Karl Glusman
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Karl Glusman, né le 3 janvier 1988 à New York, est un acteur américain dont le parcours atypique l’a rapidement placé dans les cercles du cinéma indépendant, en particulier en Europe.
Avec ses choix de rôles souvent audacieux et son jeu intense, Karl Glusman s’est fait connaître autant pour son engagement dans des projets exigeants que pour sa capacité à se réinventer d’un film à l’autre. Un visage à la fois doux et énigmatique, capable d’incarner aussi bien l’innocence que le trouble.
Bien qu’ayant grandi dans l’Oregon, Karl Glusman retourne à New York pour se former au métier d’acteur, notamment à la William Esper Studio. Ce passage par des écoles reconnues façonne une méthode de jeu précise, très ancrée dans l’émotion physique, ce qui lui servira pleinement dans ses premiers rôles, parfois extrêmes.
Love de Gaspar Noé : un début de carrière hors normes
Il est difficile de parler de Karl Glusman sans évoquer Love (2015), film du réalisateur franco-argentin Gaspar Noé. Présenté à Cannes dans la sélection parallèle, le film fait immédiatement scandale, et sensation, pour son traitement cru et explicite de la sexualité. Karl Glusman y tient le rôle principal, Murphy, un jeune homme perdu entre désir, amour et regrets.
Tourné en 3D, le film ne laisse rien à l’imagination, mais au-delà de la provocation, Karl Glusman y livre une performance remarquée, tout en fragilité et en intensité. Ce n’est clairement pas un rôle facile pour un jeune acteur quasi inconnu, mais il le porte avec une honnêteté désarmante. Ce choix casse définitivement l’idée d’une carrière hollywoodienne classique. À partir de là, on comprend que Karl Glusman ne cherche pas la facilité.
Du cinéma indépendant à l’Amérique plus mainstream
Après ce coup d’éclat européen, Karl Glusman multiplie les apparitions dans des films plus accessibles, sans pour autant renier sa sensibilité artistique. Il joue dans The Neon Demon (2016) de Nicolas Winding Refn, un thriller esthétique et dérangeant sur le milieu de la mode à Los Angeles, où il donne la réplique à Elle Fanning. Une nouvelle fois, le malaise est au cœur du récit, et Karl Glusman s’y glisse avec une aisance troublante.
On le retrouve aussi dans Nocturnal Animals (2016), réalisé par Tom Ford, un thriller élégant et glaçant, où il campe un personnage inquiétant aux côtés de Jake Gyllenhaal et Amy Adams. Le film reçoit un accueil critique très positif, et la prestation de Karl Glusman, bien que secondaire, marque les esprits par son intensité.
Petit à petit, il devient un habitué des productions à mi-chemin entre le grand public et le cinéma d’auteur, toujours avec cette tendance à choisir des projets esthétiquement soignés et psychologiquement chargés.
Présence plus discrète, mais toujours singulière
Ces dernières années, Karl Glusman a continué à évoluer dans un registre exigeant. Il apparaît dans des films comme Greyhound (2020) aux côtés de Tom Hanks, où il montre qu’il peut aussi s’intégrer dans des productions plus classiques, tout en conservant son identité d’acteur. Son jeu reste sobre, précis, presque en retrait, mais il imprime toujours quelque chose de dérangeant, comme s’il portait en lui une tension sourde, prête à éclater à tout moment.
Il alterne entre des petits rôles marquants et des participations à des séries et courts-métrages, continuant à construire une filmographie discrète mais cohérente, fidèle à son goût pour les expériences de cinéma peu conventionnelles.
Vie personnelle et discrétion médiatique
Pendant un temps, Karl Glusman a été médiatisé pour sa relation avec l’actrice et chanteuse Zoë Kravitz, qu’il a épousée en 2019 avant de divorcer en 2021. Bien qu’ils aient été un couple très en vue, Karl Glusman est resté plutôt discret sur sa vie privée, évitant les sorties publiques tapageuses ou les réseaux sociaux omniprésents. Ce retrait volontaire du buzz médiatique colle bien à son image : celle d’un acteur qui préfère les scripts complexes aux tapis rouges.
Un acteur singulier, entre douceur et noirceur
Ce qui rend Karl Glusman si intéressant à suivre, c’est cette ambivalence constante dans ses rôles. Il n’est jamais dans la démonstration, mais dans l’intériorité, dans la suggestion d’un monde intérieur parfois lourd, toujours intense. Que ce soit dans l’exploration de la sexualité, du deuil, de la violence ou de la solitude, il parvient à créer des personnages humains, imparfaits, souvent déroutants.
À l’écart des blockbusters et des franchises à répétition, Karl Glusman trace un chemin personnel, aux marges du système hollywoodien, sans jamais totalement s’en éloigner. Il reste ce genre d’acteur rare, à la croisée du cinéma européen et américain, que l’on reconnaît à sa sensibilité à vif et à son regard qui ne triche jamais.