Kathleen Turner

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Détails

Autre nom Mary Kathleen Turner
Âge
Nationalité
Filmographie 6 films
Récompenses 2 nominations et 0 victoire

Biographie

Kathleen Turner est née le 19 juin 1954 à Springfield, dans le Missouri, aux États-Unis. Actrice à la voix immédiatement reconnaissable et au charisme imposant, Kathleen Turner est devenue une icône du cinéma américain dans les années 1980, incarnant à la fois le glamour, l’audace et la complexité des personnages féminins de l’époque.

Elle a marqué toute une génération de spectateurs grâce à des rôles où la sensualité n’était jamais gratuite, et où la force intérieure n’excluait ni la fragilité, ni l’humour. Avec ses yeux perçants, sa voix rauque quasi-légendaire et son talent pour alterner entre drame, comédie noire, et thriller érotique, Kathleen Turner a su imposer une figure féminine à contre-courant du stéréotype hollywoodien. Ni ingénue, ni femme fatale à sens unique, elle jouait souvent des femmes intelligentes, indépendantes, imprévisibles, un cocktail qui a électrisé les écrans pendant plus de deux décennies.

Body Heat : un démarrage brûlant

C’est en 1981 que Kathleen Turner fait une entrée fracassante dans le cinéma avec Body Heat, un thriller néo-noir de Lawrence Kasdan, aux côtés de William Hurt. Elle y incarne Matty Walker, une femme mariée et envoûtante, qui attire un avocat dans un piège meurtrier. Le film, très inspiré du film noir classique, devient un succès immédiat, et sa performance est saluée pour sa maturité, sa présence magnétique, et cette fameuse voix, grave et sensuelle, devenue sa signature.

Ce rôle la propulse instantanément au rang de star, mais aussi d’actrice sérieuse, capable de tenir tête à ses partenaires masculins et de porter un film sur ses épaules.

Les années 80 : entre comédie, aventure et séduction

Le reste de la décennie confirme le talent et la polyvalence de Kathleen Turner. Elle enchaîne les succès critiques et commerciaux, notamment grâce à sa collaboration avec Michael Douglas dans Romancing the Stone (À la poursuite du diamant vert, 1984) et sa suite The Jewel of the Nile (Le Diamant du Nil, 1985). Ce duo fonctionne à merveille : elle y joue Joan Wilder, une romancière introvertie plongée malgré elle dans une aventure exotique, à mi-chemin entre l’action et la romance.

Elle s’illustre également dans des comédies plus décalées comme The War of the Roses (1989), toujours aux côtés de Michael Douglas et sous la direction de Danny DeVito. Elle y incarne une femme en plein divorce, dans un film où l’humour noir le dispute à la cruauté conjugale. Son jeu y est explosif, mêlant fureur, ironie et une forme de désespoir lucide, une performance encore citée parmi ses meilleures.

En 1988, elle prête sa voix à Jessica Rabbit dans Who Framed Roger Rabbit (Qui veut la peau de Roger Rabbit), un rôle vocal devenu légendaire, qui a participé à renforcer encore son image de femme fatale à l’humour aiguisé. Sa réplique culte, "I’m not bad. I’m just drawn that way.", résume à elle seule une bonne partie de son aura à l’écran.

Reconnaissance et virage vers le théâtre

Au fil des années 90, Kathleen Turner se tourne davantage vers le théâtre, où elle retrouve une liberté de jeu qu’elle estime parfois absente du cinéma. Elle se distingue notamment dans des pièces classiques, comme Who's Afraid of Virginia Woolf?, où elle reçoit des éloges pour son interprétation puissante, sans fard.

En parallèle, sa carrière cinématographique ralentit. Elle continue à tourner, mais dans des rôles plus secondaires ou dans des films au succès plus limité. Ce virage coïncide aussi avec des problèmes de santé, notamment liés à une arthrite rhumatoïde sévère, qui affecte sa mobilité et son confort au travail. Loin de se retirer, elle continue pourtant à se produire sur scène, affirmant son résilience et sa passion du métier.

Engagement, humour et autodérision

Kathleen Turner est aussi connue pour son franc-parler, parfois perçu comme brutal, mais généralement salué pour sa sincérité. Elle n’hésite pas à critiquer l’industrie du cinéma, notamment sur la place des femmes vieillissantes à Hollywood, et s’exprime régulièrement sur des questions politiques, sociales ou liées aux droits des femmes.

Elle a également cultivé un certain goût pour l’autodérision, apparaissant dans des séries comme Friends (où elle joue le père transgenre de Chandler) ou Californication, dans des rôles volontairement exagérés, toujours avec ce ton mordant qui lui est propre.

Filmographie

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