérer un rapprochement stratégique avec le groupe rival, alors lorsqu'il découvre la vérité il décide de se venger et abat tous ceux qui l'ont trahi.

    1993 1h33 Producteur exécutif

  • Jugatsu
    Tout public

    Pour avoir décoché un coup de poing à un yakuza énervé par sa lenteur, Masaki, jeune pompiste quelque peu hébété, se retrouve dans une situation délicate. Effrayé par les conséquences de son acte et les menaces de destruction qui planent sur la station-service, il demande de l'aide à l'entraîneur des Eagles, l'équipe amateure de base-ball dans laquelle il joue. Ce dernier, lui-même ancien yakuza se fait vertement recevoir et humilier par le chef du gang. Livré à lui-même, Masaki part pour Okinawa avec Kazuo, un de ses coéquipiers, à la recherche d'une arme pour se protéger.

    1990 1h35 Producteur exécutif

  • Violent cop
    Interdit aux moins de 16 ans

    Un policier violent est aux prises à la fois avec sa hiérarchie et un gang dirigé par le truand Kiyohiro. Kitano réalise ce premier film où il devait seulement tenir le premier rôle, par hasard. A la suite de la défection du metteur en scene, il accepte de mettre en scène "Violent Cop" en remaniant considérablement le scénario. D'une histoire policière classique, il ne garde que la trame et concentre son attention sur le personnage principal qu'il incarne: un antihéros solitaire et à contre-courant.

    1989 1h38 Producteur exécutif