Jung Ji-so

  • Casting

Détails

Autres noms 정지소 Hyun Seung‑min 현승민
Âge
Nationalité
Filmographie 3 films

Biographie

Jung Ji-so, née le 17 septembre 1999 en Corée du Sud, fait partie de cette génération d’actrices qui, sans faire de bruit au départ, finissent par éclater sous les projecteurs mondiaux. En l’occurrence, il aura suffi d’un film, et pas n’importe lequel : Parasite. Depuis sa participation remarquée au film de Bong Joon-ho, Jung Ji-so construit sa carrière avec prudence et ambition, refusant le piège des rôles faciles, au profit de performances plus affirmées, parfois inattendues.

Des débuts à l’écran dès l’enfance

Le premier contact de Jung Ji-so avec le métier remonte à ses années de collège, quand elle débute dans le drama May Queen (2012), alors qu’elle n’a que 13 ans. À l’époque, elle joue des versions jeunes de personnages principaux, une étape classique pour beaucoup d’actrices en Corée. Sous son nom de naissance Hyun Seung-min, elle enchaîne les rôles d’enfant ou d’adolescente dans des mélodrames, ce qui lui permet de se familiariser avec les plateaux, les rythmes de tournage intenses et la palette émotionnelle des feuilletons coréens.

Changer de nom de scène pour Jung Ji-so marque un tournant. Elle laisse derrière elle l’image d’actrice-enfant pour embrasser une nouvelle identité professionnelle, plus mature. Une manière de poser les bases d’une carrière différente, sans renier les débuts, mais en se préparant à d'autres ambitions.

Parasite, ou comment devenir internationale en une scène

C’est en 2019 que Jung Ji-so entre dans une autre dimension. Dans Parasite, elle incarne Park Da-hye, la fille de la famille riche, tutrice improvisée d’un faux professeur joué par Choi Woo-shik. Le rôle pourrait paraître anecdotique, quelques scènes seulement, mais sa justesse de jeu, son regard détaché et sa manière de naviguer entre innocence et superficialité la rendent immédiatement mémorable.

Avec Parasite, Jung Ji-so devient subitement visible à l’international. Le film rafle tout : Palme d’or à Cannes, Oscar du meilleur film, et une place dans l’histoire du cinéma. Son nom est cité aux côtés des autres membres du casting lorsque le film reçoit le Screen Actors Guild Award pour la meilleure distribution. Pas mal pour une jeune actrice alors âgée de 20 ans.

Ce moment charnière pourrait avoir été le début d’une carrière guidée uniquement par le prestige. Mais Jung Ji-so choisit une autre voie.

Une actrice qui préfère les trajectoires longues aux effets de mode

Plutôt que de capitaliser immédiatement sur la vague Parasite, Jung Ji-so retourne à la télévision coréenne, et c’est là que l’on mesure sa stratégie. Elle joue dans The Cursed (2020), une série fantastique où elle tient le rôle principal, celui d’une adolescente dotée de pouvoirs surnaturels. Le ton est sombre, le rythme tendu, et le personnage demande un engagement émotionnel fort, bien loin des rôles de « jolie étudiante » auxquels on aurait pu l’assigner.

Elle reprend ce personnage dans The Cursed: Dead Man’s Prey (2021), adaptation cinématographique de la série. Là encore, elle prouve sa capacité à ancrer un récit par sa seule présence, même dans un genre comme le thriller occulte, souvent exigeant sur le plan du jeu.

Parallèlement, elle apparaît dans The Glory (2022–2023), série à succès portée par Song Hye-kyo, dans laquelle elle incarne la version jeune du personnage principal. Une fois de plus, elle reprend le rôle de "version adolescente", mais cette fois avec une intensité dramatique rare, en lien direct avec la violence du sujet : harcèlement scolaire et revanche sociale.

Une identité artistique en construction, mais déjà solide

Ce qui frappe chez Jung Ji-so, c’est son refus de suivre un parcours linéaire. Elle passe d’un drame intimiste à un film de genre, d’un succès mondial à une série nationale plus confidentielle, sans crainte de brouiller les pistes. Elle ne cherche pas l’uniformité ni le confort. À 24 ans, elle affiche une maturité de choix étonnante, évitant le piège des rôles stéréotypés ou purement décoratifs.

Physiquement, elle a ce visage à la fois juvénile et grave, capable de basculer de l’innocence à la dureté en un seul plan. Son jeu repose sur une économie de gestes, un travail du regard qui sied parfaitement au style du cinéma coréen contemporain, très attaché aux tensions internes des personnages.

Filmographie

  • Ajouté le
  • Modifié le