Kazuaki Nagaya
- Casting
Détails
| Autre nom | 長屋和彰 |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 3 films |
Biographie
Kazuaki Nagaya, né le 29 novembre 1987 à Tokyo (Japon), est un acteur japonais, scénariste et désormais réalisateur, dont la carrière s’inscrit dans une mouvance bien particulière du cinéma nippon : celle des productions indépendantes, inventives, à petit budget, mais grandes par l’originalité.
Loin des superproductions formatées ou des séries en uniforme qui nourrissent l’industrie télévisuelle japonaise, Kazuaki Nagaya évolue plutôt dans les marges, ce qui, dans son cas, semble être un choix autant artistique que personnel. Il s’est fait remarquer dans l’un des ovnis les plus imprévisibles du cinéma japonais contemporain : One Cut of the Dead (2017), comédie horrifique devenue film culte malgré un budget minuscule. Depuis, il trace un parcours à part, fait de rôles discrets mais mémorables, et d’une démarche artistique de plus en plus affirmée.
Percée internationale avec One Cut of the Dead : rire et gore à petit prix
Si le nom de Kazuaki Nagaya vous dit quelque chose, c’est sans doute à cause de One Cut of the Dead, film d’horreur low-cost réalisé par Shinichiro Ueda, dans lequel il incarne Ko, un technicien de plateau pris dans un tournage qui vire à la catastrophe… pour de vrai (enfin, presque). Le film commence comme un found footage assez classique, avant de basculer dans une seconde moitié inattendue qui recontextualise toute la première. Un exercice de style malin, brillamment mené, et où chaque membre du casting, y compris Kazuaki Nagaya, joue un rôle clé dans l’équilibre du chaos.
Le film, tourné avec trois fois rien, connaît un succès aussi improbable qu’énorme, aussi bien au Japon qu’à l’international. Ce tremplin propulse Kazuaki Nagaya dans une nouvelle lumière, celle d’un acteur capable d’exister dans un dispositif minimaliste, mais avec une authenticité et une précision qui captent l’attention. Et quand un technicien de plateau fictif devient l’un des personnages favoris du public, c’est que l’interprétation a laissé sa marque.
Une trajectoire à contre-courant du système
Après le phénomène One Cut of the Dead, Kazuaki Nagaya ne saute pas sur l’occasion pour entrer dans le système des blockbusters japonais. Il choisit au contraire de continuer à évoluer dans un cinéma indépendant, exigeant, et souvent expérimental, avec des rôles dans des films comme Hot Gimmick: Girl Meets Boy, Mio on the Shore, ou encore Lady in White.
Ces films, peu diffusés en dehors du Japon, partagent un goût pour l’exploration du quotidien, la jeunesse en décalage, les blessures ordinaires et les silences qui en disent long. Et dans ce registre, Kazuaki Nagaya excelle : il sait incarner des personnages banals, presque invisibles, mais profondément humains. Ce n’est pas un acteur qui occupe l’espace, c’est un acteur qui l’habite.
Premier long métrage en tant que réalisateur : Mending Cracks
En 2023, Kazuaki Nagaya franchit une étape décisive : il écrit, réalise et interprète son premier film, Mending Cracks. Présenté dans des festivals comme le Skip City International D-Cinema Festival, ce projet marque son entrée dans la création à part entière.
Le film explore la solitude, les relations brisées et la possibilité de réparer les liens humains, à travers une mise en scène épurée, presque documentaire. Il s’agit d’un cinéma d’observation, patient, à mille lieues du sensationnalisme. Pour un premier film, l’ambition est claire : pas de démonstration, mais une immersion. Et Kazuaki Nagaya y poursuit son travail d’acteur avec cette même justesse qu’il applique à la réalisation : jamais spectaculaire, mais toujours vrai.
Cette transition vers la caméra semble naturelle pour lui. Elle traduit une envie de raconter, non seulement par l’interprétation, mais aussi par le cadre, le montage, le silence. Une évolution logique, mais qui témoigne aussi d’un profond besoin d’autonomie artistique.