Julien Rappeneau

  • Réalisation
  • Écriture

Détails

Âge
Nationalité
Famille
Filmographie 7 films

Biographie

Julien Rappeneau, né le 17 décembre 1971 à Paris, est un scénariste et réalisateur français dont le nom évoque une certaine tradition du cinéma populaire bienveillant, souvent ancré dans l’émotion, la famille et le quotidien. Fils du réalisateur Jean-Paul Rappeneau, il a grandi dans un environnement cinématographique sans pour autant chercher à reproduire mécaniquement le parcours paternel. Il a préféré commencer dans l’ombre, en signant des scénarios pour d’autres, avant de passer derrière la caméra avec une touche personnelle, plus douce que démonstrative.

Les débuts comme scénariste : discrétion et efficacité

Avant de devenir réalisateur, Julien Rappeneau fait ses armes en tant que scénariste, en signant ou co-signant plusieurs films dans les années 2000. Il travaille notamment sur 36 Quai des Orfèvres (2004), réalisé par Olivier Marchal, un polar sombre et tendu avec Daniel Auteuil et Gérard Depardieu, qui connaît un vrai succès critique et public. Il participe également à Bon Voyage (2003), justement réalisé par son père, ou encore à Largo Winch (2008), adaptation ambitieuse de la bande dessinée éponyme.

Son écriture se distingue par une construction fluide, un goût pour les personnages bien définis, et une capacité à mêler enjeux intimes et récits plus larges. Mais contrairement à d’autres scénaristes qui misent sur les twists ou la virtuosité narrative, Julien Rappeneau privilégie le ton juste et les dialogues ancrés dans le quotidien.

Une première réalisation touchante : Rosalie Blum

C’est en 2016 que Julien Rappeneau réalise son premier long-métrage, Rosalie Blum, une adaptation de la bande dessinée de Camille Jourdy. Le film est une comédie douce-amère sur la solitude, les coïncidences et les petits miracles du quotidien. Porté par Noémie Lvovsky, Kyan Khojandi et Alice Isaaz, il séduit par sa tendresse, son rythme apaisé et son regard profondément humain. Le film est bien accueilli par la critique et le public, et révèle le style Rappeneau fils : un cinéma de proximité, qui touche sans appuyer, avec une certaine élégance narrative.

Rosalie Blum est une réussite discrète, à l’image de son auteur, et pose les bases d’un cinéma qui refuse le cynisme. Un choix qui, dans le paysage français souvent partagé entre auteurisme radical et comédie purement commerciale, crée un espace à mi-chemin entre les deux, souvent négligé mais très apprécié du public.

Un cinéma familial, mais pas familialiste

En 2019, Julien Rappeneau revient avec Fourmi, un film sur la relation entre un enfant et son père, avec François Damiens dans un rôle touchant de père abîmé par la vie. Là encore, le film évite les clichés en traitant des thèmes difficiles (chômage, mensonge, rêve brisé) avec délicatesse et sensibilité. Ce qui ressort de son style, c’est une attention particulière portée aux personnages “ordinaires”, ceux qui ne crient pas, ne brillent pas, mais essaient simplement de tenir debout.

Il poursuit dans cette veine avec C’est magnifique ! (2022), une fable naïve et tendre portée par Clovis Cornillac, qui assume pleinement son regard poétique et hors du temps. Le film divise davantage, certains le trouvant trop léger, d’autres saluant au contraire sa sincérité. Mais il confirme un trait majeur de son cinéma : Julien Rappeneau n’a pas peur d’émouvoir, à une époque où le second degré est souvent érigé en bouclier.

Filmographie

7 sur 7 films

Film Année Durée Rôles
  • Ajouté le
  • Modifié le