Kathryn Morris
- Casting
Détails
| Autre nom | Kathryn Susan Morris |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Kathryn Morris est née le 28 janvier 1969 à Cincinnati, dans l’Ohio, et a grandi à Windsor Locks, dans le Connecticut. Actrice américaine principalement connue pour son rôle principal dans la série policière Cold Case, elle a su se faire une place dans l’univers télévisuel en jouant des personnages complexes, souvent marqués par le poids du passé, à l’écran, du moins. Réputée pour son jeu tout en retenue et sa présence discrète mais marquante, Kathryn Morris mène une carrière sans éclat médiatique, mais avec constance et cohérence, ce qui n’est pas si courant à Hollywood.
Un début de parcours entre musique, petits rôles et détermination
Issue d’une famille aux racines musicales (ses parents faisaient partie d’un groupe gospel familial), Kathryn Morris semble d’abord destinée à un parcours artistique dans le chant. Mais c’est vers le théâtre qu’elle se tourne au moment d’entamer des études universitaires à Temple University à Philadelphie, avant de se lancer dans le métier d’actrice.
Elle commence par décrocher de petits rôles à la télévision et dans des téléfilms dans les années 1990. Elle apparaît dans Cool as Ice (1991), un film avec Vanilla Ice qui, s’il n’est pas resté dans les annales, lui offre ses premiers pas à l’écran. Elle enchaîne ensuite des apparitions dans des séries comme Xena, la guerrière, The Mind of the Married Man, Pensacola ou encore Providence, tout en continuant à travailler dans l’ombre pour se faire une place.
Révélation dans Minority Report et reconnaissance dans Cold Case
La carrière de Kathryn Morris prend un tournant en 2002, lorsqu’elle est choisie pour un rôle secondaire mais marquant dans Minority Report de Steven Spielberg, aux côtés de Tom Cruise. Elle y incarne la femme du personnage principal, dans un registre émotionnel discret mais percutant. Une prestation brève, mais qui suffit à la révéler à un public plus large et à attirer l’attention des producteurs.
C’est l’année suivante, en 2003, qu’elle décroche le rôle qui va définitivement l’installer dans le paysage télévisuel : celui de Lilly Rush, détective spécialisée dans les affaires non résolues dans la série Cold Case, diffusée sur CBS pendant 7 saisons (2003–2010).
Dans ce rôle, Kathryn Morris incarne une policière tenace, introvertie, au passé personnel chargé, qui enquête sur des homicides classés, souvent anciens, avec une sensibilité mêlée de dureté. La série repose en grande partie sur son interprétation nuancée, qui donne une profondeur rare au personnage, à mille lieues des clichés du flic télévisé ultra-volubile.
Cold Case est saluée pour sa mise en scène soignée, l’usage original de flashbacks, et ses bandes sonores très ciblées. Elle devient rapidement une série culte pour un public fidèle, et fait de Kathryn Morris un visage incontournable du petit écran.
Des rôles plus discrets après Cold Case
Après l’arrêt de Cold Case en 2010, Kathryn Morris apparaît dans plusieurs films et séries, mais sans retrouver un rôle aussi central. Elle tourne notamment dans Resurrecting the Champ (2007), The Sweeter Side of Life (2013), et You Get Me (2017), un thriller Netflix dans lequel elle joue la mère de Bella Thorne, un changement de registre assez significatif pour ceux qui l’ont connue en inspectrice solitaire.
Elle apparaît également dans des séries comme Colony ou Reverie, mais dans des rôles secondaires ou sur quelques épisodes seulement. Son activité professionnelle ralentit au fil des années 2010, ce qui ne l’empêche pas de rester présente dans l’esprit des fans.
Vie personnelle et engagements
Kathryn Morris a partagé sa vie avec l’acteur Johnny Messner, avec qui elle a eu des jumeaux en 2013. Très discrète sur sa vie privée, elle s’exprime davantage lorsqu’il s’agit de causes liées à l’autisme, notamment depuis que l’un de ses enfants a été diagnostiqué.
Elle s’engage alors dans la sensibilisation et le soutien aux familles concernées, en particulier à travers des campagnes de communication sur l’inclusion et la diversité cognitive. Un engagement personnel, loin des projecteurs, mais significatif.